17.04.2008

le gouvernement n'a pas le droit de "casser les familles"

  

205168831.jpg

PARIS, 17 avr 2008 (AFP) - Ségolène Royal (PS) a exhorté jeudi Nicolas Sarkozy et son gouvernement à arrêter de "casser les familles" par des mesures comme la diminution des allocations familiales.
    "J'exprime toute mon indignation contre les attaques portées sur les familles", "je dis au gouvernement et au président de la République: arrêtez de casser les familles", a affirmé l'ancienne ministre de la famille lors d'un point de presse à son QG parisien.
    "Le gouvernement n'a pas le droit de s'attaquer aux familles et fragiliser ce qui est au coeur d'une société", a affirme l'ex-candidate à la présidentielle. "La famille est un lieu essentiel de sécurité, d'éducation et de transmission des valeurs".
    "Ca suffit, c'est scandaleux", "je ne laisserai pas casser les familles": Ségolène Royal "exprime cette colère" parce que "les familles n'ont pas les moyens de se défendre contre un pouvoir ultra personnalisé".
    Selon elle, "les familles sont aujourd'hui fragilisées dans leur cinq piliers principaux" et d'abord "par la diminution des allocations familiales", qui "est inadmissible". "Tous les collégiens vont être touchés" par cette mesure "puisque ce sont tous les enfants de 11 à 14 ans dont les familles vont être privées du complément d'allocations familiales".
    "Je sais que la branche famille est excédentaire. Le gouvernement n'a pas le droit de voler l'argent des familles", a-t-elle martelé.
    Le décret sur la majoration unique des allocations familiales à 14 ans, entraînant une baisse des prestations, doit être publié prochainement.
    Selon Mme Royal, les familles sont également frappées au travers des mesures sur la santé: "les franchises médicales et la diminution des remboursements des lunettes et des soins dentaires touchent les enfants ainsi que leurs familles".
    L'éducation est aussi "mise à mal": "la surcharge des classes est la principale préoccupation des familles", argue-t-elle.
    Les familles, selon elle, sont touchées également à travers "la flambée des prix de l'alimentation" et les mesures sur le logement "puisque vient d'être augmenté le plafond pour accéder au logement social".
    em/cgd/ds
        AFP

22.03.2008

Participez au temps fort du Congrès du PS : ADHEREZ AVANT LE 31 MARS

 558029302.2.jpg

Chères amies, Chers amis,

Le calendrier du Congrès au cours duquel le Parti socialiste arrêtera ses orientations politiques et désignera sa future direction ainsi que ses cadres aux différents échelons de son organisation est maintenant connu. Il s’agit d’un temps fort dans la vie du grand parti démocratique qu’est le Parti socialiste car ce processus conduira, par les contributions des militants, les débats dans les sections et fédérations puis le vote des adhérents, à la rénovation et la clarification que les Français sont nombreux à attendre de nous. Ils seront nombreux à suivre nos débats : les socialistes doivent être très nombreux à y participer. Ce sera une condition du rayonnement du PS et de la force de son projet.

2044530359.jpg

Si vous souhaitez être acteurs de ce temps fort, vous le pouvez en rejoignant le Parti socialiste. Pour pouvoir se prononcer le 23 octobre sur les différents projets qui seront soumis aux militants, il faudra avoir adhéré AVANT LE 31 MARS 2008: n’attendez pas pour le faire en ligne à l’adresse  http://adherer.net/perl/getHtml.pl
Si vous avez déjà "franchi le pas" et adhéré en 2006 ou 2007, vous pourrez participer aux débats et au vote en vous mettant à jour de cotisation d'ici là.
Je compte sur vous pour apporter votre pierre à la vitalité démocratique du Parti socialiste et à la construction d’une alternative politique forte et crédible et, au terme du processus, pour  exprimer vos choix.

Amitiés,
Jean-Pierre Mignard

24.01.2008

Rejoignez-nous dans le 3ème

736d0f62af307dfc0f58a519e523ca1d.jpgSégolène Royal  : "Continuez à venir à Désirs d'avenir, venez au Parti socialiste. L'heure est venue de faire un parti de masse" .

978c72c729b66959bc486e8942e22e3a.jpg


Que vous ayez ou non soutenu ou voté pour Ségolène Royal, rejoignez-nous pour qu’ensemble nous travaillions, approfondissions et consolidions les pistes de rénovation, et                          

pour qu’ensemble nous fassions grandir nos désirs d’avenir.

Rejoignez-nous nombreux et nombreuses car nous avons besoin de toutes nos forces pour entreprendre et conduire la "réinvention de la gauche" ; pour connaître les activités du comité DA du 3ème  contactez-nous à 

christine-frey2@wanadoo.fr

christine.gilon@wanadoo.fr

Qui sommes-nous ? 

