18.06.2007

Les résultats du 2nd tour des législatives

e32613a883c1090415c91bffa1d719b7.jpgUn bon score au niveau national, avec une progression des députés PS : 314 sièges pour l'UMP, 185 pour le PS (chiffres définitifs de l'Intérieur)

                            

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   PARIS, 18 juin 2007 (AFP) - L'UMP a obtenu dimanche la majorité absolue des sièges à l'Assemblée nationale avec 314 sièges, le Parti socialiste recueillant 185 sièges, selon les chiffres définitifs du ministère de l'Intérieur.
    Le Parti communiste obtient 15 sièges, les Radicaux de gauche 7 sièges, les divers gauche 15 sièges et les Verts 4 sièges.
    Le Modem remporte 3 sièges.
    Les députés soutenus par la majorité présidentielle sont 22 et les divers droite 9. Le MPF a un siège.
    Un député a été élu sur une liste régionale et un autre a l'étiquette divers, indique le ministère.
    Le taux d'abstention est de 40,01%.
    jlp/ha/hg
        AFP

Un excellent score au niveau parisien, y compris dans le centre de Paris 

Candidats Résultat Statut
BILLARD Les Verts 54,25 Elu
LEGARET UMP 45,75 -
 
Blancs ou nuls (en % des votes exprimés) 1,91 %
Taux de participation 59,98 %

 

Législative: la gauche parisienne crie victoire avec un siège supplémentaire

   PARIS, 17 juin 2007 (AFP) - La gauche parisienne sort vainqueur du second tour des élections législatives, avec 13 mandats de députés sur 21, soit un de plus que lors de la législature qui vient de s'achever.
    A l'Hôtel de Ville, le maire de Paris Bertrand Delanoë s'est déclaré "pleinement heureux que la gauche soit largement majoritaire à Paris".
    Dans l'Assemblée nationale sortante, la gauche (PS et Verts) avait 12 députés sur 21 et l'UMP 9.
    La bataille gauche-droite avait été indécise au premier tour avec cinq députés UMP réélus dès le 10 juin. Elle a été particulièrement âpre notamment
dans l'emblématique 8ème circonscription (XIIe arrondissement), déterminante pour les prochaines municipales, où l'avocat UMP Arno Klarsfeld a été nettement battu (44,1%) par la socialiste Sandrine Mazetier (55,9%). Pour l'emporter en mars 2008, il faut gagner le XIIe arrondissement qui donne 10 conseillers municipaux. La 8ème circonscription avait toujours voté à droite aux législatives depuis 1958, bien qu'ayant porté une maire socialiste à sa tête en 2001.
    Autre duel,
dans la 1ère circonscription, la députée sortante (Verte) Martine Billard l'a emporté (54,3%) devant Jean-François Legaret (UMP), 45,7%. En 2002, elle ne l'avait emporté que de 658 voix. Les électeurs de Mario Stasi (MoDem) ont semblé se reporter sur Martine Billard bien qu'aucune consigne de vote n'ait été donnée.
    Outre ces victoires, Bertand Delanoë a salué "le très beau score" de la socialiste Lyne Cohen-Solal (47,3%)
dans la 2ème circonscription contre l'indéboulonnable Jean Tiberi (52,7%) réélu pour la 11ème fois.
    Il a noté aussi le bon score de sa première adjointe Anne Hidalgo (43,3%)
dans la 13ème circonscription (XVème sud) face à l'ancien ministre UMP Jean-François Lamour (56,7%). Il a cependant mis un bémol en regrettant que les Parisiens n'aient pas plus voté.
    Au second tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait remporté 50,19% des voix devant Ségolène Royal 49,81%.
    Françoise de Panafieu, candidate UMP à la mairie, a admis que "la gauche a limité la poussée de la droite au premier tour", estimant que "la France est un pays modéré qui n'aime pas les tsunamis de droite ou de gauche".
    Alors que les candidats du MoDem n'avaient pas donné de consigne de vote à Paris, leurs électeurs se sont davantage tournés vers les candidats de gauche lors de ce second tour, ce que Mme de Panafieu a constaté.
    En novembre 2006, Françoise de Panafieu avait déclaré que les élections législatives devaient "constituer une première secousse pour faire vaciller sur son socle de certitudes et d'arrogances la statue du maire de Paris".
    Le maire socialiste de Paris, qui selon toute vraisemblance devrait se représenter aux prochaines municipales, a cepen
dant pris soin de préciser qu'il ne confondait pas les élections nationales et locales. Mais nul doute que ces législatives sont très "prometteuses" pour lui.
    jmg/pn/lby/def
        AFP

