16.04.2008

Pour la 1e fois en un an, Royal préférée à Sarkozy, selon Ifop

379756527.jpgReuters - Mardi 15 avril

Pour la première fois depuis mars 2007, une majorité de Français préfère la personnalité de Ségolène Royal à celle de Nicolas Sarkozy, selon le "tableau de bord" Ifop pour Paris-Match, rendu public mardi.

Dans ce duel de personnalités, l'ex-candidate socialiste à l'Elysée recueille les faveurs de 50% des sondés contre 44% qui vont au chef de l'Etat. (Lire la suite)

03.03.2008

Sondage CSA-Marianne, on refait le match : Royal, 51%, Sarkozy, 49%

1654582843.jpg Intentions de vote à l'élection présidentielle
01/03/2008 - Sondage exclusif CSA/MARIANNE

(lire l'ensemble des résultats)

29.02.2008

Baromètre politique - mars 2008

1936680764.gifEnquête réalisée les 20 et 21 février 2008 pour le Figaro-Magazine

(Lire les résultats complets)

27.02.2008

Pouvoir d'achat : Sondage Ifop - L'Humanité

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80% des Français estiment que leur pouvoir d'achat s'est dégradé au cours des 12 derniers mois  (65% en octobre et 59% en janvier 2007). La part des personnes estimant que leur pouvoir d'achat "a beaucoup diminué" passe de 31% à 50% (56% parmi les femmes et les ruraux). Si les ouvriers n'ont pas été épargnés (70% de réponse "a diminué"), 25% (taux le plus élevé de toutes les CSP) ont vu leur pouvoir d'achat augmenter, peut être sous l'effet des mesures sur les heures supplémentaires.

Consulter les résultats de l'étude

19.02.2008

La gauche dans les villes et Ségolène Royal pour la France

4416f5a8323103d4bddad366c7aa8336.jpgUn tiers des Français font plus confiance à la gauche pour " améliorer les choses " dans leur ville, contre un quart qui préfèrent la droite, selon un sondage LH2.

La même étude que publie Libération montre la progression de Ségolène Royal, vue dans l'avenir comme " le meilleur leader pour la gauche " par plus d'un quart des Français.

Le sondage complet : cliquez ici

Sondage réalisé par l’institut LH2 pour Libération les 15 et 16 février 2008, par téléphone.

Échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Analyse :
Le regain de popularité de Royal la replace dans la course à la succession de Hollande.
Paul Quinio
QUOTIDIEN : mardi 19 février 2008

 

25.01.2008

Ségolène Royal reste la favorite des électeurs du PS

2ab2e3ce72ff8ebb0ae3ce2f5a963650.jpgLes sympathisants du PS estiment que S. Royal ferait à 66% un premier bon secrétaire du PS. Elle devance B. Delanoë (62%) et DSK (45%). La visite surprise de DSK dimanche dernier au forum de la rénovation socialiste, n'a pas soulevé l'enthousiasme des sympathisants PS. Son score s'explique parce qu'il attire la sympathie des électeurs de droite et du modem. Quand à Ségolène Royal, quinze mois après son investiture à l'élection présidentielle, nous constatons que les sympathisants socialistes demeurent son principal atout dans la bataille qui s'engage.

Sur La capacité à «gagner la prochaine présidentielle», Ségolène Royal enregistre un score de 42%, devant DSK (33%) puis Delanoë (27%). Par contre, B. Delanoë est jugé plus apte à rassembler la gauche (45%) que S. Royal (40%), et l'emporte aussi d'une courte tête (42% contre 41%) sur le terrain du renouvellement des idées auprès des sympathisants socialistes.

François Hollande fait plutôt bonne figure, sa récente intervention à l'Assemblée nationale pour demander un débat sur l'état de l'économie a été particulièrement appréciée des électeurs PS.

