01.03.2008
Le monde de la culture manifeste contre le gouvernement, surtout à Paris
PARIS (AFP) - Le monde de la culture a manifesté contre la politique culturelle du gouvernement et la baisse des subventions, vendredi, lors d'une journée de mobilisation nationale qui a surtout concerné Paris. (lire la suite)
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29.02.2008
La culture victime de Sarkozy
13:13 Publié dans Culture - Enseignement - Sports, Opposition à … Nicolas Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, ségolène royal, royal
22.11.2007
Sur la réforme des Universités
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| Je dis au gouvernement qu'il ne faut pas gâcher cette bonne réforme, c'est-à-dire qu'il faut l'accompagner des moyens nécessaires pour que les inégalités ne se creusent pas entre les universités. J'ai toujours dit que pour lutter contre l'échec universitaire (40 % des jeunes sans diplôme à la fin de la deuxième année d'université !) il fallait plus d'autonomie et plus de moyens aux universités pour accompagner plus efficacement les étudiants. En revanche, la réforme telle qu'elle est conduite, comme je l'ai précisé, pose de graves problèmes : - l'autonomie sans moyen va creuser les inégalités entre université et les jeunes en ont parfaitement conscience - le problème de l'échec universitaire n'est pas du tout réglé par la réforme - il y a un grave malaise social chez les jeunes étudiants, dont un sur trois souffre de précarité et même de pauvreté. Le pacte présidentiel que j'ai défendu prévoyait : 1/ une loi de programmation pour donner à l'université et à la recherche les moyens de l'excellence 2/ la création d'une allocation-autonomie pour les jeunes afin de leur permettre de faire leurs études dans de bonnes conditions. |
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24.05.2007
Non à la suppression pure et simple de la carte scolaire
Le Parti socialiste condamne l’annonce de la suppression pure et simple de la carte scolaire
Le Parti socialiste rappelle son attachement à la mixité scolaire et au droit à l’éducation pour tous les enfants vivant sur le territoire.
Le Ministre de l’Education nationale Xavier DARCOS est intervenu au congrès de la FCPE ce samedi 26 mai à Montpellier. Le Parti socialiste n’est pas dupe de cette manœuvre électorale visant à faire oublier les effets dramatiques des réformes annoncées par Nicolas SARKOZY.
En particulier le Parti socialiste condamne l’annonce de la suppression pure et simple de la carte scolaire. La droite laisse croire qu’elle permettra le libre choix des parents d’un établissement pour leurs enfants alors qu’en réalité ce seront les établissements qui choisiront leurs élèves. De ce fait, cela relèguera davantage les enfants issus de familles en difficulté.
Le Parti socialiste réaffirme son attachement à la mixité scolaire. Il propose d’aménager la sectorisation scolaire quand elle ne la permet pas, dans le cadre d’une politique active d’aménagement du territoire en faveur de la mixité sociale.
En outre, le Président de la FCPE Faride Hamana a interpellé le Ministre de l’Éducation sur un sujet particulièrement sensible pour les Socialistes : les expulsions de parents sans papiers et de leurs enfants scolarisés. Le Parti socialiste rappelle qu’il est fermement attaché à ce que tous les enfants qui vivent sur le territoire aient droit à une éducation de qualité. Cela nécessite que les conditions de sérénité familiale nécessaires à l’étude soient respectées et donc, que ces expulsions qui font honte à notre République cessent.
Communiqué de Claude ROIRON, secrétaire nationale à l’Éducation du Parti socialiste
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22.05.2007
BHL, Annie Cohen : messages de soutien à Ségolène Royal
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Hommage à Ségolène Royal
Eh bien oui.
Au risque de surprendre, je pense que Ségolène Royal a fait une bonne campagne.
Elle a perdu, c’est entendu.
Et perdu plus lourdement que ne le donnaient à penser, ces derniers mois, les prévisions.
Mais elle a perdu pour des raisons que l’on commence à bien cerner et dont je prétends, moi, qu’elles sont à son honneur.