 

Les électeurs de gauche au rendez-vous : réactions

b1f8a9722d2f3676c33e83f6bb348bdf.jpgSégolène Royal a jugé dimanche soir que "la dynamique de l'élection présidentielle s'est prolongée". Lors d'un discours de quelques minutes depuis son fief de Melle (Deux-Sèvres), l'ancienne candidate a cité les "défis à relever" par le Parti socialiste s'il veut "continuer le travail d'imagination" initié pendant la campagne présidentielle.

Mme Royal a estimé que les Français "ont voulu par leur vote donner un sens à la République, une liberté démocratique avec une vraie force d'opposition constructive. Le mouvement et la dynamique de l'élection présidentielle s'est prolongé. Entre les deux tours, il y a eu une prise de conscience. L'opposition aujourd'hui à la tâche de surveiller, de protéger et aussi de proposer".

Les électeurs "attendent de nous de continuer le travail d'imagination pour répondre aux défis de ce siècle et aux urgences quotidiennes. Le travail commencé doit être poursuivi", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a donné l'impression de préparer sa motion du prochain congrès du Parti socialiste, citant les "quatre défis à relever" par le PS, ainsi que les propositions qu'il doit faire: "le défi du travail pour tous et du pouvoir d'achat", "la lutte contre le réchauffement climatique", "l'invention de nouvelles relations Nord-Sud", "la diminution de la dette".

Elle a souhaité une "opposition" qui pèse sur "le bon fonctionnement des institutions", qui "veille au renforcement de la démocratie" et "à la mise en place de la démocratie participative". "C'est tout cela la nouvelle frontière de la gauche (...) Le travail continue, les socialistes unis et rassemblés vont montrer qu'ils en sont capables", a conclu Ségolène Royal.

Source : AP

Ségolène Royal, ex-candidate socialiste à la présidentielle : Les électeurs ont souhaité "une vraie force d'opposition constructive. Entre les deux tours, il y a eu une prise de conscience. L'opposition va peser pour un bon fonctionnement des institutions"

Elle sera "candidate au poste de Premier secrétaire du parti [si son] projet de rénovation est majoritaire" (Information divulguée dimanche 17 juin, et qui apparaît dans un livre intitulé "Les coulisses d'une défaite", à paraître mercredi, où elle annonce aussi sa séparation d'avec François Hollande).

François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste : "Nos concitoyens ont entendu installer une force face aux nouveaux pouvoirs permettant l'équilibre et le contrepoids indispensables en démocratie. Et ils ont voulu aussi exprimer un doute voire une crainte à l'égard des premières mesures injustes du gouvernement de François Fillon et notamment l'annonce de cette TVA sociale et les franchises médicales. Ils ont aussi réprouvé la méthode qui consiste avant les élections à ne pas avouer clairement les intentions du nouveau pouvoir. La vague bleue annoncée qui devait déferler n'a donc pas eu lieu. Il y aura dans la prochaine assemblée et tant mieux de la diversité et du pluralisme, c'est bon pour le pays". (Déclaration, dimanche 17 juin)

"Nous, l'opposition, allons tous les six mois faire une évaluation de la politique gouvernementale, sur quatre sujets majeurs : le pouvoir d'achat, l'emploi, combien il y a eu de créations d'emploi, les comptes publics et la sécurité et les violences".