Enquête OpinionWay pour Le Figaro et LCI

08.01.2008

Ségolène Royal ferait figure de meilleur leader à gauche



0e5aa06ce209b437786b62d745d9ff11.jpgQui pour porter la voix de la gauche et incarner l’opposition à Nicolas Sarkozy ? La question est plus que jamais posée, alors que le président de la République, renouant avec la tradition gaullienne de la conférence de presse de début d’année, tentera ce matin de se redonner quelque souffle politique. Depuis son élection, les formations de gauche peinent à exister. Davantage centrées sur leurs luttes intestines que sur la production d’un discours audible et d’une alternative crédible, elles n’ont jusqu’ici guère réussi à hausser le ton. Militants et sympathisants s’interrogent : lequel parmi leurs dirigeants sera capable de s’opposer et de s’imposer ? Alors que s’effrite la cote présidentielle, en particulier sur le dossier du pouvoir d’achat (Libération d’hier) et que le moment de l’opposition semble venu, notre sondage LH2 le montre : la compétition reste ouverte.

Crédibilité présidentielle. A l’aube d’une année décisive, entre campagne municipale et congrès socialiste, le match est loin d’être plié. Même si Ségolène Royal se maintient comme le «meilleur leader» pour 30 % des sympathisants PS. L’ex-candidate à la présidentielle, qui atteignait les 35 % en juin, a certes payé ses hésitations quant à sa stratégie. Mais après avoir fléchi à 25 % en septembre, elle sort plutôt renforcée du pas supplémentaire effectué jeudi vers une candidature au premier secrétariat. Pas totalement dominante, cependant : son ex-rival des primaires, Dominique Strauss-Kahn, quoique fort éloigné de la rue de Solferino, pointe à 24 %. Et, parmi l’ensemble des sondés, caracole même en tête avec 29 %, loin devant Ségolène Royal (20 %).

Le combat décisif ne se jouera donc peut-être pas entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Le maire de Paris occupe toujours la troisième position à gauche, et sa cote ne cesse de progresser : de 6 % à 17 % en six mois chez les sympathisants socialistes. Il demeure également compétitif dans son duel annoncé avec la présidente de Poitou-Charentes. Si les sympathisants de gauche jugent l’ex-candidate nettement «plus déterminée» (68 % contre 24 %), «plus attentive aux questions sociales» (59 % contre 31 %) et «plus rassembleuse» (53 % contre 38 %), elle semble n’avoir toujours pas comblé ses carences en crédibilité présidentielle : Bertrand Delanoë serait le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy aux yeux de 49 % des sympathisants PS (contre 45 %). Et le meilleur président de la République (43 % contre 38 %) pour l’ensemble des sondés. Reste que le maire de la capitale, engagé dans sa campagne parisienne, demeure à quelques encablures de ses deux camarades du PS. Et qu’il est, excepté chez les sympathisants socialistes, talonné par un Olivier Besancenot en embuscade.

Lassitude. L’ex-candidat de la LCR à la présidentielle, dont la cote atteint 10 % chez les sondés de toutes tendances, n’est qu’à trois points du maire de Paris. Il le dépasse même chez les sympathisants de gauche (15 % contre 14 %). Dans un contexte d’atonie du PS, le leader trotskiste, porté par la grogne sociale, s’installe comme l’une des principale figures de l’opposition à Nicolas Sarkozy. Pas sûr, pourtant, que cette popularité suffise à assurer le succès du nouveau parti anticapitaliste que la Ligue doit lancer lors de son congrès, fin janvier.

Hormis ces quatre figures, aucune personnalité, à gauche, ne surnage. Et, à l’exception d’Arnaud Montebourg, ne dépasse les 3 % : ni Laurent Fabius, ni François Hollande, ni Marie-George Buffet, ni Dominique Voynet. Mais les questions de personnes, qui lassent de plus en plus les militants, ne sont pas tout. Sur celle des alliances, qui n’a pas fini d’agiter le PS, les sympathisants de gauche prônent une maison socialiste plus ouverte : 61 % se prononcent pour une ouverture «à toutes les sensibilités de la gauche et du centre», 12 % «principalement au centre» et 21 % «principalement à la gauche anti-libérale». Quant au modèle des primaires à l’italienne, 60 % des sympathisants de gauche estiment que le prochain candidat du PS devrait être choisi «par tous les électeurs qui le souhaitent», adhérents à une organisation politique ou non.