Elle a été diabolisée, d’abord. On a beaucoup parlé - et on avait raison - de la tentative de diabolisation dont fut victime son adversaire. Mais autrement plus insidieuse, donc plus ruineuse, fut la diabolisation qui l’a poursuivie, elle, depuis ses premiers pas. Incompétente quand elle la fermait ; agressive quand elle l’ouvrait… N’ayant rien à dire quand elle prenait le temps d’écouter ses électeurs ; scandaleuse quand elle rompait le silence (les 35 heures) ou brisait les orthodoxies (ses prises de position, si courageuses, sur le nucléaire iranien ou le Darfour)… Bécassine, enfin, avant son débat avec Sarkozy ; Cruella après et, surtout, pendant - quand elle a commis le crime de lèse future majesté de l’interrompre, interpeller, ne rien laisser passer, le mettre dans les cordes… Ce n’est plus une femme, gronda la rumeur, c’est une sorcière. Ce n’était plus la douce, la maternelle Ségolène, c’était un bretteur, une tueuse - voyez ces yeux minces où passent des épées de feu ; entendez cette voix de mauvaise sirène, une octave trop haut, si dure… Ah l’increvable misogynie des Français et souvent, malheureusement, des Françaises ! J’ai aimé, moi, cette dernière image dans ce dernier débat. J’ai aimé la stature qu’elle a prise à cet instant - et la belle droiture qui émanait de son regard et de son port. Elle honorait la gauche, cette droiture. Et elle honorait la France.
Elle a livré bataille, deuxièmement, à un moment d’inflexion, mais encore, hélas, de suspens, où il devenait clair que la vieille stratégie d’union des gauches n’avait plus de chance de l’emporter mais où la nouvelle stratégie d’alliance avec le centre restait trop insolite, inédite, bref, révolutionnaire, pour passer le cap des hypothèses et retourner, réellement, les esprits. Madame Royal a dit les mots qu’il fallait dire. Elle a fait les gestes qu’il fallait faire. Peut-être, d’ailleurs, le grand débat de la campagne, celui qui restera, celui qui fit bouger les lignes en même temps que, au passage, les liturgies cathodiques, fut-il ce débat avec Bayrou dont elle a pris l’initiative et qui ouvrait, on le verra maintenant très vite, un vrai nouveau chapitre de l‘histoire politique française. Mais voilà… Il était trop tôt... On a dit, ici ou là, qu’il était trop tard, que c’est avant qu’il fallait le dire, avant qu’il fallait le faire, etc. Non, voyons. Le contraire. Il était trop tôt dans le siècle. Trop tôt dans l’histoire du pays. Sauf que c’est elle, Madame Royal, qui, trop tôt ou trop tard, l’aura fait. Sauf que, ce big bang rêvé par les uns, annoncé par les autres, c’est elle, et personne d’autre, qui l’aura osé et déclenché. Pour cela, elle restera. Pour cela, même si elle a perdu, elle a gagné.
Et puis il faut bien reconnaitre, enfin, que Nicolas Sarkozy a été bon. Vraiment bon. Je veux dire par là qu’il a su surfer, avec un mélange de talent et de cynisme non moins remarquables l’un que l’autre, sur une vague de fond dont il semble que tout le monde ait, à part lui, sous-estimé la terrible puissance. Qui, parmi les commentateurs, avait-il prévu que l’éloge d’une France qui n’a jamais commis, sic, de crime contre l’humanité puisse faire recette à ce point, douze ans après les paroles de Jacques Chirac reconnaissant, au Vel d’Hiv, notre participation au crime nazi ? Qui imaginait de tels hurlements de joie et, au fond, de soulagement, chaque fois que fut dit et redit, de meeting en meeting, que la France ex-coloniale n’était coupable de rien, qu’elle n’était en dette vis-à-vis de personne et qu’elle devait être fière, au contraire, de son œuvre civilisatrice ? Qui, encore, pouvait deviner que le traumatisme de Mai 68 fût resté si vif dans les esprits que l’appel répété à « liquider » - quel mot ! – l’héritage du « parti des voyous et des casseurs » puisse faire jaillir, lui aussi, de tels geysers de fiel, de joie triste et de ressentiment ? Madame Royal a résisté à ce discours. Fidèle à la ligne tenue, sur ces sujets, peu ou prou, par nos deux derniers Présidents, elle a tenté d’endiguer ce flot de haine et de rancune. Et, de cela aussi, je lui sais gré.