Laurent Fabius, ancien Premier ministre socialiste a salué "un rebond spectaculaire du Parti socialiste et de la gauche" (Sur TF1, dimanche 17 juin)

"Il va falloir refonder le Parti socialiste" en abordant "d'abord les questions de fond"

Elisabeth Guigou, ancienne ministre socialiste : "Les Françaises et les Français n'avaient pas voulu donner tous les pouvoirs à Nicolas Sarkozy"

Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, le Parti socialiste doit "tourner la page d'un certain passé. Rien ne sera plus comme avant au parti socialiste".

Bertrand Delanoë, maire socialiste de Paris : Le score du Parti socialiste ne le dispense pas "de son devoir d'unité"

Martine Aubry, maire socialiste de Lille : "Les Français ont compris depuis cinq semaines que ce qui les attendait n'est pas ce qu'ils avaient cru, même si le gouvernement avance masqué, le masque commence à tomber et les Français commencent à prendre conscience de la réalité. Les salariés ont compris que ce n'était pas l'augmentation des salaires qui était l'objectif du gouvernement, ils ont aussi compris que l'objectif de Nicolas Sarkozy n'était pas de les rendre tous propriétaires mais de donner des avantages fiscaux à ceux qui étaient déjà les plus riches, comme d'ailleurs en ce qui concerne les droits de succession"

Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes, s'est dit "favorable à ce que Ségolène Royal prenne des responsabilités" à la tête du PS

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), s'est réjoui de ce que "le sursaut attendu est au rendez-vous. La Gauche a su se mobiliser et se rassembler, pour exercer un contre-pouvoir efficace à l'Assemblée nationale. Avec un groupe féminisé, les Radicaux y prendront toute leur part".

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste : "C'est un très bon résultat pour le Parti communiste"

"Il faut qu'il y ait un débat à gauche, mais pas un débat d'appareil, d'état-major. Un débat populaire dans chaque commune, dans chaque village, dans les entreprises, dans les quartiers de toute la gauche, et pour notre part ce que vous attendez du Parti socialiste. Il faut que chaque organisation tire les enseignements de cette période et se questionne sur ses propres objectifs, sur sa propre démarche, mais nous avons besoin d'un débat populaire. Nous allons pouvoir à partir de cette force à l'Assemblée nationale lancer un grand débat à gauche pour réveiller la gauche, pour que de nouveau la gauche mène le combat d'une véritable alternative".

Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) : "L'idée de la TVA anti-sociale a été rejetée massivement"

La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) : Les résultats "atténuent la vague bleue annoncée. Même si l'abstention et l'absence de toute proportionnelle enlèvent toute réelle représentativité à l'assemblée élue. Une nouvelle fois une partie de l'électorat de gauche des quartiers populaires ne s'est pas déplacée. Visiblement, l'annonce des premières attaques sociales du gouvernement, notamment la TVA sociale et la franchise médicale, ont poussé de nombreux électeurs à donner un premier avertissement au gouvernement. La véritable opposition sera dans les luttes. Sarkozy et Fillon ne méritent aucun état de grâce. Il est temps que les salariés disposent d'un parti aussi fidèle à leurs intérêts que l'UMP l'est à ceux du Medef. La LCR consacrera tous ses efforts dans les mois qui viennent à ce qu'un tel parti anticapitaliste voit le jour rassemblant tous ceux et toutes celles qui veulent que s'affirme une gauche de combat".

Noël Mamère, député-maire Verts de Bègles : "Je pense qu'il faut que nous acceptions l'ouverture qui nous est proposée par Mme (Marie-George) Buffet, que nous siégions à côté du PCF et d'autres forces de la gauche pour avoir un groupe autonome à l'Assemblée nationale, autonome du Parti socialiste. Quatre (députés verts), c'est mieux que rien, mais ça ne peut pas nous satisfaire quand on sait le poids de nos idées aujourd'hui. Nous avons toujours réclamé l'introduction de la proportionnelle".

