27.03.2008
DEMAIN, SI VOUS N'Y PRENEZ PAS GARDE, LES CAISSIERES SIEGERONT AU CONSEIL D’AdMINISTRATION !
Ce Jeudi 27 mars, à l’hôtel Hyatt de Paris, le groupe La BARBE a investi l’Assemblée Générale Ordinaire du CNCC, Conseil National des Centre Commerciaux. Le CNCC, composé essentiellement de géants de l’immobilier commercial et de la grande distribution, s’est vu féliciter hautement par une femme portant barbe pour avoir su résister à l’attrait de la féminisation des instances du pouvoir ... (lire la suite)
18:24 Publié dans Divers, Solidarités, Travail – Entreprises - Emploi – Retraite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la barbe, égalité homme femme, féminisme, segolene royal
22.11.2007
Pour un Grenelle du pouvoir d'achat
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| Ségolène Royal a réclamé mardi la convocation "d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites" pour résoudre les conflits sociaux, critiquant la politique de "désordre injuste" de l'exécutif. "On ne réforme pas la France dans la brutalité et l'arrogance en dressant les Français les uns contre les autres". "Nicolas Sarkozy doit nous dire comment il compte réformer la France en entraînant tout le monde", ce qui implique de "donner une explication claire d'une répartition juste des efforts à accomplir et des progrès à distribuer et à répartir". Elle a demandé au gouvernement de "remettre dès maintenant l'ensemble des partenaires autour de la table, autour d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites, parce que tout se tient", précisant que "dans ce Grenelle, il (fallait) intégrer les questions de santé et de logement". Selon la présidente du Poitou-Charentes, "il y a une sorte de désordre, d'incertitude, de sentiment que les efforts sont inégalement demandés. En six mois, le pouvoir a donné beaucoup aux gros, et s'en est pris aux petits et aux moyens, et c'est pour ça que les réformes ont du mal à passer". "Finalement, nous avons un désordre injuste dont souffrent les Français. Donc, il faut rétablir de l'ordre juste", a ajouté Mme Royal, pour qui "il y a parfois des réformes qui vont dans le bon sens mais qui, à cause d'une méthode détestable, sont vouées à l'échec". Elle a jugé qu'il fallait "réformer le système pour garantir aux Français le maintien du niveau des retraites et remonter les petites retraites". |
16:35 Publié dans Economie - Finances - Impôts - La vie chère, Travail – Entreprises - Emploi – Retraite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène royal, ps, 2007
15.11.2007
Il faut rendre "illégal" le CNE après la décision de l'OIT
PARIS, 15 nov 2007 (AFP) - Ségolène Royal a salué jeudi la décision de l'Organisation internationale du travail qui a considéré que la période d'essai de deux ans du Contrat nouvelles embauches (CNE) n'était "pas raisonnable", demandant au gouvernement de rendre ce contrat "illégal".
"Ségolène Royal et les élus régionaux accueillent avec satisfaction la décision de l'Organisation Internationale du Travail relative au Contrat nouvelle embauche", affirme la présidente socialiste de Poitou-Charentes dans un communiqué.
"Cette décision vient confirmer celle du tribunal administratif de Poitiers qui déjà avait conforté la Région dans sa décision de ne pas aider les créations d'emplois réalisées sous forme de CNE", rappelle l'ex-candidate.
"Le gouvernement doit désormais en tirer les conséquences dans le droit français en rendant illégal ce type de contrat de travail", ajoute-t-elle.
em/tma/sh
17:42 Publié dans Travail – Entreprises - Emploi – Retraite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolene, royal, ps, 2007
19.10.2007
Le choc de méfiance
Tribune de Ségolène Royal (Les Echos - 19 octobre 2007)
Nicolas Sarkozy nous disait que tout était prêt pour provoquer, dès l'élection , le choc de croissance, le choc de confiance. Il raillait la nécessité du dialogue social pour réformer. Il se gaussait du constat sur la dette publique. Il se moquait des propositions de création d'un « small business act » et d'une sécurité sociale professionnelle. Six mois plus tard, le choc promis est celui de la méfiance. Pourquoi : Archaïsme, arrogance, affrontement constituent les poisons par lesquels le pouvoir en place est en train de miner les chances de redressement de la France.
Archaïsme. A cause d'une méthode de gouvernance déplorable, la France a connu hier une journée de grève, des transports bloqués, et je dis qu'un pays moderne, confronté à la compétition mondiale ne peut pas se permettre ce type de situation.
Arrogance. Une conférence nationale sur la croissance, le pouvoir d'achat et les retraites aurait dû être convoquée dès la rentrée pour prendre à bras le corps, et sérieusement, tous les défis qui se posent à nous.
Arrogance des cadeaux fiscaux aux privilégiés alors que la grande pauvreté s'accélère, que quatre millions de salariés sont payés en dessous du SMIC (au 1er juillet 2007, après la revalorisation du salaire minimum, plus de 60% des branches sont repassées sous la barre du SMIC pour le premier niveau de la grille salariale), tandis que se profile la réduction de l'accès aux soins. Les enquêtes récentes montrent une inquiétante aggravation des conditions de travail des salariés et une augmentation des journées perdues pour maladies professionnelles.
Affrontement. Ce choix de méthode dépassée et nuisible ne peut conduire qu'aux blocages des réformes structurelles indispensables. C'est un pacte social clair, responsable, efficace dans lequel l'Etat, par son comportement moral, est le garant d'un objectif gagnant- gagnant qui pourrait permettre de mobiliser pleinement les énergies. Le pouvoir est en train de gâcher les bonnes dispositions de nos leaders syndicaux qui sont prêts, pour beaucoup d'entre eux, à accompagner les besoins d'agilité des entreprises. Mais en focalisant la réforme sur les seuls régimes spéciaux, tandis que les scandales politico-financiers révèlent des connivences douteuses et des enrichissements scandaleux des amis du pouvoir, alors que, sans vergogne, est promise au MEDEF la dépénalisation du droit des affaires, comment les salariés peuvent-ils avoir confiance ?