Je ne parle pas - car seul le mauvais esprit gaulois en a douté - du sang-froid dont elle a fait montre, d’un bout à l’autre de l’aventure.
Je n’insiste pas - encore que le fait fût unique dans notre histoire électorale - sur la double bataille qu’il lui a fallu mener : l’une, publique, contre son adversaire; l’autre, secrète, contre les siens.
Et je n’évoque que pour mémoire, enfin, le ton et, comme dit un poète qu’elle affectionne, le « frisson nouveau » qu’elle a fait passer dans cette vieille musique socialiste qui n’en finissait pas de mourir et qui n’attendait, peut-être, que ce salutaire coup de grâce.
Tout cela, elle l’a fait. Et il faut espérer que s’en souviennent ceux qui, à partir de ce lundi matin, vont être tentés de se livrer au petit jeu de la chasse à la sorcière ou de la production de la chèvre émissaire.
Ségolène Royal est loin d’avoir dit son dernier mot – et c’est tant mieux.
15:55 Publié dans Culture - Enseignement - Sports | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ségolène royal, ps, 2007
15.04.2007
appels récents pour Ségolène Royal
Appel de 14 Présidents d'Université : Ségolène Royal est la seule capable d'incarner aujourd'hui l'espoir d'un changement de cap nécessaire.
Nous, présidents et anciens présidents d'université, faisons appel à Ségolène Royal pour qu'elle engage résolument le pays dans la perspective d'un renouveau des universités", écrivent-ils dans un texte de soutien rendu public mardi.
"Elle seule est capable d'incarner aujourd'hui l'espoir d'un changement de cap nécessaire, loin des injonctions péremptoires du passé et des arrogances du présent".
Les présidents d'université estiment que les propositions de Nicolas Sarkozy "font courir le risque d'une université à deux vitesses ciblant quelques établissements pour des opérations de prestige, sous dépendance massive des fonds privés".
"Qui peut croire un instant les promesses pharaoniques d'un candidat qui aligne les milliards de dépenses nouvelles tout en s'engageant à réduire à la fois la dette publique et les prélèvements obligatoires ?".
"Qui peut croire à la relance de l'emploi scientifique alors que l'on avance une nouvelle fois l'objectif d'une réduction drastique des effectifs de fonctionnaires ?".
Ils estiment en outre que les gouvernements qui se sont succédé depuis 2002, "dans lesquels Nicolas Sarkozy avait une place éminente", "n'ont rien fait pour améliorer le système français".
"Chacun sait que l'égalité des chances est pour partie un leurre dans notre pays et que la ségrégation scolaire et universitaire aggrave les ségrégations sociales et spatiales".
Pour eux, "une autre politique est nécessaire, qui prenne mieux en compte l'avis des citoyens et des acteurs" de l'université en étant "plus attentive au rayonnement de la recherche française, à ses retombées économiques, sociales et culturelles, à la réussite du plus grand nombre d'étudiants dans nos universités et à leur insertion professionnelle durable".
Parmi les signataires, Gilbert Bereziat, ancien président de Paris VI, Bernard Bosredon, président de Paris-III et ancien 3e vice-président de la conférence des présidents d'université (CPU) ou encore Marc Goutard, président de Rennes II.
COORDINATION LESBIENNE EN FRANCE
Appel à voter pour Ségolène Royal dès le premier tour
dimanche 15 avril 2007
Chères amies,
Je vous avais fait part de mes impressions lors de la campagne interne au PS, de sa dureté, mais finalement du bonheur de la désignation de Ségolène Royal comme candidate.
J’ai suivi cette campagne et j’y ai participé. Au cours des mois Ségolène Royal m’a convaincue de son projet, de sa volonté de le mettre en œuvre et de la force de sa personnalité. C’est la raison pour laquelle j’appelle à voter pour Ségolène Royal dès le premier tour et je demande aux adhérentes de la Coordination Lesbienne en France de soutenir sa candidature.
En 2002, personne n’avait mesuré jusqu’à quel point l’extrême droite était présente dans la vie politique française. Mais rappelez vous, ce soir là, une seule figure du PS sortait du lot en remettant en cause son parti dans le résultat catastrophique du vote du 21 avril, c’était la présidente de région (seule femme avec ce titre) Ségolène Royal.