David Revault d’Allonnes / Libération

Reuters - Lundi 7 janvier, 19h28

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal   est considérée comme le meilleur leader par les électeurs de gauche mais Bertrand Delanoë ferait un meilleur président de la République pour l'ensemble des Français, selon un sondage LH2/Libération.

Selon cette enquête, à paraître mardi, l'ex-candidate à la présidentielle augmente son avance au sein de l'électorat de gauche depuis la récente annonce de sa possible candidature à la tête du Parti socialiste.

Elle est citée par 28% des personnes interrogées, suivie par l'ancien ministre des Finances Dominique Strauss-Kahn (19%), le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot (15%), et le maire de Paris, Bertrand Delanoë (14%).

Par rapport au mois de septembre, la présidente de la région Poitou-Charentes gagne quatre points auprès des sympathisants de gauche et cinq points chez les socialistes.

Pour l'ensemble des Français, c'est Dominique Strauss-Kahn, actuel directeur général du Fonds monétaire international, qui fait figure de meilleur leader pour la gauche (29%), devant Ségolène Royal (20%) et Bertrand Delanoë (13%.)

En dépit de sa prééminence au sein de la gauche, Ségolène Royal est fragilisée sur deux registres face à Bertrand Delanoë, considéré comme son principal compétiteur dans la course à l'investiture interne au PS, souligne LH2.

D'une part, auprès des sympathisants de gauche, elle ne s'impose pas nettement comme le meilleur opposant face à Nicolas Sarkozy (48%, contre 46% pour le maire de Paris).

En outre, aux yeux de l'ensemble des Français, c'est Bertrand Delanoë qui ferait le meilleur président de la République (43% contre 38%).

Pour l'institut de sondage, ces handicaps n'apparaissent pas fortement pénalisants pour Ségolène Royal, mais ils désignent toujours en creux la persistance d'un déficit de légitimité présidentielle auprès d'une partie de l'électorat.

Ce sondage a été réalisé les 4 et 5 janvier auprès d'un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

22.05.2007

On repart ! Retour au travail et appels à l'unité


78eebc215a249038e2b405082ed9c8b2.jpg L'ex-candidate «représente le mieux les valeurs de gauche» pour 41 % des sympathisants, qui souhaitent que le PS s'allie à la fois avec le Modem de Bayrou et la LCR de Besancenot.

Le «peuple de gauche» aime encore Ségolène Royal. Notre «Baromètre populaire»-LH2 réalisé pour Libération auprès des sympathisants de gauche l'indique clairement : la défaite à la présidentielle n'a pas porté un coup politique fatal à Ségolène Royal. Forte des 16,8 millions de voix qui se sont portées sur son nom, l'ex-candidate reste «la personnalité socialiste qui représente le mieux les valeurs de la gauche» pour 41 % des électeurs de ce bord.

Pas assez soutenue. Elle devance largement son seul véritable rival, Dominique Strauss-Kahn, qui ne recueille que 28 %. Cet écart est encore plus important chez les électeurs socialistes (47 % contre 30 %) et dans les catégories populaires (43 % contre 25 %), ce qui constitue deux bons points pour elle dans la bataille interne qui s'annonce au PS. Les autres personnalités citées (Fabius, Hollande, Montebourg) ne font que de la figuration avec un score de 7 %.

Si Ségolène Royal reste populaire à gauche, c'est essentiellement parce que son camp ne lui fait pas porter la responsabilité personnelle de l'échec du 6 mai. Interrogés sur les causes de la défaite, les sympathisants de gauche citent en premier «le fait que le Parti socialiste n'ait pas assez soutenu Ségolène Royal» (66 %), puis «le travail de Nicolas Sarkozy» (51 %) et «le manque de renouvellement des idées de gauche» (50 %). Ce qui relève de la responsabilité directe de la candidate est nettement moins cité, que ce soit sa personnalité (35 %) ou son programme (30 %). Autre atout dans le jeu de Ségolène Royal, les sympathisants PS sont encore plus nombreux à penser de la sorte : 71 % incriminent le manque de soutien de leur parti. En revanche, les classes populaires sont plus sévères que l'ensemble de la gauche sur le programme de la candidate : 42 % des ouvriers et employés lui attribuent la responsabilité de la défaite. «Ségolène Royal est pour une large part dédouanée de l'échec de la présidentielle», constate François Miquet-Marty, directeur des études politiques de l'institut LH2.