Je suis convaincue qu'il faut changer de toute urgence la façon de concevoir la créations de valeurs et de richesses. Je suis convaincue qu'un développement durable repose aujourd'hui sur les trois piliers que sont l'économique, le social et l'environnemental et que la défaillance d'un seul peut faire crouler le tout. Nous sommes la cinquième puissance économique mondiale, mais nous devons ce rang au travail des Français qui conquièrent des marchés, qui innovent, qui prennent des risques et travaillent dur. Et je suis convaincue que nous ne tiendrons durablement ce rang que si accélérons notre capacité à mobiliser les compétences, à motiver et à former les salariés et à investir dans les PME pour leur permettre de franchir les seuils de performance. L'assainissement de nos finances publiques est une nécessité. Elle suppose une méthode raisonnée, consistant avant toute chose à conforter les marges de manoeuvre destinées au financement des dépenses réellement prioritaires. La priorité budgétaire doit donc être consacrée, d'une part au désendettement de la France et d'autre part à la préparation de l'avenir par le soutien aux petites et moyennes entreprises en termes de recherche, de formation, d'investissement, et d'exportation. C'est là que se trouve la source d'une nouvelle croissance, économiquement performante, écologiquement responsable et socialement efficace.
Des économies doivent être recherchées à travers la modernisation de l'Etat, une décentralisation efficace et la réforme de notre protection sociale. Mais ces réformes ne peuvent se faire que dans la recherche obstinée d'un consensus national obtenu par le dialogue. Cette nouvelle façon de faire doit se traduire en tout premier lieu dans la gestion des finances publiques. Or, le projet de budget pour 2008 accentue le choc de méfiance. Il révèle en effet l'incapacité du gouvernement à maîtriser le déficit de l'Etat, puisque celui-ci devrait augmenter de 3,3 milliards d'Euros par rapport à 2007, pour atteindre 41,7 milliards d'Euros en 2008. De son côté, l'état des finances sociales n'est guère plus reluisant, avec un déficit du régime général de la Sécurité Sociale évalué pour 2008 à 9 milliards d'Euros et qui atteindra probablement plus de 12 milliards d'Euros.
La position de la France au sein de l'Union européenne s'est dégradée : elle fait aujourd'hui partie des cinq pays européens les plus endettés, alors qu'il y a dix ans elle était le 2ème pays le moins endetté. Surtout, en s'endettant toujours davantage pour couvrir ses déficits, notre pays est à contre-courant de la majorité de ses partenaires européens qui, eux, se désendettent. Ces mauvais résultats ont été obtenus alors même que l'Etat n'a pas hésité à céder des actifs publics considérables : 15 milliards d'Euros tirés de la privatisation des sociétés concessionnaires d'autoroutes fin 2005 ont servi en 2006 et 2007 à éponger une partie des déficits, l'Etat perdant au passage les recettes que les sociétés devaient verser au budget. La France est ainsi plus que jamais vulnérable à la hausse des taux d'intérêt : la seule charge de la dette de l'Etat devrait ainsi augmenter de 1,6 milliards d'Euros en 2008 par rapport à 2007.
La situation est d'autant plus inquiétante que les perspectives économiques et financières sont peu encourageantes. Avec des déficits extérieurs record depuis trois ans, révélateurs de la perte de compétitivité de notre économie, la France cumule désormais les handicaps : les déficits commerciaux pèsent sur la croissance, et l'atonie de la croissance pèse sur les comptes publics.
Il faut donc un sursaut. Il faut d'autres façons de penser et d'agir car, pendant ce temps, la mondialisation n'attend pas. Les investissements dans les pays émergents s'accélèrent, les multinationales les ayant augmentés, souligne la CNUCED, de 38% (+ 1,3 milliards de dollars) en 2006, mais surtout les groupes basés dans les pays en développement, comme Embraer au Brésil, Mittal en Inde ou Petronas en Malaisie, sont aujourd'hui de redoutables concurrents dans les secteurs de pointe.
Le défi à relever est donc considérable mais il est à notre portée. Il doit s'appuyer sur nos forces, notre matière grise et sur les capacités de l'Europe. Il faut cesser de jouer « petit bras » et « petite politique ».
Et surtout, Nicolas Sarkozy doit cesser de garder le pire de la continuité (la dette et l'affairisme) et de choisir le pire de la rupture (l'affrontement et les injustices), pour agir de manière moderne et efficace afin que la France saisisse, de énergiquement, toutes ses chances.
C'est une société de confiance qui permet le choc de croissance.
10:45 Publié dans Opposition à … Nicolas Sarkozy, Travail – Entreprises - Emploi – Retraite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolene, royal, ps, 2007
14.06.2007
Le choc fiscal ? Non, travailler plus pour payer plus !
Point presse de campagne de Stéphane LE FOLL, député européen
François FILLON depuis ses interventions d’hier soir entretient une réelle confusion sur ses intentions. C’est une tentative de masquer l’objectif du gouvernement demain, à savoir de relever de 5 points le taux de la TVA ce qui le mettrait à 24,6.
L’appel au vote de dimanche est un appel au vote utile qui doit aller vers tous les candidats de gauche et du PS pour faire en sorte que ce vote soit un signal clair de refus de cette proposition. Depuis la mise en place de ce gouvernement, le slogan phare de la campagne « travailler plus pour gagner plus » est en train de se transformer pour devenir « travailler plus pour payer plus ». Payer plus de TVA c’est ce qui a été finalement dit par François FILLON, payer plus pour la santé, avec une augmentation des franchises évaluées entre 40 et 100 euros, payer plus pour les retraités, puisque la plus grande partie de la consommation de médicaments est faite par cette catégorie sociale.
C’est enfin une potion amère administrée au pouvoir d’achat des classes populaires et moyennes. Avec de surcroît des heures supplémentaires qui ne seront pas forcément payées à leur juste prix, ce sera travailler plus pour payer plus.
Pour ce qui est de l’augmentation du SMIC, il n’y a pas de coup de pouce donné par le gouvernement, qui en reste à 2,2, c’est-à-dire au taux légal d’augmentation du salaire moyen, calculé en fonction du taux d’inflation.
Toutes ces mesures sont une potion amère pour l’augmentation du pouvoir d’achat, donc pour la consommation des ménages, mais aussi pour la croissance et le dynamisme de notre économie. C’est un choix de politique économique qui risque de mettre en difficulté nos concitoyens. C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation la plus large et la plus forte, pour adresser un signal clair à Nicolas SARKOZY et à son gouvernement, pour montrer que la voie empruntée par le
gouvernement, n’est pas celle choisie par une majorité de Français.
Des policiers privés du paiement de leurs heures supplémentaires
Ajoutons à cela que Nicolas SARKOZY, ministre de l’Intérieur, et de fait employeur des policiers, qui a été l’initiateur de mesures sur les hausses supplémentaires, se voit confronté à une manifestation de policiers qui constatent et contestent le fait que leurs heures supplémentaires n’ont pas été payées. On voit bien qu’entre le discours de la campagne de Nicolas SARKOZY et la réalité de sa gestion au quotidien à la tête de son ministère, il y a une marge.