Des habitants ou militants du 3ème, adhérents ou non du PS, et qui, très tôt, ont senti qu'avec la candidature de Ségolène Royal, un renouvellement des idées de gauche et des pratiques politiques était possible.   

medium_montorgueilattente.JPG

Francine, Gilles, Christine, Thierry, Fabienne, Patrice, Christiane,  Pascal et David,  Isabelle, Thomas, Anne-Marie, Catherine, Danièle, Benoîte, Marie-Laurence, ... e21d8a9697131c6b053ffc03f731cf55.jpg fdab421ffbb1832d98da7bcc52e97b47.jpg 1b3e576e3b28ada2668e1b7d9e32cfae.jpg medium_thierry.jpg

medium_gtdp.jpg

 

medium_AM_GARAT.jpg

medium_cath_clarisse.jpg medium__DP_en_NB.jpg

 

 

c88844f053cb956b27b14eb1e1d5e6cd.jpg

 

 

 

 medium_pascaldavid.jpg

medium_isabelle.JPG

1bee761530ac1112d66f3ae114165c61.jpg Pour adhérer :

au Parti socialiste :

 http://adherer.net/perl/getHtml.pl

 à Désirs d'Avenir : http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=participer_adherer

 

 


Nous sommes aujourd’hui dans des états d’âme paradoxaux : nous avons subi une défaite aux élections présidentielles et législatives mais nous avons plus de députés à l’Assemblée nationale qu’avant, nous avons résisté au « tsunami bleu » annoncé par des météorologistes inquiets, nous avons fait un score sans précédent à Paris, avec une circonscription emportée dans le 12ème arrondissement et une magnifique réélection de Martine Billard dans le centre.

Nous avons subi une défaite mais les germes de succès futurs sont là :

            - les élections présidentielles nous ont permis, après la déroute de 2002, de retrouver le niveau du second tour de 1995 (où Lionel Jospin avait obtenu 47,3% des suffrages) et ce, dans un contexte de forte participation ;  par ailleurs, Ségolène Royal a entamé la reconquête de l’électorat populaire et mobilisé une part importante de l’électorat urbain

- lors des élections législatives, la participation a été moindre mais l’électorat populaire a contribué à notre bonne résistance de même qu’une frange importante de l’électorat urbain et, en particulier, du MoDem.

Il ne faut toutefois pas se tromper pour l’avenir. Nos erreurs et insuffisances collectives ont été réelles. Il s’est bien agi d’une confrontation entre deux projets de société mais l’un avait une force indéniable : celle de l’homogénéité idéologique et du « droitisme » assumé, entre hyper libéralisme économique et social et autoritarisme sociétal. Nicolas Sarkozy a même pu s’offrir le luxe d’allier discours en direction du Front national – avec cette proposition scandaleuse de ministère de l’immigration et de l’identité nationale – et tentative de captation de l’héritage de Jaurès et de Blum. En face, notre projet a souffert d’une faiblesse liée à nos divisions, jamais vraiment tranchées sur le fond, faiblesse aggravée par la tardiveté de la campagne interne : notre curieux calendrier (vote du projet puis choix du candidat) a ainsi pu laisser penser que nous avions en fait ...quatre projets : celui du Parti et celui de chacun des candidats !

Et à notre gauche, la « pléthore » de candidats anti-libéraux, ajoutés à la candidate Verte, n’a guère su mobiliser tant tout cela a distillé l’impression qu’étaient beaucoup plus en jeu la survie politique de personnalités et la sauvegarde des appareils que l’intérêt des Français.

Les bases d’un nouveau départ ont été largement jetées par Ségolène Royal. Nous pouvons en identifier quelques unes :