Avec un tel capital, l'ancienne candidate est donc bien placée pour peser sur les orientations futures du PS. A cet égard, 37 % des sympathisants de gauche souhaitent que le PS «prenne plus clairement une orientation sociale-démocrate», alors qu'ils ne sont que 14 % ­ et à peine 7 % chez les ouvriers-employés ­ à préférer «une orientation antilibérale». Les autres (45 %) souhaitent que le PS «rassemble ces deux sensibilités».

Infréquentable. En terme d'alliances, les sympathisants de gauche sont très oecuméniques. Ils veulent que le PS s'allie avec les Verts (87 %), le Mouvement démocrate de François Bayrou (64 %), la LCR d'Olivier Besancenot (59 %), le Parti communiste (55 %), le Parti radical de gauche (54 %) et le MRC de Jean-Pierre Chevènement (51%). La possibilité d'une alliance avec François Bayrou est largement approuvée.

Avant le premier tour, l'ex-candidat UDF était dénoncé par les dirigeants du PS comme un homme de droite infréquentable. Là encore, la main tendue par Ségolène Royal entre les deux tours est légitimée dans l'opinion de gauche. Sans que celle-ci ne rejette pour autant la perspective d'une alliance avec le trotskiste Olivier Besancenot. «Les sympathisants de gauche aspirent à une gauche fédérée autour d'un Parti socialiste plus ouvert», affirme François Miquet-Marty. Le politologue diagnostique un «désir d'ouverture» qui s'explique par un «triple contexte» : la nécessité pour la gauche de reconstruire une stratégie de victoire, la faiblesse électorale des partenaires historiques du PS et «le succès de la thématique de l'ouverture illustrée par les positionnements de François Bayrou et de Nicolas Sarkozy».

Dans l'opinion de gauche, un schéma semble ainsi se dessiner : Ségolène Royal à la tête d'une alliance allant de Bayrou à Besancenot. Un scénario sans doute plus facile pour elle que de prendre la tête d'un PS allant de Dominique Strauss-Kahn à Laurent Fabius.

Jean-Dominique MERCHET / Libération

 

SRPI

Ségolène Royal, candidate socialiste malheureuse à la présidentielle, est retournée lundi à Poitiers pour présider dans l'après-midi une séance plénière du conseil régional de Poitou-Charentes car, a-t-elle dit, "le travail continue".

"Après cette étape présidentielle, qui était un moment exceptionnel, merveilleux (...) qui ne s'est jamais terminée comme je l'aurais espéré, le travail continue, tout simplement", a déclaré à la mi-journée Mme Royal à des journalistes à la gare de Poitiers.

"J'ai pris quelques jours de repos bien mérités", a indiqué la présidente du conseil régional depuis 2004, revenue dimanche d'un séjour avec ses enfants à Djerba en Tunisie. "J'ai fait une bonne coupure mais quand on a la passion de la politique, on ne coupe jamais vraiment".

"Je suis toujours dans le mouvement de l'action (...) Je n'ai jamais quitté la région. J'ai toujours suivi les dossiers", a ajouté la députée des Deux -Sèvres, qui a décidé de ne pas se représenter aux législatives des 10 et 17 juin.

Evoquant le "changement de rythme" qu'elle vivait après la longue campagne pour la présidentielle, Mme Royal a estimé qu'il fallait "être suffisamment équilibrée, stabilisée, entourée d'amis pour continuer sa mission. Et aujourd'hui ma mission c'est d'être présidente de région et d'aller soutenir les candidats aux législatives".

"Les Français ont tranché. Maintenant les choses doivent avancer. On jugera sur les actes", a-t-elle ajouté.