Par ailleurs, et ce n’est pas le moindre des arguments pour nous, des quatre finalistes potentiels aux élections, seule Ségolène Royal s’est déclarée clairement pour l’égalité des droits entre homosexuel/les et hétérosexuel/les, y compris pour les couples. Le candidat en tête des sondages a lui, fait des déclarations sur le caractère inné de la pédophilie ou des tentatives suicidaires, qui nous font craindre le pire : à quand, s’il est élu, la psychiatrisation des homosexuel/les ?
Sur ces sujets, je vous cite des passages du dernier livre paru de Ségolène Royal, « Maintenant » (Hachette Littératures) où elle se prononce sur les questions ayant traits à nos revendications :
« J’ai toujours considéré que la responsabilité éducative qui incombe aux parents est distincte de leur choix de vie personnel, qu’ils soient mariés ou non, qu’ils vivent ensemble ou séparément et qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels. » P. 14
« Je suis pour l’égalité des droits et c’est à ce titre que je ne vois aucune raison valable de refuser la possibilité de se marier à des couples homosexuels qui souhaitent officialiser leur union comme n’importe quels autres. » P. 199
Maintenant nous arrivons presque au terme de cette campagne pour l’élection présidentielle et je suis fière de mon choix. Au fil des mois, les humiliations, les coups montés, les insinuations hypocrites, rien n’a eu raison de Ségolène, elle a fait face, elle s’est fortifiée. Voici ce qu’elle dit dans son livre : « Je n’ai pas le trac paralysant, mais agissant… La pression que j’ai subie au cours des primaires et pendant les débats en direct à la télévision a été une rude école. Ajoutez à cela tous les débats participatifs que j’ai conduits en France et vous comprendrez que le stress est derrière moi. » P. 299. Quelle leçon ! Quelle volonté chez cette femme, à qui il faut faire confiance, elle fera ce qu’elle dit car elle en a le potentiel.
Pourtant, et j’en suis témoin, les femmes continuent à ne pas aimer les femmes, à ne pas s’aimer. Lors des distributions de tracts dans les rues de Paris ou sur les marchés, ce sont les femmes qui expriment le plus violemment leur « anti-ségolénisme » :
« Ah ! Celle-là, non, surtout pas ! » « Pourquoi ? » Ai-je demandé à une vieille dame hier « Les femmes c’est à la maison avec les enfants » m’a-t-elle répondu.
Un vieux couple, le monsieur : « Oui, oui, je vais voter pour elle, mais « elle » - désignant sa femme – elle ne l’aime pas » « Non, je ne l’aime pas » répète son épouse, en se cachant derrière lui et refusant de s’expliquer.
J’ai aussi passé une demi-heure avec la voisine d’en face, Lucette, une retraitée qui aide tous les laissés pour compte du quartier, ancienne militante syndicale, de gauche. Elle ne veut voter ni Sarko, ni Bayrou, ni Le Pen, mais pas Ségolène non plus. « Pourquoi ? » lui ai-je demandé, « Elle ne représente pas bien les femmes. J’aurais préféré Alliot-Marie » « Les femmes, vous les aimez en uniforme ? » lui ai-je demandé « Non, mais je trouve qu’elle traite mal son compagnon. » « Mais, elle lui a fait quatre enfants, il n’est pas mal traité sur ce plan-là. Non ? ». Finalement à la fin de la conversation, elle accepte mes arguments, elle prend mes documents, elle n’a pas encore pris sa décision, elle va réfléchir, je l’ai presque convaincue !
Je ne parle pas des jeunes femmes, qui nous évitent, ne nous regardent pas, font une moue dégoûtée.