  • Il nous faut, sur le fond, un projet qui allie modernité, inscription déterminée dans un monde ouvert et solidarités. Nous devons tenir compte de l’évolution de la société et savoir répondre aux aspirations de nos concitoyens vers plus de liberté et de responsabilité individuelle, vers plus d’autonomie, tout en assurant, parallèlement, la défense et la garantie de protections collectives adaptées. Personne ne doit rester sur le bord du chemin. C’est cet équilibre que le Pacte présidentiel recherchait : il faut en approfondir les éléments.
  • Il faut confirmer la démarche de démocratie participative, seule à même de répondre à l’aspiration des Français d’être acteurs de leur destin et partie prenante des choix qui sont à faire. Il faut ériger en principe la « politique par la preuve » et l’évaluation régulière de l’action publique, les citoyens ne donnant pas « un chèque en blanc » à leurs élus. Nos institutions doivent être modernisées (VIème République) et le PS se transformer pour être plus représentatif de la société dans laquelle nous vivons (féminisation, rajeunissement, diversité d’origine)
  • Il faut rassembler autour et dans le Parti socialiste, le spectre de notre électorat étant large, et ne pas se tromper par rapport au MoDem : si ses représentants sont des figures de droite, ses électeurs viennent beaucoup des rangs de la gauche et ont exprimé par leur vote, au premier tour de la présidentielle puis au second des législatives, une forte aspiration à d’autres pratiques démocratiques. Nous devons les prendre en compte et y répondre.
  • Enfin, le processus doit être inversé de façon à ne plus déconnecter élaboration de notre projet et désignation de notre candidat : il ou elle doit l’incarner et le porter et, pour cela, doit être désigné-e avant.
           Christine

 

07.12.2007

"Toute ma place au premier rang"



Le Monde - La gauche, comment sortir de l'impasse ?

619f48c838ed775e4be6d3118bf96c88.jpg


 

 

 

Vous semblez avoir échappé à la dépression post-défaite qui a touché tous les candidats battus au second tour de l'élection présidentielle. Comment avez-vous fait ?

Ségolène Royal - Oui, c'est vrai. J'ai senti cela dès le soir du second tour. Malgré la défaite, je suis restée debout. Je n'ai pas pensé à moi-même, mais à tous les électeurs qui ont été déçus, parfois désespérés de ce résultat. Je me suis dit que, pour eux, Ségolène Royal n'existait pas, c'était la candidate qui était là qui avait incarné quelque chose et qui devait rester forte. Rester forte. D'une certaine façon, la fierté de cette campagne, j'ai continué à la porter après la campagne parce que quelque chose s'est levé, une espérance qui ne s'arrêtera pas.

Votre livre est intitulé "Ma plus belle histoire, c'est vous". C'est une conception romanesque de la politique ?

Non. C'est la traduction de la démarche participative que j'ai engagée. Aujourd'hui, on ne peut pas faire de la politique sans y associer les Français. Même si cette démarche a eu du mal à embrayer sur la seconde étape, celle des propositions, et c'est sans doute un des points faibles de la campagne. Mais, plus que jamais, la politique est une belle histoire dont les citoyens sont les premiers acteurs.

Le mot subliminal de votre titre, c'est le mot amour. On imagine déjà vos détracteurs s'agacer de voir à nouveau la ferveur qui a entouré votre campagne l'emporter sur la rationalité politique...

Tant mieux. La rationalité est largement répartie, la ferveur, ça n'est pas donné à tout le monde. Je crois que c'était un atout... Regardez ce qui se passe aujourd'hui en France, les gens ne s'aiment pas. Il y a une forme d'exercice du pouvoir qui consiste à rendre jaloux les uns des autres, à les dresser les uns contre les autres, ceux qui ont droit aux heures supplémentaires et ceux qui n'y ont pas droit, ceux qui sont méritants et ceux qui ne le sont pas, ceux qui se lèvent tôt et ceux qui travaillent tard... J'avais dit dans ma campagne que cela aiguiserait les tensions et les violences. C'est bien ce qui est en train de se passer, en particulier dans les banlieues, où rien n'a été fait depuis l'élection présidentielle.

Quelles sont, à vos yeux, les principales causes de votre défaite ?

Le manque de discipline, au bon sens du terme. Le manque de discipline dans mon camp, alors que j'avais été désignée par 60 % des adhérents. Cette règle commune aurait dû s'imposer à tous. Le manque de discipline aussi dans l'adhésion aux idées neuves que j'ai portées, d'évolutions profondes de la société française que j'avais comprises. Non pas moi toute seule, mais en écoutant les forces démocratiques, les experts, les sociologues, avec aussi mon expérience d'élue depuis plus de vingt ans. Je voyais bien les choses monter dans le pays. La démocratie participative nous a beaucoup appris sur un certain nombre de réalités qui n'ont pas suffisamment été prises en compte dans la campagne parce qu'elles heurtaient un certain nombre de dogmes socialistes. En particulier la question centrale selon laquelle la gauche, aujourd'hui, a la responsabilité de mettre en place les sécurités collectives qui permettent les choix individuels et les réussites individuelles. La gauche a toujours eu du mal à faire cette réconciliation. Et plus que jamais, c'est la gauche qui peut le permettre. C'est en sécurisant les gens, en luttant contre toutes les formes de désordre qu'on permet ensuite à un pays de se projeter dans l'avenir et aux citoyens de prendre des risques, et donc d'être créatifs et de relancer la croissance économique.