Les syndicats des officiers de police judiciaire revendiquent pourtant tout simplement que leurs heures supplémentaires leur soient payées. C’est une information à relayer auprès de tous les Français. Dans ce cas précis, on voit bien qu’il n’y a pas paiement des heures supplémentaires que Nicolas SARKOZY demande aux salariés de faire.
Nous sommes donc totalement mobilisés pour défendre en fait les Français qui risquent de payer très cher les mesures qui seront mises en œuvre par le gouvernement. Il y a donc une nécessité de rester mobilisés, ce qui est utile pour la défense des classes populaires et moyennes. Dimanche 17 juin, ce bulletin aura un impact sur les choix gouvernementaux.
Bandeaux et tracts seront distribués partout pour accompagner cet argumentaire.
Manque total de transparence
Sur les heures supplémentaires,
Si le gouvernement avait dévoilé plus tôt ses intentions, on serait aperçu qu’il y beaucoup à payer et finalement peu à gagner quels que soient les sujets. On a fini par débusquer cette mesure en faisant avouer au gouvernement qu’il était impossible de baisser les impôts sans être obligés de trouver des recettes ailleurs, en l’occurrence en augmentant la TVA de façon significative. Les jours passant, on commence à mieux disséquer les conséquences d’une telle politique. On met en place une franchise de soins dont on ne connaît pas le montant (entre 40 et 100 euros), on propose des heures supplémentaires que l’on ne paiera pas forcément aux salariés. On met en place une TVA en laissant croire aux consommateurs que les prix des biens et des services n’augmenteront pas : c’est mensonger de dire cela.
Sur la délinquance,
Concernant d’autres domaines comme la loi sur les multirécidivistes, nous contestons vivement les mesures à l’étude pour la prochaine session parlementaire, qui veut rajouter une loi aux lois déjà votées sous Nicolas SARKOZY avec des peines plancher qui empêcheront à la Justice de pouvoir juger.
Sur l’immigration,
Quant aux mesures HORTEFEUX annoncées, elles auront pour conséquence le contraire de l’objectif qu’elles se fixent, à savoir la réduction de l’immigration. Le fait d’imposer de trop lourdes contraintes aux immigrants et le fait de verrouiller toute possibilité pour les étrangers d’obtenir des papiers en France, favorisera le développement de l’immigration clandestine et fera un appel d’air à tous les candidats à l’immigration qui refuseront d’aller se former dans leur pays avant de partir. Le gouvernement tient le même discours, celui qui a permis à Nicolas SARKOZY pendant la campagne présidentielle de siphonner l’électorat du Front national, mais qui favorisera l’essor de filières clandestines en France.
La position du Parti socialiste a toujours été très claire à ce sujet, : il faut permettre à des gens qui travaillent en France d’obtenir des papiers, tout en étant vigilant et sans donner une autorisation générale et globale à tous ceux qui veulent venir. Il faut envisager la question au cas par cas sur des critères objectifs comme cela a été fait entre 1997 et 2002, afin de maîtriser et réguler ce flot d’immigration. L’objectif politique du gouvernement est sans doute de se dire que plus on en parle plus le problème reste posé et plus on continue à en parler, et …mieux c’est ! Le notre est au contraire de trouver des solutions pérennes.
Renégocier l’OMC est urgent
Plutôt que de négocier un mini-traité dont on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants, Nicolas SARKOZY ferait mieux d’aller voir le commissaire MANDELSON qui finit lui-même par s’alerter de l’augmentation de 30 % du déficit commercial de l’Union européenne par rapport à la Chine et qui atteint 170 milliards d’euros. Il a d’ailleurs adressé un avertissement aux Chinois à ce sujet. L’enjeu pour Nicolas SARKOZY s’il veut réellement lutter contre les délocalisations, plutôt que d’augmenter la TVA, est de faire le maximum pour changer les règles de l’OMC, car il n’ay a pas de raison pour que la Chine membre de l’OMC n’applique pas les règles qui s’appliquent pour tous les pays développés sur les conditions de travail ou sur le développement de la syndicalisation de salariés. Il y a une offensive à mener car il y a un problème d’application des règles au sein même de l’OMC, tout de suite. Il nous faut une politique européenne plus ferme en la matière et reposer les bases d’une discussion sur les règles de fonctionnement de l’OMC, qui prennent mieux en compte la question sociale.
La hausse de TVA ne sera nullement compensée par des hausses de salaire
L’augmentation de cinq points de TVA annoncée par le gouvernement amputera gravement le pouvoir d’achat des salariés.
Il est totalement faux de prétendre que la baisse des cotisations patronales de sécurité sociale entraînera une augmentation des salaires venant compenser une telle hausse de TVA.
D’une part, ces exonérations ne concernant que la part patronale des cotisations sociales, ce sont les employeurs qui en bénéficieront, et la répercussion sur les salaires sera plus qu’aléatoire et inégalitaire. D’autre part, tous les inactifs, chômeurs, jeunes et retraités seront par définition exclus de la mesure, alors qu’ils subiront de plein fouet une hausse drastique du coût de la vie. Enfin les salariés à bas salaires, en particulier dans les petites entreprises, ne bénéficieront par définition d’aucune augmentation de salaire, dès lors qu’il n’existe quasiment plus de cotisations patronales sur les salaires jusqu’à 1,6 SMIC.
En définitive, c’est bien l’ensemble des Français, notamment les catégories moyennes et populaires, qui paieront par une augmentation de cinq points de TVA les cadeaux fiscaux de plus de 15 milliards d’euros faits aux plus fortunés de nos concitoyens et aux entreprises.
Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises
| Le PS appelle à voter dimanche "contre la TVA à 24,6%" |
| PARIS, 13 juin 2007 (AFP) - Le Parti socialiste a lancé mercredi son "seul et unique mot d'ordre" pour le second tour des élections législatives dimanche, appelant les électeurs à "voter socialiste contre la TVA à 24,6%". |
La « TVA sociale » ou le moyen pour la droite d’augmenter la TVA de 4 à 5 points
Jean-Louis Borloo dès dimanche soir, François Fillon lundi, Jean Arthuis mardi ont annoncé une forte augmentation de TVA après les élections législatives pour financer les cadeaux faits aux plus favorisés. Jean Arthuis a fixé cette hausse de TVA à 5 points, sans être une seule fois démenti. Le Premier Ministre vient d’envoyer à ses ministres une lettre de mission en ce sens.