Source : AFP

SRPR

Pour avoir un leadership à gauche avec l'appui d'un Parti socialiste qui n'a pas intérêt aux mises en cause, la candidate devrait se représenter aux Législatives.

A entendre les socialistes fidèles à Ségolène Royal, on croirait comprendre que la campagne présidentielle qu'elle vient de mener n'était qu'un galop d'essai. Ils sont plusieurs à expliquer qu'il serait absolument stupide de ne pas mettre en valeur tout ce que la candidate a révélé pendant près d'un an. Ils estiment qu'à titre personnel, elle a incarné une force d'entraînement et une capacité d'intuition peu commune. Ces "royalistes" ajoutent qu'elle a exploré des thèmes de société autour, par exemple, de l'ordre public ou de l'effort individuel que les socialistes doivent maintenant savoir confirmer.

Dès le soir du deuxième tour, Ségolène Royal a semblé être repartie pour se présenter à nouveau en 2012. C'est pourquoi il a été si difficile pour les partisans de Dominique Strauss-Kahn ou de Laurent Fabius de faire admettre qu'il s'agissait bel et bien d'une défaite. Comme d'habitude, c'est le premier secrétaire François Hollande qui a synthétisé les positions des uns et des autres en admettant que la bataille n'avait pas été une réussite idéologique, ou en reconnaissant qu'il n'avait pas été possible "d'imputer à Nicolas Sarkozy son bilan".

A court terme, ne pas aller trop loin dans les mises en cause semble à peu près faire consensus au PS. Aucun courant n'a intérêt à déclencher une guerre interne alors que la campagne pour les élections législatives commence dans une dizaine de jours. Surtout pas les fabiusiens, qui représentent un bon quart des 149 députés socialistes sortants. Quant à DSK et ses amis, ils ont compris qu'un déballage de critiques ne serait pas apprécié par une majorité de militants qui avait choisi Ségolène Royal comme candidate. La stabilité est aussi assurée par le souvenir de 1993 : après un désastre aux Législatives, les coups d'états s'étaient succédé à la tête du Parti socialiste, et le poste de premier secrétaire était passé successivement de Laurent Fabius à Michel Rocard, puis à Henri Emmanuelli.

A priori, c'est un scénario que personne ne veut reproduire au PS aujourd'hui.

Notamment pas Ségolène Royal. Ses proches conseillers ne posent pas la question du maintien de François Hollande à la tête du parti : il est premier secrétaire, et il leur paraît normal que - comme il l'a lui même indiqué - ce soit lui qui mène la bataille des Législatives. En revanche, celle qui vient d'obtenir 46,9% des suffrages à l'élection présidentielle vise un rôle de leadership de l'opposition. Il est très probable qu'elle annoncera dans les jours qui viennent qu'elle se représente à la députation dans sa circonscription des Deux-Sèvres. Tout en restant présidente du Conseil régional Poitou- Charentes. Certes, Ségolène Royal avait dit, pendant la campagne, qu'elle était contre le cumul des mandats. Mais cet argument semble de peu de poids face à la nécessité d'être présente à l'Assemblée.

Par ailleurs, on parie au PS que Nicolas Sarkozy renforcera une gestion étatique très centralisée. Il est donc tout aussi important pour Ségolène Royal de participer activement à une réplique des "territoires" pour reprendre un mot qu'elle emploie volontiers. Mais elle n'ira pas jusqu'à briguer la présidence de l'Association des Régions de France (ARF) détenue par Alain Rousset, le président du Conseil régional d'Aquitaine. Dans les années qui viennent, l'un des angles d'attaque de Ségolène Royal sera d'ouvrir un nouveau chapître de l'affrontement entre les Girondins décentralisateurs, dont elle est, et les Jacobins étatistes, héritiers du gaullisme traditionnel.

Richard Arzt / RTL


JLBJean-Louis Bianco a estimé mardi qu'il était "évident" pour lui que "le leadership doit appartenir à Ségolène Royal" au Parti socialiste, tout en jugeant que "rien n'est possible (...) sans un accord" entre elle et François Hollande.