Vous n'aviez donc pas, et le PS non plus, une vision claire de l'état de la France, de ses attentes ?

Globalement, il y a eu peut-être un manque d'attention apportée aux mutations. Il y a eu aussi des synthèses un peu artificielles lors des congrès du Parti socialiste, parfois la crainte de trancher un certain nombre de questions qui fâchaient, le traumatisme lié au référendum européen qui avait divisé les socialistes. Bref, une certaine frilosité pour aborder des questions sur lesquelles nous n'étions pas forcément d'accord, mais qui, avec un travail approfondi, auraient permis de faire émerger des choix collectifs. Je pense à la question de l'identité nationale, aux questions liées à la sécurité, au débat sur la liberté de choix de l'école par les familles, à la question de la valeur travail. Autant de valeurs fondamentales que les socialistes ont trop longtemps laissées à la droite. Ce travail a été entamé pendant la campagne présidentielle. Nous devons le poursuivre.

La difficulté d'être femme en politique, à ce niveau, reste-t-elle l'une des explications centrales des réticences à l'égard de votre candidature ?

Oui, c'était une révolution. Il y a eu un procès lancinant en incompétence. C'est typiquement le procès que l'on fait aux femmes. En clair, il y a en politique des sujets de filles et des sujets de garçons. Les sujets de filles sont forcément secondaires : l'éducation, l'environnement, le social, le handicap, la famille. Tout ce qui passionne les Français et qui fait l'essentiel de leur vie quotidienne, car ce sont les domaines où ils mesurent le progrès social dont ils peuvent bénéficier. Et puis vous avez les sujets de garçons : l'économie et l'international. Forcément, une fille est incompétente sur les sujets de garçons. Eh bien, je revendique le fait que ces sujets de garçons - l'économie et l'international - sont des sujets très importants, dans lesquels j'ai aussi une compétence, sans doute à améliorer, ce à quoi je m'emploie. Car l'économie et l'international sont quand même au service du progrès social, du progrès éducatif, de la lutte contre les inégalités, de la remise en avant du facteur humain. Je revendique le droit pour les femmes à avoir cette double compétence, même si - je n'en disconviens pas - sur un certain nombre de sujets, comme les retraites ou le financement de la Sécurité sociale, je n'avais pas toutes les réponses.

Vous avez manqué de temps ?

Bien sûr. L'année qui a été prise pour le combat interne au Parti socialiste a manqué pour se rassembler au sein du Parti socialiste, pour commencer les convergences avec les autres forces de gauche démocratiques et de progrès dans le pays. Et aussi pour recaler un programme présidentiel à partir du projet du Parti socialiste.

En quoi cette campagne a-t-elle modifié votre analyse de la situation du pays ?

Je retiendrai surtout, au contact des centaines de milliers de Français, leur soif démocratique. Les Français veulent profondément que le pays se réforme, bouge. On dit, à tort, que les Français n'aiment pas les réformes. En réalité, ils veulent en comprendre la cohérence et avoir la garantie de la justice de ces réformes. Ce qui m'a frappé, c'est le sentiment d'un immense gaspillage de talents, d'énergie et d'imagination. Nous sommes dans une société qui n'est pas mise en mouvement et les choses s'aggravent aujourd'hui avec ce pouvoir personnel qui pense qu'il peut concevoir tout seul ce qui est bon pour la société. Je crois, au contraire, qu'un Etat et les pouvoirs publics sont là pour faire levier dans la société et mettre ses forces en mouvement.

Votre livre en témoigne : le désir d'avenir de Ségolène Royal est intact...

J'ai fait cet exercice qui n'était pas facile : faire le bilan de la campagne. Je veux que les leçons soient tirées pour les prochaines échéances, quel que soit le candidat. Ma détermination est totale, forte, passionnée, à m'engager dans ce qu'il est convenu d'appeler la rénovation de la gauche. Forte de cette expérience que je viens de vivre, je serai, d'une façon ou d'une autre, au premier rang de cette bataille et de cet effort.

Faut-il, pour gagner, que le PS change de nature, de projet, de fonctionnement ?

Il faut que le parti devienne attractif, qu'il attire de nouveau vers lui les mouvements, les forces intellectuelles et sociales du pays. Nous devrons réussir à accomplir un dépassement de nous-mêmes et faire en sorte que les autres forces de gauche, y compris les forces de centre et de centre gauche, viennent vers nous. Je conçois les alliances futures non pas comme des alliances entre appareils, je ne conçois pas la rénovation et la modernisation du PS comme un dérapage vers la droite ou vers je ne sais quelle social-démocratie...

Le mot vous paraît obsolète ?