Cette augmentation est programmée pour financer les cadeaux fiscaux faits aux plus aisés des Français. Le boulier fiscal à 50 %, conduisant à la suppression de l’ISF pour la plupart des assujettis, coûtera 4 milliards d’euros en année peine. La réduction des droits de succession, profitant exclusivement aux 10 % de Français les plus riches, coûtera 5 milliards d’euros. La déduction fiscale des intérêts d’emprunt immobilier, favorisant principalement les plus gros propriétaires, coûtera 4 milliards d’euros. La détaxation des heures supplémentaires, qui ne profitera quasiment qu’aux entreprises, coûtera 4 milliards d’euros.
Ces cadeaux fiscaux, d’un montant dépassant 15 milliards d’euros, seront donc financés par une hausse de plusieurs points de TVA, qui grèvera le pouvoir d’achat de tous les Français, à commencer par les classes moyennes et populaires. C’est donc la majorité des Français qui paiera les cadeaux faits à la minorité la plus fortunée.
Cette TVA, contrairement à ce que prétend le gouvernement, n’aura rien de social. La droite essaye ainsi de faire croire que la hausse de TVA serait compensée par une hausse des salaires consécutive à une baisse des cotisations sociales patronales.
Rien n’est plus faux : les exonérations prévues par la droite ne visant que les cotisations patronales de sécurité sociale, elles bénéficieront aux employeurs, qui verront l’augmentation de leurs marges financées par une hausse de TVA pour tous. Et même si ces baisses de cotisations patronales se répercutent un peu sur les salaires, les inactifs, les chômeurs et les retraités n’en verront pas la couleur.
D’un côté plus de 15 milliards de cadeaux fiscaux pour les plus aisés, de l’autre une hausse de 4 à 5 points de TVA de l’aveu même du gouvernement, tel est le contenu de la politique économique et fiscale qu’entend conduire la droite au lendemain des élections législatives.
Communiqué du Bureau national
Ségolène Royal a prévenu vendredi que "les Français risquent d'être floués" par les mesures fiscales du gouvernement, qui les condamnent à une "triple peine".
"On voit ce qui se profile: des cadeaux fiscaux d'une main et de l'autre, puisque qu'on connaît l'état d'endettement de la France, les Français vont être condamnés à une triple peine", a expliqué sur France Inter l'ancienne candidate à la présidentielle.
Ces mesures vont provoquer "soit le dérapage de la dette, ce qui est très nocif parce que ça veut dire que nos enfants vont payer le coût de ce qui est décidé aujourd'hui, soit l'augmentation de la TVA, c'est-à-dire l'impôt le plus injuste qui va frapper les catégories moyennes et modestes, celles dont la part de la consommation est la plus élevée dans les revenus, soit les reculs aveugles des services publics", a-t-elle détaillé.
"Je ne crois pas du tout que ça va avantager les catégories moyennes. Je crois que le réveil va être très douloureux", car "en annonçant de façon aveugle des avantages fiscaux, sans relancer la construction, il y a un risque d'augmentation du coût du logement", a prédit Ségolène Royal. "Ce qui va coûter extrêmement cher, ce sont les promesses aux plus nantis".
Quant à l'exonération des droits de succession, Ségolène Royal a observé que "les catégories moyennes sont déjà exonérées: en passant de 70% à 90%, on touche les catégories supérieures". Selon elle, "le bouclier fiscal va avantager les 15.000 contribuables les plus riches".
Cependant, la présidente de la région Poitou-Charentes a reconnu que "les Français attendent une opposition subtile, c'est-à-dire: quand des choses positives sont faites, qu'elle accepte de le dire". "Cela rendra d'autant plus crédibles les combats politiques contre ce qui paraîtra nocif à l'intérêt des Français".
"Dans l'esprit général", l'idée de faciliter l'accès à la propriété est une bonne chose, "mais cela dépend comment cela est fait", a ajouté Ségolène Royal.
Source : AP
Tribune de François Hollande parue dans Le Monde daté du 1er juin
Depuis le 6 mai, les annonces présidentielles succèdent aux proclamations ministérielles. Le style Sarkozy, c’est celui de la virevolte. Chaque jour est une course. Qu’importe la direction, pourvu qu’il y ait le mouvement. Tout est fait pour impressionner, surprendre, étourdir, avant les élections législatives qui arrivent.
Mais, au-delà du vacarme médiatique, une logique politique est à l’œuvre : celle d’un Etat minimal dont la seule mission serait de laisser chacun chercher, seul, la sortie. Ainsi doivent être lus l’abandon de la carte scolaire, le recours aux couvertures individuelles pour la santé et le « travailler plus pour gagner plus ».
Mais, la démarche du nouveau Président est d’abord une stratégie fiscale : plus loin que la droite en 1986, plus fort qu’Edouard Balladur en 1993, plus vite que J. Chirac en 2002. Nicolas Sarkozy veut mettre le paquet. La France est sans le sou. La dette atteint un niveau record ! Qu’à cela ne tienne, les favorisés veulent du pain, ils auront de la brioche.
Alors, c’est un « choc » qui est proposé. Un « choc fiscal ». Il l’est par son ampleur : quasi-disparition des droits de succession, allègement significatif des droits de donation, détaxation des heures supplémentaires, réduction de l’impôt sur la fortune (ISF), modification du « bouclier fiscal », déduction des intérêts d’emprunt.
Et l’est aussi par sa rapidité : l’ensemble de ces dispositions serait adopté soit durant la session extraordinaire de cet été, soit dans le cadre du débat budgétaire de cet automne.
Je veux expliquer ici pourquoi ces choix seront néfastes pour notre pays et pourquoi il est important que l’UMP ne dispose pas d’une majorité à l’Assemblée Nationale lui permettant de mettre en œuvre cette politique.
En effet, les mesures proposées sont inefficaces économiquement, injustes socialement et irresponsables budgétairement.
Passons d’abord sur les objectifs inavoués de la droite : remettre en question les 35 heures et supprimer l’ISF. Elle n’ose pas le dire. Elle préfère donc avancer de biais, en vidant chacune de ces acquis de leur substance.