Mais je peux parler de ceux et celles qui nous disent :
« Oui, oui, on va voter pour elle, c’est la meilleure. »
« Oui, c’est elle, mon choix est déjà fait. Tout sauf Sarko. »
Et les femmes et les hommes français d’Outre-Mer ou « issus de l’immigration » qui prennent nos tracts et les embrassent. Et ceux qui n’ont pas le droit de vote et le regrettent, nous souhaitent bon courage et croisent les doigts pour qu’elle gagne. Et des touristes étrangers, venus en France à Pâques et qui nous disent : « Vous en avez de la chance ! »
Maintenant, venons-en aux autres candidats :
Sarkozy, je crois qu’il a démontré qu’il est un déséquilibré qui n’a pas réglé ses problèmes d’enfance, ni ses problèmes d’enfant d’immigré qui veut être plus français que les français. Il me fait penser à Hitler, il ne se contrôle pas, il a les mêmes colères (Hitler était bien connu pour cela), les mêmes excès. Cet homme est hyper dangereux.
Le Pen, c’est l’extrême droite archaïque, très dangereuse, car le bonhomme est intelligent et sa fille redoutable.
Bayrou, a l’ego démesuré, toujours contre mais votant pour. Ayant peu d’expérience, aucun mandat, même local. Ministre de l’Education Nationale une fois il a réussi à mettre tous les laïques dans la rue. Cet homme , nous informe Le Nouvel Obs n°2212 du 29/03au 4/04) fréquente une secte catholique « La Communauté des Béatitudes ». Avec Sarkozy qui fréquente les scientologues nous voilà bien partis !
Bien sûr il y a d’autres candidats, on peut avoir des sympathies pour l’une ou pour l’autre, mais ils n’ont aucune chance d’exercer un jour des responsabilités (cela fait 6 fois qu’Arlette se présente ! Quel est son meilleur score ?).
Pour toutes ces raisons, je renouvelle mon appel à une prise de position des adhérentes de la CLF en faveur de Ségolène Royal dès le premier tour.
Evelyne Rochedereux Présidente de CIBEL membre de la CLF
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11.04.2007
Ariane MNOUCHKINE vote pour Ségolène Royal
Pour Ségolène Royal
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Je voudrais vous parler de sentiments. Car lors d’une élection présidentielle, et pour celle-ci bien plus que pour toute autre, il s’agit aussi de sentiments. Il s’agit d’étonnement d’abord, d’espoir, de confiance, de méfiance, de craintes, et de courage aussi. Il s’agit surtout, je crois, d’un sentiment de genèse. Je n’ai jamais cru que la Genèse fut terminée. Petite fille, je pensais même que, une fois grande personne, je serais fermement conviée à y participer. Et comme, à l’époque, aucun adulte autour de moi ne s’est cru autorisé à me détromper, je le pense toujours.
Certains hommes, certaines femmes, savent mieux que d’autres nous rappeler à notre droit et à notre devoir de contribuer à cette genèse, à cette mise au monde d’un meilleur monde. D’un meilleur pays, d’une meilleure ville, d’un meilleur quartier, d’une meilleure rue, d’un meilleur immeuble. D’un meilleur théâtre.
Mieux que d’autres, par leur détermination, leur ferveur, leur sincérité, leur intelligence, leur audace, ils nous incitent à entamer ou à reprendre avec joie un combat clair, juste, urgent, possible. Modeste pour les uns, gigantesque pour les autres, mais possible.
Pour libérer cet élan, il ne doit y avoir chez les prétendants aucune faconde, aucune forfanterie, aucune vulgarité de comportement, aucun mépris de l’adversaire. Aucune enflure pathologique de l’amour du moi. Aucune goinfrerie. Aucune clownerie de bas étage, aucun double langage. Aucune mauvaise foi. Non, il doit y avoir une terreur sacrée. Oui. Ils doivent être saisis d’une terreur sacrée devant le poids écrasant de la responsabilité qu’ils ambitionnent de porter, devant l’attente du peuple dont ils quémandent le suffrage avec tant d’insistance. Oui, il faut qu’ils tremblent de la terreur de nous décevoir. Or, pour cela, il leur faut de l’orgueil. Car, sans orgueil, pas de honte. Pas de vergogne.
Que de fois, ces jours-ci, je me suis exclamée: «Oh! Il est vraiment sans vergogne, celui-là.» Eh bien, moi, j’espère, je crois, je sais que Ségolène Royal a de la vergogne et donc qu’elle est capable de grande honte si, une fois élue, elle ne réussissait pas à nous entraîner tous et chacun, où que nous soyons, du plus important des ministères jusqu’à la plus humble classe de la plus petite école de France, dans cet herculéen travail qui nous attend et qui consistera à recoudre, à retisser même par endroits, et à poursuivre la formidable tapisserie qu’est la société française. Cet imparfait, cet inachevé mais si précieux ouvrage que, par pure, ou plutôt par impure stratégie de conquête du pouvoir, Nicolas Sarkozy et ses associés s’acharnent à déchirer.