Oui, obsolète et très connoté comme un déplacement à droite, comme s'il y avait une gauche inefficace et une gauche efficace qui serait plus à droite que celle qui est plus à gauche. Je ne crois pas du tout à cela. Je pense qu'il faut capter le meilleur dans tous les courants de pensée. On a beaucoup parlé de la main tendue à François Bayrou. C'est oublier que j'avais aussi confié une mission à José Bové sur la réforme de l'aide au développement. L'altermondialisme doit converger vers nous. Quant à l'extrême gauche, sa radicalité est nécessaire sur certains sujets, mais pas tous. Dans d'autres domaines, au contraire, il va falloir nouer des compromis sociaux pour que les réformes se fassent sans que les lois du libéralisme sauvage l'emportent.

Sur quel sujet la radicalité est-elle la bonne réponse ?

Pour la défense de la protection sociale et dans la lutte contre les franchises médicales. Nous ne devons absolument pas laisser faire le démantèlement de la protection sociale. Il faut également défendre de manière radicale les services publics, leur raison d'être, leur gratuité. Il en est de même pour résoudre le problème des banlieues et vraiment mettre en mouvement cette France métissée que j'ai évoquée et qui, parfois, a été mal comprise par un certain nombre de Français qui ont eu peur pour l'identité nationale.

Vous sentez-vous plus proche des idées de François Bayrou ou de celles d'Olivier Besancenot ?

Je ne fais pas de choix. C'est un dépassement dans le respect des identités de chacun de ces mouvements politiques. Le Parti socialiste peut redevenir une force centrale qui s'assume en tant que force centrale à gauche, capable d'associer ces différents courants. Je me reconnais dans les propos de François Bayrou sur l'impartialité de l'Etat et sur la droite, mais pas quand il en rabat sur la question des services publics. Je me reconnais dans Olivier Besancenot quand il demande la radicalité sur un certain nombre de sujets, mais pas quand il dit qu'il faut un mouvement social sur tous les sujets.

Avez-vous l'intention de prendre la direction du PS ?

Je vous confirme ma principale motivation : prendre, aujourd'hui, toute ma place au premier rang - mais il y a plusieurs personnes sur un premier rang. Tout ce qui a été débattu durant la campagne est une base extrêmement riche à partir de laquelle nous devons continuer à travailler. Ensuite, on verra le moment venu. Mais je ne veux pas que les socialistes restent sur cette défaite.

Ni vous ?

Ni moi. Je pense que nous sommes plus capables que la droite d'accompagner la mutation du monde et de réformer la société française sans brutalité. On peut faire l'alliance entre les générations. L'un de mes plus profonds regrets dans ce résultat, c'est de ne pas avoir su convaincre les personnes âgées. Je suis convaincue que la France ne peut avancer que si nous arrivons à réconcilier les générations. Ce travail au long cours auprès de nos anciens, j'ai bien l'intention de le conduire et de le gagner.

 

06.12.2007

Des nouvelles de Paris

Bertrand Delanoë dévoile la liste des personnalités d’ouverture

 c95f7435be84b5294baf1c86ada9d387.jpgDu comédien Philippe Torreton au leader étudiant Bruno Julliard, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, candidat à sa propre succession, a fait appel à un large spectre de personnalités, “dix hommes et dix femmes” d’ouverture, qui “enrichiront” les listes PS aux municipales à Paris.

“Ils seront tous des élus de Paris dans trois mois”, a assuré le maire, jeudi à l’Entrepôt dans le XIVème, faisant valoir qu’ils ne sont pas là “pour faire de la figuration”.

“Rien n’a été politicien dans ma démarche, je n’ai pas cherché les magouilles et les débauchages politiques (…) mais je connais leur valeur et leurs compétences”, a-t-il ajouté à propos des personnalités qui pourraient être conseillers de Paris ou d’arrondissement.

“Je leur ai dit, venez donner quelque chose à Paris!”, a expliqué le maire, voulant “rassembler très large”.

Philippe Torreton est “un homme engagé, un homme d’intransigeance au meilleur sens du terme” selon Bertrand Delanoë qui l’a “découvert” pendant la dernière campagne présidentielle. Celui qui incarne “Dom Juan” sur une scène parisienne, “sera conseiller de Paris dans le IXème arrondissement”. Il avait été l’un des soutiens les plus remarqués de Ségolène Royal pendant sa campagne présidentielle.

Bruno Julliard, 26 ans, qui démissionne samedi de la présidence de l’UNEF, trouve “naturel” de poursuivre son engagement par les municipales à Paris, dans le XIIIème. Le maire a salué sa “pugnacité” et son “authenticité”.