"Il est évident pour moi, mais ce sont les militants qui trancheront, que le leadership doit appartenir à Ségolène Royal, qui représente l'avenir, qui représente l'espoir", a déclaré l'ancien directeur de campagne de la candidate socialiste, sur BFM TV-RMC Info. "Elle est absolument légitimée".

"Elle a bouleversé la vie politique française avec la démocratie participative. Elle a fait franchir en quelques mois des étapes très importantes à la pensée, à la manière de faire de la politique, donc on a besoin qu'elle continue", a expliqué Jean-Louis Bianco. "Sous quelle forme d'organisation? Elle verra et on verra, mais elle sera présente et bien présente dans les batailles à venir".

Celle "des législatives sera conduite par une équipe autour de François Hollande", a poursuivi l'ancien secrétaire général de l'Elysée de François Mitterrand, soulignant la nécessité d'une entente entre le Premier secrétaire et l'ancienne candidate du PS. "Je crois que rien n'est possible, dans l'évolution de ce parti, sans un accord entre eux".

Enfin, Jean-Louis Bianco a affirmé qu'il enviait "d'une certaine manière" Nicolas Sarkozy et le travail de rénovation fait à l'UMP.

"Oui, parce qu'ils ont travaillé pendant cinq ans de manière très systématique, il y a eu une rénovation idéologique. Parce qu'il a eu un parti derrière lui, on n'a pas entendu une voix discordante", a-t-il expliqué. "Et il faut reconnaître qu'au parti socialiste -même si à la base les gens se sont beaucoup mobilisés quelles que soient leurs sensibilités- on n'a pas eu toujours l'impression, c'est le moins qu'on puisse dire, que tout le monde tirait dans le même sens".

Source : AP


SRPI

Au lendemain de sa défaite dans la course à l'Elysée, Ségolène Royal exhorte les socialistes à rester unis dans la perspective des prochaines échéances électorales.

"Il faut continuer, travailler, reprendre les choses et surtout il faut rester unis. Restez unis!", a déclaré l'ex-candidate socialiste à la présidentielle à son arrivée à son siège de campagne, boulevard Saint-Germain.

Interrogée sur son rôle à venir pendant la campagne des législatives, la présidente de la région Poitou-Charentes a répondu qu'il fallait "prendre le temps de faire l'évaluation des choses" tout en posant des jalons pour la suite.

"Moi, je suis heureuse d'avoir donné un message d'espoir parce que (...) je sais qu'il y a beaucoup de gens déçus et tristes, je ne veux pas qu'ils le soient. Je prends ma force intérieure pour continuer à leur communiquer de l'énergie", a-t-elle ajouté.

Elle s'est ensuite enfermée au troisième étage du "2 8 2", qui était le centre névralgique de sa campagne depuis le mois de janvier, avec ses proches collaborateurs, dont son codirecteur de campagne, Jean-Louis Bianco.

Après le déjeuner, l'équipe devait avoir une réunion de travail à quelques heures de la tenue d'un Bureau national du PS où l'ex-candidate a prévu de se rendre, au siège du parti, rue de Solférino, a-t-on appris dans son entourage.

L'emploi du temps de Ségolène Royal pour les jours à venir reste flou. Le PS doit tenir un Conseil national - le Parlement du parti - extraordinaire et elle a dit son intention d'organiser un "grand meeting du remerciement" sous dix jours, à La Courneuve, sans donner plus de détails.

Source : Reuters

DCBSR

Plusieurs partisans de Ségolène Royal ont plaidé lundi pour une alliance entre l'UDF, les Verts et une gauche "rénovée" avant les législatives, sous la conduite de la candidate socialiste, afin d'offrir, sinon une victoire, à tout le moins "une opposition forte" à l'Assemblée.

Daniel Cohn-Bendit, député Verts européen, Jean-Yves Le Drian, président PS de la région Bretagne, Christiane Taubira, députée PRG de Guyane, l'avocat Jean-Pierre Mignard, proche de Ségolène Royal, sont parmi les signataires d'une tribune publiée dans Libération sous le titre "Non, tout n'est pas perdu".