L’exonération de charges sociales, de Contribution Sociale Généralisée (CSG) et d’impôt sur le revenu des heures supplémentaires n’a pas d’autre objet. Elle inciterait en effet les employeurs à allonger l’amplitude d’activité des salariés, ce qui supprimerait dans les faits non plus seulement les 35 heures, mais la notion même de durée légale du travail… Exactement ce que demande la présidente du MEDEF.
Quant à l’ISF, les mesures envisagées visent à le rendre inopérant. Non seulement le seuil de déclenchement du « bouclier fiscal » serait abaissé de 60 % à 50 % mais, y seraient intégrées la CSG et la Contribution au Remboursement de la Dette Sociale (CRDS) (en plus de l’ISF, de l’impôt sur le revenu, de la taxe foncière et de la taxe d’habitation). Ce qui, de fait, créerait un taux maximal d’imposition de 40 %.
Enfin, le contribuable pourrait l’appliquer lui-même et réduire ainsi spontanément le montant de sa contribution, alors qu’aujourd’hui il doit d’abord acquitter ses impôts puis déposer une demande de remboursement dont le bien fondé est vérifié par l’administration. Trop risqué pour être plus longtemps toléré !
Et si, malgré cela, restaient encore quelques assujettis, ils pourraient y échapper en réduisant de leur impôt dû les versements au capital d’une PME (jusqu’à 50 000 euros). Bref, ce « choc » en finirait avec la progressivité de l’impôt et la durée légale du travail, mais il serait sans effet sur l’emploi, l’investissement et la croissance.
En effet, la détaxation des heures supplémentaires constituerait un encouragement pour les employeurs à faire travailler plus leurs salariés plutôt qu’à embaucher. Et le premier impact serait de réduire considérablement les recours au CDD et à l’intérim qui deviendraient des formules plus coûteuses face au blanchiment du « travail au noir » que constitueront les heures supplémentaires exonérées de tout prélèvement.
Quant à la quasi-disparition de l’ISF et des impôts sur les successions, elle n’aura aucune influence sur l’investissement, puisqu’on sait que l’exonération des biens professionnels dispense beaucoup de chefs d’entreprise du paiement de l’ISF et que c’est donc la rente, bien plus que le travail, qui s’en trouverait récompensée.
Mieux vaudrait aider nos entreprises qui doivent faire face à la concurrence internationale et au mouvement généralisé de baisse des taux d’impôt sur les sociétés. Le dernier en date était le passage de 36 % à 29,8 % en Allemagne. C’est pourquoi, nous proposons une baisse du taux de l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices restant investis dans l’entreprise, quitte à le financer en partie par une augmentation du taux applicable aux bénéfices distribués.
Inefficace, le choc aggravera les injustices.
Les mesures concernant l’ISF ne profiteront qu’aux 450 000 ménages les plus aisés. Celles sur les droits de succession ignoreront les petits patrimoines. Car, du fait des différents abattements existants (abattement global de 50 000 euros ; abattements individuels de 76 000 euros pour le conjoint survivant et de 50 000 euros par enfant), 90 % des successions entre conjoints et 80 % des successions en ligne directe sont déjà libres de droits.
Ce sont donc les grosses transmissions qui vont bénéficier des largesses annoncées. Il faut savoir que les 10 % de ménages ayant les revenus les plus élevés possèdent 46 % du patrimoine total des ménages. Ce sont eux que le gouvernement veut aider. Comme si le bonheur des fortunés faisait la prospérité des déshérités !
Enfin, l’exonération d’impôt sur le revenu des heures supplémentaires ne bénéficiera pas aux salariés travaillant à temps partiel qui font des heures « complémentaires », dont le régime est moins avantageux. De manière plus générale, cette dispense avantagera les salariés effectuant des heures supplémentaires par rapport aux autres salariés, dérogation susceptible d’être considérée par le Conseil constitutionnel comme contraire au principe d’égalité devant l’impôt.
À l’inverse de ces libéralités accordées aux plus hauts revenus, nous préférons une réforme de la taxe d’habitation qui allègerait sensiblement les cotisations des ménages aux revenus faibles et moyens pour lesquels cet impôt représente une lourde charge qu’ils doivent acquitter du simple fait qu’ils occupent un logement.
En outre, les conséquences du choc seraient budgétairement irresponsables.
En 2006, l’ISF a rapporté 3,6 milliards d’euros, les droits de succession 7,3 milliards d’euros et les droits de donation 1,4 milliards d’euros. On peut penser que les réductions envisagées coûteront entre 7 et 10 milliards d’euros. S’y ajoutera l’exonération d’impôt sur le revenu, de CSG et de charges sociales des heures supplémentaires, soit entre 3 et 4,5 milliards d’euros. Enfin, la charge de la déduction des intérêts d’emprunt est estimée entre 1,5 et 2,5 milliards d’euros.
Il est donc raisonnable de penser que la facture de ces cadeaux fiscaux devrait s’établir entre 12 et 15 milliards d’euros. Un tel plan relève de la cavalerie budgétaire lorsqu’on sait que le projet de loi de finances pour 2007 est construit sur la base d’un déficit du budget de l’Etat de 41 milliards d’euros et que le régime général de la Sécurité Sociale devrait connaître cette année un déficit de 8 milliards d’euros. Mais, elle est assumée. N’est-ce pas Eric Woerth, imprudemment appelé « Ministre des comptes publics », qui a déclaré : « on peut s’autoriser une pause dans la baisse des déficits et se maintenir au niveau de 2006 si c’est le prix à payer pour une véritable relance fiscale ». Sauf que, non seulement toutes ces mesures n’entraîneront aucune croissance supplémentaire, mais elles s’inscrivent en contradiction avec la nécessité impérieuse de réduire le poids de l’endettement public dans le PIB (64 % fin 2006).
Rappelons que, durant le quinquennat de Jacques Chirac, la dette publique avait augmenté chaque année de plus de 1 % du PIB. Cela va-t-il continuer sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy ? Sauf à penser que, pour combler les trous que le « choc » va continuer d’approfondir, le relèvement de plusieurs points de la TVA est en fait la mesure cachée du plan gouvernemental. Elle aurait au moins la vertu de la cohérence budgétaire, mais elle trahirait le vice de construction du « choc » : faire payer par tous les cadeaux accordés à quelques-uns ; affaiblir la consommation des plus modestes pour relancer l’épargne des plus fortunés ; transférer les prélèvements acquittés par les entreprises vers les impôts sur les ménages.
Ce choc est plus qu’une secousse. C’est une contre-réforme. C’est-à-dire une régression.