La réalisatrice Yamina Benguigi (”Mémoires d’immigrés”), qui s’affirme “femme de gauche, pas encartée”, figure sur la liste du XXème.

L’avocat et écrivain Emmanuel Pierrat, candidat dans le VIème, devrait côtoyer au Conseil de Paris la championne judoka Frédérique Jossinet, qui postule dans le XIème et le sociologue Jean-Louis Missika (XIIème).

“Paris a tellement besoin du mélange des origines, des générations, des parcours et des expériences”, a souligné le maire, présentant la comédienne d’origine guadeloupéenne Firmine Richard (dans le XIXème) ou Hermano Sanches-Ruivo (dans le XIVème), président d’une Coordination regroupant un millier d’associations portugaises de France.

“Candidate d’ouverture écologiste” de son propre aveu, Anne Le Strat, élue Verte en 2001, faute d’un accord avec son parti, se présente dans le XVIIIème.

Parmi les personnalités, figurent également des associatifs, notamment une responsable du réseau Education sans frontières (IIIème), la directrice du Planning familial francilien. Postulent aussi deux médecins dans le IVème et le VIIème, ainsi que l’avocat Patrick Klugman, vice-président de SOS Racisme, dans le XVIIème.

Il y aura d’autres “ouvertures” a promis le maire. Les Ier, Vème, VIII, Xème et XVIème arrondissements n’en comptent pas encore.

Enfin, le maire s’est engagé à ce que figure dans les listes actuellement finalisées “au moins une personne handicapée”.

Le 13 décembre, les militants socialistes sont appelés à approuver, par arrondissements, les noms des candidats présentés par leur formation.

Source : AFP

Municipales : Les amis de l'ex-candidate dénoncent la constitution des listes à Paris

cbeeeea2482d5bde2d98013bcb008779.jpgLe match Delanoë-Royal démarre-t-il sur le terrain parisien ? A une semaine
de la ratification des listes d'arrondissement par les sections socialistes de la capitale, la tension monte entre les partisans de l'ex-candidate à la présidentielle et ceux du maire de Paris. En cause : le nombre de places éligibles dévolues aux premiers. «Dans tous les arrondissements, ceux qui ont été les fers de lance de la candidature de Royal en interne et pendant la présidentielle sont maltraités ou totalement marginalisés, proteste Dominique Bertinotti, maire du IVe arrondissement et proche de Ségolène Royal. Nous demandons que soient pris en compte les résultats de la campagne interne et que la diversité des socialistes soient représentée.»

«Ostracisme». La thèse n'est évidemment pas partagée par les proches du maire de Paris. Anne Hidalgo, sa première adjointe, l'évacue prestement : «La composition des listes est équilibrée. Il n'y a pas à Paris d'ostracisme particulier.» Reste que les motifs d'insatisfaction, aux yeux des royalistes, ne manquent pas. Dans le XIVe arrondissement, où Juliette Meadel, ancienne membre de l'équipe de campagne de Royal, appelle les
militants à voter contre la liste conduite par le maire sortant, Pierre
Castagnou. Dans le IIe, où «le premier ségoléniste est en septième position», peste un militant de Désirs d'avenir. Dans le XIIe et le XIIIe, où les royalistes, à les en croire, ne devraient compter «qu'un seul conseiller de Paris alors que Ségolène y a fait plus de 40 %», selon ce militant.

Dans le XVe, l’arrondissement d’Anne Hidalgo, «le mot d’ordre, c’est "boutons les royalistes hors de la liste"», poursuit cette source. «Dans les douze premiers, j’ai quand même deux royalistes sûrs d’être élus et deux autres qui pourraient l’être», se défend Anne Hidalgo. Et l’entourage du maire de Paris de démentir tout traitement de faveur : «David Assouline, proche de Royal, s’est offert la place de deuxième dans le XXe. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne s’est pas maltraité», rappelle le député Patrick Bloche, directeur de campagne de Delanoë après avoir soutenu Royal pendant les primaires. Le patron de la fédération de Paris l’assure : «L’idée qu’on ferait la peau aux ségolénistes par rapport aux échéances futures parce qu’on est à Paris est totalement fausse. Delanoë n’a lancé aucune chasse aux ségolénistes.»

Reste qu’au sein de la première fédération socialiste de France, la perspective du congrès est dans toutes les têtes. Chaque partie accusant l’autre de le préparer… «Nous cherchons aussi des personnalités qui sont des militants socialistes et qui ont un impact sur un quartier. Mais certains confondent la constitution d’une liste aux municipales et la préparation d’un congrès», tacle Anne Hidalgo. Réponse d’un militant de Désirs d’avenir : «Delanoë veut placer les siens et refaire ses positions en vue du congrès. Il veut pouvoir compter sur une majorité claire dans la fédé de Paris.»