"Ce qui s'est esquissé à chaud, avec des atermoiements et à demi-mot dans la campagne d'entre deux tours de Ségolène Royal, doit être désormais repris, travaillé, prolongé et assumé", la candidate PS étant "la mieux qualifiée pour poursuivre la construction de ce rassemblement nouveau", estiment-ils. Ils conseillent aux Verts de "sortir de leur culture d'isolement", à la gauche antilibérale de "sortir de l'impasse dans laquelle l'a conduite tout refus pratique de gouvernement" et au Parti socialiste d'"assumer clairement l'option sociale-démocrate".

Quant au nouveau parti de François Bayrou, "il ne peut avoir d'espace politique qu'au sein d'une nouvelle alliance avec une gauche elle-même rénovée", selon eux. "La France, affirment-ils, a besoin d'une nouvelle coalition analogue à la coalition italienne de l'Olivier, où chacun trouve sa place".

Pour les législatives, à défaut de scrutin proportionnel, ils suggèrent des accords de désistement ou des circonscriptions réservées, jugeant que "les élections législatives peuvent être l'occasion d'une nouvelle mobilisation collective, pourquoi pas victorieuse, au moins capable de constituer une opposition forte".

Source : AFP

medium_Peillon_Vincent.jpgVincent Peillon, a appelé le PS à "mettre les compteurs à zéro" lundi, au lendemain de la défaite de la candidate socialiste, et à "se tourner vers l'avenir" mais "pas avec la génération en arrière". "Il faut franchement se tourner vers l'avenir, un mouvement s'est engagé, enfin. Il faut nous engager sur les législatives et il nous reste à faire un travail de fondation idéologique", a déclaré M. Peillon sur Canal Plus. Pour ce travail de "refondation politique", M. Peillon a souligné qu'il ne fallait "pas revenir à des gens qui ont déjà exercé la responsabilité, à la génération en arrière".

"On a entendu hier sur le plateau parler du +fabuleux combat entre Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius+. Mais le peuple de gauche n'en veut pas, nous voulons aller de l'avant. Rangez vos querelles d'ego dans les poches revolver de vos costards", a-t-il poursuivi. Pour M. Peillon, l'avenir du PS "ce n'est pas François Hollande, c'est tous les autres". "Ségolène Royal a dû mettre les compteurs à zéro, maintenant travaillons pour une politique nouvelle".

"On va se réunir ce soir (lundi). On va déjà devoir formuler un programme pour les législatives. Ensuite, c'est un travail de long terme, c'est un travail de refondation", a-t-il ajouté.

Dans le même temps, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a estimé lundi que Ségolène Royal "doit être au coeur" de la bataille des législatives et que "l'entreprise de rénovation qu'elle a engagée doit se poursuivre". "Aujourd'hui, il y a une nouvelle bataille politique à mener, elle (Ségolène Royal) doit être au coeur de cette bataille", a-t-il déclaré sur France Info.

Pour lui "le PS n'a pas fait suffisamment l'analyse de son échec de 2002. Tout le monde a une part de responsabilité, qu'il s'appelle Laurent Fabius ou Dominique Strauss Kahn", a-t-il assuré. Il s'en est pris à Dominique Strauss-Kahn qui "a sa part de responsabilité aussi dans cette situation". "Ce n'est pas la peine d'essayer de se positionner comme challenger, comme s'il y avait là un enjeu personnel, cela ne sert à rien", a-t-il souligné.

Jean-Louis Bianco, l'un des deux directeurs de campagne de Ségolène Royal, a estimé lundi matin qu'il avait manqué au PS "une vraie rénovation idéologique" pour avoir une chance de gagner l'élection présidentielle.

"Qu'est-ce qui a manqué le plus?", s'est interrogé M. Bianco sur i-TELE. Et de répondre: "Là-dessus, je suis d'accord avec Dominique Strauss-Kahn, c'est qu'on n'a pas fait, malgré les progrès, une vraie rénovation idéologique. On n'a pas fait ce que l'UMP a fait."

Source : Agence