Les Français ont l’occasion les 10 et 17 juin d’utiliser leur droit de vote pour s’y refuser et pour se prononcer en faveur d’une autre politique, plus efficace, plus juste et plus responsable.
06.06.2007
Projet sur les heures supplémentaires : danger !
Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité,
et d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises
Le projet de loi en préparation sur les heures supplémentaires fait peser de très lourdes menaces sur l’emploi, le droit du travail et l’égalité entre les salariés.
Il faut d’abord rappeler qu’aucun salarié de ce pays ne choisit de faire des heures supplémentaires, comme en témoigne la grève en cours chez Kronembourg pour dénoncer les heures obligatoires. Le projet de loi ne concernerait donc au mieux qu’un tiers des salariés français, dès lors que seuls 35 % d’entre eux font aujourd’hui des heures supplémentaires. Seraient de surcroît exclus du dispositif tous les salariés soumis à l’annualisation du temps de travail (15 % des salariés à temps complet), alors qu’ils subissent souvent les conditions de travail les plus difficiles. Enfin, en l’absence de crédit d’impôt, seuls les salariés assujettis à l’impôt sur le revenu seraient concernés par la défiscalisation.
La mesure-phare Sarkozy-Fillon pour augmenter le pouvoir d’achat ne s’adresse donc, au mieux, qu’à une petite minorité de salariés.
Inefficace sur le pouvoir d’achat, une telle évolution aurait en revanche des effets désastreux sur l’emploi, donc sur la croissance. Dès lors qu’il deviendrait plus avantageux pour les entreprises d’imposer des heures supplémentaires que d’embaucher, les chômeurs seraient les premières victimes de ce dispositif. Pire, le projet inciterait les employeurs à embaucher à temps partiel, de manière à échapper aux cotisations sociales sur le complément de temps de travail. Cette incitation explicite à sous-déclarer le temps de travail contribuerait à asphyxier les caisses de sécurité sociale et remettrait durement en cause les droits à la protection sociale des salariés (chômage, retraite, santé).
Ces orientations porteraient enfin un coût terrible au droit du travail. Elles reviendraient à vider totalement de sa substance toute référence à une durée légale du travail. Elles remettraient également en cause les négociations salariales et le droit syndical dans les branches et les entreprises, dès lors que seraient systématiquement privilégiés les rapports individuels, par définition aléatoires et injustes, sur le montant des rémunérations. Que resterait-il en particulier de la négociation annuelle obligatoire sur les salaires dans les entreprises ?
De l’aveu même du Premier Ministre, ce projet de loi coûterait aux alentours de 6 milliards d’euros. Ajouté aux autres cadeaux fiscaux annoncés, l’ardoise pour le comptes publics se chiffrerait à plus de 19 milliards d’euros. Ces mesures ne pourraient être financées que par une augmentation de 3 points de TVA, dont pâtiraient gravement l’ensemble de nos concitoyens, à commencer par les plus modestes.
17:40 Publié dans Travail – Entreprises - Emploi – Retraite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, royal, ségolène royal, ps
05.04.2007
un pacte avec les jeunes : confiance et avenir
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Bruno Julliard à propos du contrat première chance. |
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| Le président de l'Unef, syndicat étudiant leader de la contestation du CPE, Bruno Julliard, se dit "satisfait des clarifications" apportées par l'équipe de Ségolène Royal sur son "contrat première chance". "On avait toutes les craintes sur ce contrat, qui pouvait être un nouveau contrat de travail, pouvait créer une période d'essai spécifique pour les jeunes ou se traduire par une sous-rémunération: sur l'ensemble de ces points, elle a clarifié ses positions". "C'est un dispositif intéressant qui va permettre que des jeunes non qualifiés puissent accéder à un contrat de professionnalisation ou de qualification, c'est le meilleur moyen pour leur permettre d'accéder à l'emploi". Dominique Meda, sociologue du travail à qui Ségolène Royal a commandé un rapport sur ce contrat à l'adresse des jeunes sans qualification, précise qu'il s'agira d'une "convention de parcours" conclue entre une région, une entreprise de 10 à 20 salariés et un jeune, rémunéré par la collectivité pendant un an.. |
Je veux construire une France qui fait confiance aux jeunes, qui leur ouvre les bras.
Ségolène Royal revient sur ses mesures en faveur des jeunes. "Aujourd'hui, les jeunes n'ont plus leur juste place. Je veux construire une France qui leur fait confiance, qui leur ouvre les bras. La France doit se relever avec eux et pour eux", déclare Ségolène Royal, entourée de jeunes de la "Ségosphère", la branche jeunesse de Désirs d'avenir, lors du point de presse quotidien de campagne au siège du Parti socialiste. "La meilleure manière de défendre la valeur travail, c'est de donner du travail aux jeunes".
Elle défend la prise en charge par les régions, pendant les six premiers mois, de la totalité du salaire et des charges des jeunes qualifiés embauchés dans des PME dans le cadre des "emplois tremplin" (500.000 prévus). "C'est une façon simple et directe d'alléger le coût du travail". Elle évoque également le "contrat première chance" et le prêt à taux zéro (10.000 euros) aux jeunes souhaitant mener à bien un projet professionnel ou de formation. "En contrepartie des aides publiques, je vais demander aux entreprises de tendre la main" aux jeunes.
La candidate socialiste rappelle sa volonté de mettre en place une "carte santé jeunes" ouvrant droit à une consultation médicale gratuite pour les 16-25 ans, et d'accès gratuit à la contraception pour toutes les femmes de moins de 25 ans.
Au nom de la "Ségosphère", Flora Saladin s'est dite "choquée par les propos des Jeunes Populaires (UMP) affirmant que Ségolène Royal considère la jeunesse comme une maladie" parce qu'elle prévoit des aides spécifiques en leur faveur.
Ségolène Royal a proposé vendredi la création d'un nouveau contrat aidé pour les jeunes de 16 ans et plus dans les secteurs de l'artisanat et du commerce.
Ce contrat, que Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de la candidate socialiste à l'élection présidentielle, a suggéré d'appeler "contrat première chance" alternerait des périodes de formation et de travail en entreprise.
Soulignant que 190.000 jeunes sortaient du système scolaire sans formation chaque année et que 500.000 offres d'emploi dans les très petites entreprises ne trouvaient pas preneur, Ségolène Royal a annoncé que les pouvoirs publics financeraient en totalité pendant un an le salaire et les charges pour ces jeunes.
Le dispositif s'ajoute à celui des 500.000 "emplois tremplins" que la candidate a promis de créer dans les secteurs public et privé en cinq ans.