«Coups de fil». L’épisode, au-delà de la chronique d’un affrontement annoncé dont il pourrait constituer le premier chapitre, révèle un problème de structure du côté de l’ex-candidate. Dont la volonté proclamée de se tenir à l’écart des jeux des courants rencontre ici ses limites. Une militante royaliste : «Elle ne veut pas se mêler de ça, mais nous, on est mal barrés. Il nous faudrait un responsable de courant qui suive le processus dans les sections, le parcours des ségolénistes, passe des coups de fil et exerce des pressions. Bref, un travail de réseau.» Dominique Bertinotti confirme : «On paie cash cette volonté de faire de la politique autrement…»

David Revault D'allones / Libération

 

 

23.11.2007

Aux adhérents "à 20 euros "

40572bb8d720bd71ee0efbbcafeef881.jpgTitre: Le désenchantement des "20 Euros", une fatalité ?
 
Je fais partie des nouveau adhérents à 20€ du PS. Nous serions près de 40.000 à ne pas avoir renouvelé notre adhésion, selon "Le Nouvel Obs" du 1er novembre.
 
Je ne suis pas surpris par un tel désenchantement. Beaucoup d'entre nous sont venus pour rénover ce parti dans ses méthodes ou ses dirigeants. Mais les égo des uns - les cadres ayant quitté le navire pour le gouvernement Sarkozy - ou les calculs des autres au plan local pour décourager les nouveaux ont fait le reste: la déception des nouveaux l'emporte et c'est ce qui était recherché.
 
Un cadre du parti ne disait-il pas autre chose dans "Le Monde" d'il y a un an lorsqu'il affirmait: "Comment le parti pourra-t-il vivre désormais avec 300.000 adhérents?". Bref les adhérents à 20€ étaient de trop: ils venaient perturber les jeux de pouvoir séculaires entre fabiusiens, strausskahniens, jospiniens, hollandiens... Les brûlots anti-Royal sortis ces derniers mois dans les librairies ont montré aux citoyens les bassesses de la politique: machisme, jalousie, complot.
 
Les nouveaux venus étaient et restent porteurs d'un idéal: rénover la gauche au délà du PS et en faire une organisation capable de gagner et non de se déchirer. L'exemple de la gauche italienne est à ce titre saisissant (ndlr: j'ajoute l'exemple grec plus récent).
 
J'ai envie de dire aux ex-adhérents à 20€ : "Réadhérez au PS" car l'échéance du congrès de 2008 ne se fera qu'avec vous ou se fera sans vous.
 
Vous pouvez aussi travailler avec nous à la démocratie participative de demain auprès des comités locaux Désirs d'Avenir ou sur le site desirsdavenir.org. Personne ne sait ce que sera la gauche demain: une multitude de partis comme chez nous ? Une union comme en italie ? Une association avec le centre gauche ?
 
Venez construire avec nous la gauche de demain. Votre voix compte, la gauche et le pays en ont tant besoin.
 
Philippe VIDAL

animateur DA (Gard) 

22.11.2007

Sur la réforme des Universités

445c66b6e427aceccc204ac81ec54c37.jpg

 
 
 Je dis au gouvernement qu'il ne faut pas gâcher cette bonne réforme, c'est-à-dire qu'il faut l'accompagner des moyens nécessaires pour que les inégalités ne se creusent pas entre les universités.

J'ai toujours dit que pour lutter contre l'échec universitaire (40 % des jeunes sans diplôme à la fin de la deuxième année d'université !) il fallait plus d'autonomie et plus de moyens aux universités pour accompagner plus efficacement les étudiants.

En revanche, la réforme telle qu'elle est conduite, comme je l'ai précisé, pose de graves problèmes :

- l'autonomie sans moyen va creuser les inégalités entre université et les jeunes en ont parfaitement conscience

- le problème de l'échec universitaire n'est pas du tout réglé par la réforme

- il y a un grave malaise social chez les jeunes étudiants, dont un sur trois souffre de précarité et même de pauvreté.

Le pacte présidentiel que j'ai défendu prévoyait :

1/ une loi de programmation pour donner à l'université et à la recherche les moyens de l'excellence

2/ la création d'une allocation-autonomie pour les jeunes afin de leur permettre de faire leurs études dans de bonnes conditions.

Pour un Grenelle du pouvoir d'achat


Ségolène Royal a réclamé mardi la convocation "d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites" pour résoudre les conflits sociaux, critiquant la politique de "désordre injuste" de l'exécutif.