Donc, contre la pauvreté, contre le communautarisme, pour la laïcité, pour la rénovation de nos institutions, contre l’échec scolaire, et donc pour la culture, pour l’éducation et donc pour la culture, pour les universités, pour la recherche, et donc pour la culture, pour la préservation de la seule planète vivante connue jusqu’à ce jour, pour une gestion plus vertueuse, plus humaine, donc plus efficace des entreprises, pour l’Europe, pour une solidarité vraie, qu’on pourrait enfin nommer fraternité et qui ne s’arrêterait pas à une misérable frontière mais s’étendrait bien au-delà de la mer, bref, pour une nouvelle pratique de la politique, c’est un immense chantier que cette femme, eh oui, cette femme, nous invite à mettre en œuvre. Et moi, je vote pour ce chantier, donc je vote pour Ségolène Royal.
Son adversaire surexcité veut nous vendre, nous fourguer un hypermarché, un vrai Shopping Paradise —très bien situé, remarquez, juste en face de la caserne des CRS, elle-même mitoyenne du nouveau Casino des Jeux concédé à ses amis lorsqu’il était ministre — tandis qu’un troisième… celui-là, à part être président, j’ai du mal à comprendre ce qu’il veut pour nous. Une hibernation tranquille, peut-être ? Pendant ce temps, celui que bien imprudemment certains s’obstinent à classer quatrième alors qu’il y a cinq ans… vous vous souvenez?
Ô! Nos visages blêmes, nos mains sur nos bouches tremblantes et nos yeux pleins de larmes. Ô ce jour-là nos visages… les avons-nous déjà oubliés ? L’horreur de ce jour-là, l’avons-nous déjà oubliée? La honte de ce jour-là? Voulez-vous les revoir, ces visages? Moi, non.
Voilà pourquoi, même si je respecte leurs convictions, et en partage plus d’une, je ne veux pas que ceux qui pratiquent l’opposition radicale, jusqu’à en prôner la professionnalisation durable, nous entraînent dans leur noble impuissance.
Voilà pourquoi je pense que nous, le soir, dans nos dîners, devons cesser nos tergiversations de précieux ridicules. C’est du luxe. Un luxe insolent aujourd’hui. Beaucoup dans ce pays ne peuvent se le payer. Ils souffrent. Ils sont mal-logés, ou pas logés. Ils mangent mal. Ils sont mal soignés, ne connaissent pas leurs droits, donc n’ont droit à rien. Ni lunettes, ni dents, ni vacances, ni outils de culture. Leurs enfants n’héritent que de leur seule fragilité. Ils souffrent. Ils sont humiliés. Ils ne veulent pas, ils ne peuvent pas, eux, passer un tour. Encore un tour. Jamais leur tour.
Alors, dépêchons-nous. Il y a du monde qui attend. Allons-y, bon sang! Il n’y a plus une minute à perdre. Cette femme, eh oui, cette femme porte nos couleurs, elle les porte vaillamment, courageusement, noblement. Et quand je dis couleurs, je ne parle pas des seules trois couleurs de notre drapeau. Je parle des couleurs de la France, celle que j’aime, celle de la citoyenneté vigilante, de la compassion pour les faibles, de la sévérité pour les puissants, de son amour intelligent de la jeunesse, de son hospitalité respectueuse et exigeante… Je parle des couleurs de l’Europe à qui nous manquons et qui nous manque. Voilà pourquoi je vote pour les travaux d’Hercule, je vote pour Ségolène Royal, et je signe son pacte.
• Ariane Mnouchkine •
J'ai lu ce texte le 5 avril, dans le cadre de la soirée Avant qu'il ne soit trop tard : vingt-deux personnes y ont pris la parole pour expliquer leurs raisons de voter pour Ségolène Royal dès le premier tour de l'élection présidentielle.