"Dans le domaine de l'artisanat et du commerce (...), je fais la proposition que les salaires et les charges de ces jeunes soient pris en charge pendant une année", a déclaré la candidate socialiste lors d'une rencontre avec la population à la mairie de Guéret, dans la Creuse.
Elle a précisé que cette prise en charge se ferait "en totalité".
En contrepartie, les artisans et commerçants bénéficiaires de ce dispositif seront invités à "recruter sur un contrat stable et durable" ces jeunes à l'issue de cette première année s'ils ont "donné satisfaction", a-t-elle ajouté.
"C'est même une exigence, c'est le donnant-donnant", a déclaré Ségolène Royal, sans préciser si des sanctions étaient prévues en cas de non embauche.
Jean-Louis Bianco a ensuite précisé à la presse que ces nouveaux contrats s'ajouteraient aux 500.000 "emplois tremplins", que les jeunes seraient payés au smic et que la mesure s'adressait "en priorité" aux très petites entreprises et aux jeunes "peu qualifiés".
Les entreprises s'engageront en échange à proposer des "conditions de travail décentes", un "salaire correct" et à libérer le jeune pendant les périodes de formation, a-t-il ajouté.
"C'est une sorte de formation en alternance qui va au-delà de l'apprentissage classique et qui s'adresse à des jeunes de plus de 16 ans", a expliqué Jean-Louis Bianco.
Si l'entreprise n'embauche par le jeune, "il est repris, comme pour les emplois tremplins, par le système de formation professionnelle et de sécurité sociale professionnelle", a-t-il précisé.
L'évaluation du coût de cette mesure "est en cours" et les crédits seront trouvés parmi ceux de la formation professionnelle et des contrats aidés actuels, a-t-il ajouté.
Interrogé sur la nécessité de réformer les contrats aidés actuels, il a répondu : "il faut une remise à plat de tout ça pour voir ce qui est le plus efficace, qu'est ce qu'on garde".
Jean-Baptiste Vey / Reuters
Ségolène Royal devant le congrès des étudiants de l'Unef à Lille.
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Je veux une société qui vous fait confiance, pour cela j'attends beaucoup de vous.
Ségolène Royal s'engage à créer un "droit à un premier emploi" pour "les jeunes diplômés et qualifiés" dans les six mois suivant la fin de leurs études.
"Aucun jeune diplômé et qualifié ne doit rester au chômage plus de six mois", estime la candidate socialiste.
"Je veux une société qui vous fait confiance, pour cela j'attends beaucoup de vous", déclare-t-elle, ajoutant vouloir une France qui "ouvre toutes ses portes pour lutter contre le chômage des jeunes", qui offre "un droit au premier emploi pour tous les jeunes qualifiés et diplômés".
"J'appellerai les entreprises à faire confiance aux jeunes, et je suis convaincue qu'elles le feront parce qu'elles ne pourront plus s'en passer".
Elle rappelle que la France a "besoin" que la jeunesse "garde intact son goût du combat, sa colère, ses refus".
"Je ne veux pas m'adresser à vous comme à une corporation mais, à travers vous, c'est à la jeunesse de France que je voudrais parler".
Ségolène Royal répète qu'elle mettra en place l'allocation autonomie, revendication phare de l'Unef, estimant que, contrairement à "ce que me dit la droite", celle-ci "rapporte à l'intérêt général". "Ce qui coûte effroyablement cher, c'est l'échec, c'est le désespoir".
Promettant "une loi d'orientation et de programmation" sur l'Enseignement supérieur, elle a notamment cité l'augmentation de "10% par an pendant cinq ans des dépenses" pour la Recherche et l'Enseignement supérieur, elle insiste sur son hostilité à toute sélection à l'entrée des universités.
Elle revient sur ses principales propositions pour la jeunesse: "prêt gratuit de 10.000 euros pour chaque jeune à sa majorité", garantie du logement à tous les étudiants, augmentation des montants des allocations logement ou encore médecine préventive gratuite et obligatoire.
La confiance suscitera mouvement et projection vers l’avenir, celui où vous avez toute votre place. |
Ségolène Royal répond à la FIDL, syndicat lycéen. |
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Interrogée sur la situation des lycéens sans papiers, Ségolène Royal répond : « Sur ce sujet, j’ai clairement dénoncé la politique menée par le ministre de l’Intérieur et me suis engagée, comme l’ensemble des présidents de région socialistes, à parrainer ceux qui risquaient d’être expulsés. Plus généralement, je souhaite, si la gauche remporte ces élections, que nous menions une politique de régularisation juste et sur critères, qui seront la durée de présence sur le territoire français, la scolarisation des enfants et la possession ou la promesse d’un contrat de travail. Il faut également rétablir la règle des dix ans de séjour sur le territoire français comme critère de régularisation. » A propos des violences scolaires, elle rappelle « La lutte contre les violences scolaires fera partie de mes priorités si je suis élue. Je compte pour cela intégrer au cursus scolaire un programme d’éducation au respect de l’autre afin de rétablir la civilité et d’apprendre aux enfants une gestion des conflits par la parole et non par la violence. Le renforcement de la présence des adultes dans les établissements en sera un second axe. Le Pacte présidentiel indique également clairement que je souhaite, dans le cadre d’une politique renouvelée en direction de l’éducation prioritaire, doter de moyens supplémentaires les établissements qui rencontrent le plus de difficultés.Plus généralement, les moyens nouveaux que je compte donner aux établissements scolaires (présence renforcée d’adultes, systématisation du soutien scolaire) contribueront à rendre les chances plus égales et à favoriser des conditions de réussite et d’épanouissement susceptibles de diminuer le climat de violence. » La candidate socialiste s’exprime sur la question de la légalisation du cannabis : « Il convient de poser cette question dans le cadre plus global de la politique que j’entends mener en matière de lutte contre les toxicomanies. Si je ne suis pas favorable à la dépénalisation de la consommation de drogues, je crois qu’il faut sortir de l’hypocrisie et ne pas craindre d’affronter les problèmes tels qu’ils sont. Ainsi, l’alcoolisme chez les jeunes est souvent aussi grave que la consommation de drogues dites douces. La question est donc globale et appelle une réponse de même nature. Personne ne doute de la nécessité des interdictions et des contrôles, mais les renforcer et, surtout, alourdir les peines ne permettra pas de diminuer l’accessibilité et la consommation du cannabis. Il nous faut donc une action publique de prévention et de soutien plus efficace et je m’engage à ouvrir en ce sens un grand débat public et transparent avec tous les acteurs concernés : associations, magistrats, parents, usagers, policiers et médecins. » Ségolène Royal revient sur ses mesures concernant les jeunes : « Afin de sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active, je souhaite instituer le droit au premier emploi des jeunes, afin qu’aucun ne reste au chômage au-delà d’une durée de 6 mois sans avoir accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunéré. Par ailleurs, 500 000 emplois tremplins seront créés. Je propose également que soit accordé à chaque jeune un prêt à taux zéro d’un montant de 10 000 euros pour l’aider à construire son premier projet de vie. » " Les électeurs sont, à mon sens, devant un véritable choix de société. En ce qui me concerne, avec le Pacte que je propose aux Français après les avoir longuement et attentivement écoutés, c’est une société plus juste que je défends. Je veux, à travers mes engagements pour l’emploi, l’école, le logement, la santé, la lutte contre les insécurités, etc. donner une traduction concrète aux idéaux de justice et d’égalité qui sont au cœur de mon engagement socialiste. Une société où chacun a sa place, quels que soient ses origines, son sexe, son orientation sexuelle, son âge ou son handicap, et dont la devise inscrite au fronton de ses mairies correspond à la réalité vécue, est une société solidaire et fortement cimentée. Les libertés individuelles accrues, les nouveaux droits posés, les devoirs clairement définis, les sécurités collectives assurées construiront une communauté dans laquelle le respect de chacun pacifiera les relations et la confiance suscitera mouvement et projection vers l’avenir, celui où vous avez toute votre place. » |
Je vous le dis ici car cela sera au cœur de mon projet présidentiel :
- Pas un jeune ne restera au chômage pendant plus de 6 mois.