"On ne réforme pas la France dans la brutalité et l'arrogance en dressant les Français les uns contre les autres".

"Nicolas Sarkozy doit nous dire comment il compte réformer la France en entraînant tout le monde", ce qui implique de "donner une explication claire d'une répartition juste des efforts à accomplir et des progrès à distribuer et à répartir".

Elle a demandé au gouvernement de "remettre dès maintenant l'ensemble des partenaires autour de la table, autour d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites, parce que tout se tient", précisant que "dans ce Grenelle, il (fallait) intégrer les questions de santé et de logement".

Selon la présidente du Poitou-Charentes, "il y a une sorte de désordre, d'incertitude, de sentiment que les efforts sont inégalement demandés. En six mois, le pouvoir a donné beaucoup aux gros, et s'en est pris aux petits et aux moyens, et c'est pour ça que les réformes ont du mal à passer".

"Finalement, nous avons un désordre injuste dont souffrent les Français.

Donc, il faut rétablir de l'ordre juste", a ajouté Mme Royal, pour qui "il y a parfois des réformes qui vont dans le bon sens mais qui, à cause d'une méthode détestable, sont vouées à l'échec".

Elle a jugé qu'il fallait "réformer le système pour garantir aux Français le maintien du niveau des retraites et remonter les petites retraites".

15.11.2007

Il faut rendre "illégal" le CNE après la décision de l'OIT

PARIS, 15 nov 2007 (AFP) - Ségolène Royal a salué jeudi la décision de l'Organisation internationale du travail qui a considéré que la période d'essai de deux ans du Contrat nouvelles embauches (CNE) n'était "pas raisonnable", demandant au gouvernement de rendre ce contrat "illégal".
"Ségolène Royal et les élus régionaux accueillent avec satisfaction la décision de l'Organisation Internationale du Travail relative au Contrat nouvelle embauche", affirme la présidente socialiste de Poitou-Charentes dans un communiqué.
"Cette décision vient confirmer celle du tribunal administratif de Poitiers qui déjà avait conforté la Région dans sa décision de ne pas aider les créations d'emplois réalisées sous forme de CNE", rappelle l'ex-candidate.
"Le gouvernement doit désormais en tirer les conséquences dans le droit français en rendant illégal ce type de contrat de travail", ajoute-t-elle.

em/tma/sh

13.11.2007

Débat participatif le 21 novembre dans le 3ème

Cher (e) s ami (e) s

Beaucoup d'entre nous se sont mobilisés autour de Ségolène Royal en 2006 et 2007 pour faire gagner une certaine vision de la gauche et du progrès.

Celle qui s'adresse à l'intelligence collective, celle qui veut réfléchir et intervenir en s'appuyant sur l'expertise quotidienne de chacune et chacun d'entre nous,
celle qui donne la parole et met les citoyennes et les citoyens au cœur du processus de décision et devant leurs propres responsabilités au travers
de la démocratie participative.

C'est tout cela que la campagne a reflété. C'est tout cela qui, six mois après, est toujours en vie et qu'il faut maintenant mettre au centre de la
démarche de transformation du Parti socialiste.

C'est tout cela aussi qui, face aux échéances extérieures des municipales à court terme et des élections nationales à plus long terme, nous permettra
de construire un projet crédible, porteur de sens, qui redonnera à nos concitoyens l'envie de se battre et d'agir.

Ne sous-estimons pourtant pas les contraintes qui s'y opposent : le manque de temps pour chacun de nous au quotidien, la difficulté de s'y retrouver
face à la répétition obsessionnelle du message absurde selon lequel il n'y aurait pas d'alternative à la politique actuelle, les pesanteurs internes
au Parti socialiste et son mode de fonctionnement archaïque.

Nous voulons construire avec le Parti socialiste une machine à réussir. Comment y parvenir ? Comment s'opposer efficacement à une équipe
gouvernementale dont on nous dit qu'elle a gagné la bataille idéologique dans notre pays ? De quoi doit être porteuse aujourd'hui une opposition qui ait des chances d'être entendue ? Qu'est-ce qui peut nous remobiliser ? Qu'est-ce qui nous donne ou peut nous donner envie de nous battre et de nous  engager ?

 Nous vous invitons à venir en débattre au Café Le Progrès (salle du 1er étage), 1 rue de Bretagne le mercredi 21 novembre à 20h.

A bientôt donc.  Amitiés,

Isabelle Chauvenet, Suzanne Coste, Daniel Duval, Francine Fillol-Cordier, Benoît Forin, Christine Frey, Christiane Gilon, Benoite-Martine Lardy, Monique Saliou, Pascal Tallon.