15:29 Publié dans Culture - Enseignement - Sports | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, royal, ps, 2007, présidentielles
29.03.2007
BHL soutient Ségolène Royal
Bernard-Henri Lévy rallie
Ségolène Royal
NOUVELOBS.COM | 10.04.2007 | 07:18
L'intellectuel trouve la candidate socialiste "courageuse", avec du "cran" et "du caractère". Nicolas Sarkozy a, selon lui, "franchi la ligne jaune" après ses propos "inacceptables" sur la pédophilie et le suicide.
L'intellectuel Bernard-Henri Lévy a déclaré lundi 9 avril qu'il voterait pour "Ségolène Royal au premier tour" de la présidentielle, accusant Nicolas Sarkozy d'avoir "franchi" la "ligne jaune".
"Je voterai Ségolène Royal au premier tour et j'espère au deuxième tour", a-t-il expliqué lors de l'émission "Le Franc Parler", sur I>télé et France-inter, en soulignant qu'il trouvait la candidate socialiste "courageuse", avec du "cran" et "du caractère".
En revanche, a ajouté l'écrivain, "il y a des choses chez Nicolas Sarkozy qui me semblent aujourd'hui -et je le dis avec tristesse- proprement irrecevables, proprement inacceptables"
"Pour moi, il a franchi cette ligne jaune dont j'ai consacré ma vie à dire qu'elle devait être tracée et respectée", a-t-il poursuivi, en dénonçant notamment les récents propos tenus par le candidat de l'UMP à la présidentielle. "Nous dire qu'il y a une prédisposition à la pédophilie", "une prédisposition au suicide", que "la génétique décide, ça n'est pas supportable".
"Ligne jaune"
"Dans d'autres cas, on se disait: 'c'est de la tactique, c'est du machiavélisme, il est en train d'aller pêcher les voix de Le Pen'. Là, non (...) c'est quelque chose qu'apparemment il pense et je crois qu'une ligne jaune a été franchie", a conclu Bernard-Henri Lévy.
Dans un entretien avec le philosophe Michel Onfray paru récemment dans le mensuel Philosophie Magazine, Nicolas Sarkozy a soutenu que la pédophilie est une pathologie présente dès la naissance et que le suicide a des causes génétiques: "J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1.200 ou 1.300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. (...) Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense". (AP)
12:30 Publié dans Culture - Enseignement - Sports | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ségolene, royal, ps, 2007, présidentielles
28.03.2007
Les dix propositions pour la culture
1/ Permettre à chaque élève d’avoir accès à l’histoire des arts, aux pratiques culturelles et à l’éducation à l’image, aussi bien à l’école, qu’au collège et au lycée.
2/ Réduire ce que l’on appelle la fracture numérique en permettant à chacun d’accéder à Internet, dans les lieux publics notamment. Protéger les auteurs à l’heure du numérique en défendant leurs droits et en organisant une véritable concertation sur l’avenir du droit d’auteur à l’ère d’internet.
3/ Soutenir le spectacle vivant par un plan sur 5 ans en réorganisant le système des aides publiques et en clarifiant les responsabilités de chacun. Pérenniser un système équitable de soutien aux intermittents du spectacle par la défense des métiers artistiques et techniques du spectacle.
4/ Soutien massif aux PME innovantes dans le domaine culturel et les médias : un crédit d’impôt pour soutenir l’emploi dans les entreprises culturelles qui développent des nouveaux talents ; renforcer les fonds propres des producteurs artistiques indépendants, par des mécanismes analogues à ceux des SOFICA.
5/ Défendre le Livre, fondement essentiel de la culture, par une politique de soutien renouvelée à la lecture, par la défense de la librairie indépendante (extension de la loi Sueur pour le cinémas d’art et essai aux librairies de proximité) et par une politique ambitieuse de numérisation.
6/ Réactiver le marché de l’art contemporain, notamment par des mesures fiscales adaptées et développer une politique d’ouverture d’ateliers sur tout le territoire pour encourager l’accueil et la résidence des artistes.
7/ Lancer un plan de sauvegarde du patrimoine historique, industriel et monumental mis à mal ces dernières années.
8/ Promouvoir la langue française dans le monde car elle a une histoire et une géographie, en renforçant les lieux de son expression et en réorientant notre système d’interventions culturelles à l’étranger.