Les jeunes auront un droit d'accès au premier emploi ou au premier stage rémunéré. Ils seront remis en formation professionnelle si leur chômage est dû à une formation inadaptée au marché du travail. Il n'y aura plus de jeunes étudiants dans des situations de paupérisation parce que nous ferons l'allocation d'autonomie pour les jeunes. Je veux que les jeunes retrouvent la dignité dans notre pays et qu'ils y trouvent toute leur place parce que c'est pour eux que nous construisons la société de demain.
C'est cela la vraie modernité.
- Nous démultiplierons les emplois tremplins pour les jeunes, comme les régions socialistes l'ont fait. Je me suis engagée sur la durée du quinquennat à mettre en place 500 000 emplois tremplins pour les jeunes, rien que dans nos régions socialistes nous approchons déjà les 50 000 emplois tremplins au cours des quelques mois qui nous ont été donnés pour mettre en place ce dispositif.
- Je me suis engagée également pour qu'à l'âge de 18 ans tous les jeunes puissent bénéficier d'un crédit gratuit de 10 000 euros pour vous permettre de réaliser son premier projet de vie.
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- Ceux qui viennent des familles populaires, et qui ont accès au CAP, je veux dire ici que je généraliserais à l'échelle nationale ce que je fais dans la région Poitou Charente, lorsque je vois des jeunes qui ont besoin de passer leur permis de conduire pour aller travailler, et notamment dans les métiers du bâtiment, que les entreprises recherchent souvent, et que ces jeunes ne peuvent même pas aller travailler parce qu'ils ne peuvent pas accéder à ce coûteux droit fondamental. Je leur dis ici que pour ces jeunes, qui font partie de ce premier échelon des qualifications dans les métiers manuels, et bien la République leur paiera leur permis de conduire
Ségolène Royal a invité les jeunes à "forcer leur destin", comme elle l'a fait elle-même en devenant candidate à l'élection présidentielle alors que son entourage familial l'invitait à "rester aux fourneaux".
"Moi qui avais entendu toute mon enfance et toute mon adolescence 'tu ne feras pas d'études supérieures' (…) 'tu es destinée à rester aux fourneaux', j'ai forcé ce destin", a déclaré la candidate du PS devant environ 1.500 personnes, en majorité des jeunes, réunies au B.Box, une boîte de nuit de Clermont-Ferrand.
"J'ai été poussée par l'école de la République, par les enseignants qui m'ont dit 'il faut continuer', j'ai pu bénéficier d'une bourse pour continuer mes études supérieures, j'ai eu accès à la formation et je me suis dit un jour 'pourquoi je n'essayerais pas'. Tel est le message que je veux vous transmettre", a-t-elle ajouté, déclenchant un tonnerre d'applaudissements.
"Je veux que chacun d'entre vous, chaque jeune fille, chaque jeune homme dans la France que nous aimons, puisse se dire 'pourquoi moi aussi je n'essayerai pas de forcer mon destin ?'".
"Forcez votre vie ! Saisissez votre liberté !", a-t-elle martelé.
Contrat Première Chance
Dans son discours d'une vingtaine de minutes, précédé par plusieurs déclarations de jeunes impliqués dans la vie associative ou économique, la candidate a répété qu'elle voulait construire "un nouveau pacte, une nouvelle donne avec la jeunesse".
Elle a exposé les principales propositions de son "pacte présidentiel" destinées aux jeunes, notamment l'allocation autonomie et le "droit au premier emploi".
Ségolène Royal a une nouvelle fois déclaré qu'aucun jeune qualifié ou diplômé ne pourrait rester plus de six mois sans emploi ou formation si elle est élue.
La candidate a évoqué les "emplois tremplins" à destination des jeunes diplômés ou qualifiés. Avec ce système, qui prévoit le financement par les pouvoirs publics de la totalité des salaires et charges pendant six mois, elle a dit vouloir créer 500.000 emplois de ce type en cinq ans.
Elle est également revenu sur le "contrat première chance" dévoilé vendredi, destiné aux jeunes de plus de 16 ans sans qualification embauchés dans les entreprises de moins de dix salariés dans les secteurs de l'artisanat et du commerce.
Les pouvoirs publics financeraient l'intégralité de leur salaire et des charges pendant un an.
"Je veux que l'Etat vous donne la possibilité de forcer votre destin, de saisir votre liberté, de construire votre vie", a déclaré Ségolène Royal, invitant les jeunes à être "une jeunesse "qui sait se lever lorsqu'elle sent que l'injustice progresse", et les félicitant de leur lutte contre le Contrat première embauche (CPE) l'an dernier.
08:30 Publié dans Travail – Entreprises - Emploi – Retraite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, royal, ps, 2007, présidentielles