9/ Garantir la pérennité des systèmes d’aides au cinéma en protégeant tout particulièrement le cinéma indépendant et en facilitant sa diffusion dans les salles.
Donner la capacité aux collectivités locales d’investir au cœur des villes pour préserver et défendre les cinémas d’art et essai.
10/ Assurer un véritable pluralisme de l’audiovisuel et de la presse qui passe par de nouvelles règles anti-concentration, par une refonte des systèmes d’aides, par une nouvelle autorité de régulation de l’audiovisuel et par la refonte d’un système fort indépendant, correctement financé, qui assure ses missions de soutien à la création et à la promotion de la culture.
"La culture est exceptionnelle, elle tient du miracle dans un monde obnubilé par la course à la rentabilité immédiate."
Ségolène Royal en meeting à Nantes.
"Mon voeu le plus cher est de voir la France retrouver le souffle culturel du 10 mai 1981, c'est possible, c'est une des missions indispensables de la France, qui a reculé dans sa culture".
"Pour moi, la culture est un combat social qui n'a jamais été autant d'actualité qu'aujourd'hui. Nous devons apporter de nouvelles sécurités, l'accès à la culture est un moment fondateur pour que tout le monde retrouve ses sécurités de base", ajoute Ségolène Royal célébrant la culture "comme force émancipatrice".
Elle déplore "le désengagement de l'Etat depuis cinq ans" sur le plan culturel et estime que "l'Etat doit être le garant du lien social culturel". "La reconstruction" de ce lien social "est un enjeu majeur pour que la France se relève", la culture "est un levier extraordinaire dans tous les champs de l'action collective".
"Je veillerai à ce que l'Etat donne à la culture les moyens de créer et de diffuser sur tout le territoire", car "si les replis sur soi continuent, ce sera très difficile de remonter la pente".
Citant Victor Hugo, Jean-Paul Sartre, Samuel Beckett mais aussi Ariane Mnouchkine, elle appelle les acteurs du monde culturel à se retrouver en première ligne pour "ce combat majeur".
"La culture est exceptionnelle, elle tient du miracle dans un monde obnubilé par la course à la rentabilité immédiate", rappelle-t-elle avant de décliner les dix propositions de son pacte présidentiel en matière culturelle.
Elle développe longuement la réintroduction de l'histoire des arts à l'école et rend hommage aux intermittents du spectacle: "Je veux que vous retrouviez votre dignité".
"La reconquête de son espace culturel, la France doit le faire pour retrouver sa place dans le monde, pour pousser en avant le dialogue entre les peuples", explique la candidate socialiste devant plusieurs centaines de personnes réunies dans les anciennes usines de la biscuiterie Lu transformées en centre culturel.
Parmi eux, l'actrice Jeanne Moreau, le metteur en scène Bernard Murat, les musiciens du groupe sénégalais Touré Kunda, le violoniste Didier Lockwood, l'écrivain Erik Orsenna, la chanteuse Juliette, le directeur du cabaret Les trois maillets Jacques Boni, la journaliste Laure Adler.
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22.03.2007
Mazarine Pingeot avec Ségolène Royal
"Oui, je soutiens Ségolène Royal", déclare Mazarine Pingeot, fille de François Mitterrand, dans un entretien publié ce mercredi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France".
"C'est d'abord l'évidence puisqu'elle est la candidate de mon parti", explique la fille de l'ancien président. "Je l'ai aussi choisie pour son indépendance d'esprit, la force de son caractère, sa persévérance et son égalité d'humeur, l'indifférence au qu'en-dira-t-on, aux attaques, et son courage enfin".
Mazarine Pingeot estime que "le procès en incompétence" intenté à la candidate socialiste "a un fond machiste". "Il serait bien qu'une femme puisse enfin accéder à la fonction présidentielle", observe-t-elle.
Quant à Nicolas Sarkozy, elle confie que "son manque de maîtrise, son côté chien fou et ses tentations d'extrémisme (l)'inquiètent", et juge "absurde" la tentation de voter François Bayou pour certains socialistes. "Le risque d'un 21 avril bis existe toujours", souligne-t-elle.
Source : AP
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