Christian Paul, député socialiste de la Nièvre : Le "PS anesthésié n'attire plus les Français" et "la question de sa survie est posée. Les Français, ils nous l'ont dit dans ce second tour, nous donnent encore une chance. Le PS doit enfin se mettre au travail. La rue de Solférino est devenue 'la rue des boutiques obscures', où clans et tribus s'affrontent et se neutralisent sans d'autres enjeux que le pouvoir des uns au prix de l'éradication des autres. Le PS a fait le plein de leaders, mais pour le leadership des idées, il a fait le vide".

Manuel Valls, député socialiste sortant : "Ce vote est d'abord une immense exigence de renouvellement pour nous. Le fait que nous ayons plus de 200 députés va amener de nombreux jeunes et nouveaux parlementaires, hommes et femmes, du côté socialiste. Cela permet aussi de montrer un autre visage du PS. Nous avons une véritable opposition et des fondements pour reconstruire; ce que les Français attendent"

Jean-Paul Huchon, président socialiste de la Région Ile-de-France : "C'est la méthode du gouvernement qui est en cause. Est-ce qu'on doit mener le projet de Nicolas Sarkozy à toute allure dans tous les sens en faisant toutes les réformes en même temps au risque de trouver des désordres et des incompréhensions comme on l'a vu sur la TVA sociale ? La réponse des Français a été (...) d'une intelligence confondante. Le PS doit aller vers les Français, vers le corps social, les associations, les gens qui ne sont pas de chez nous. On peut penser à quelque chose comme les états généraux pour faire émerger ce qu'est le pays réel et le socialisme réel"

Gaëtan Gorce, secrétaire national du Parti socialiste, appelle à un "changement de direction" à la tête du parti

Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, estime que si "le PS n'est pas rénové très largement", il sera battu aux élections municipales de 2008.

Michel Laurent, membre de la direction du Parti communiste français : "La démocratie exige que leur voix puisse être entendue demain à l'Assemblée par la reconnaissance d'un groupe des députés communistes et apparentés. La résistance à ce qui était présenté comme une 'vague bleue' irrésistible a été bien plus forte que prévue. [Le président de la République et le gouvernement] ne peuvent pas conclure de ces élections que le soutien des Français leur est acquis et qu'ils ont maintenant les mains libres pour réaliser les rêves de la droite décomplexée et du grand patronat".

Source : Nouvelobs.com

 

15.06.2007

Martine Billard, candidate aux législatives

                                                           

 

Au cœur de Paris, faisons gagner

la gauche et l’écologie

511c2881902f32e175bfdf388eb7f507.jpg  DANS LE CENTRE DE PARIS, NOTRE CANDIDATE

                                        EST MARTINE BILLARD (LES VERTS) medium_MBillard_par_Dahmane.jpg

    AVEC COMME SUPPLEANT LE MAIRE PS DU  3ème,

                            PIERRE AIDENBAUM medium_pierre.2.jpg

 

 

 


 

le site de la candidate : http://www.martinebillard2007.org/

 

Un message de Martine Billard aux habitants de la circonscription

Quand JF Legaret s'introduit par effraction chez les électeurs

 

Nous sommes maintenant à deux jours du deuxième tour de scrutin pour l'élection législative. Le candidat de l'UMP, parti sûr de lui il y a quelques semaines, fait maintenant feu de tout bois, visiblement moins assuré de sa victoire. Il a même engagé une société de marketing pour appeler systématiquement les électeurs qui apprécient très peu ces pratiques intrusives dans leur vie privée comme ils me le font savoir depuis hier.

 

A défaut d'arguments politiques, il en est maintenant à l'invective personnelle et multiplie les calomnies à mon encontre, notamment dans son message téléphonique.

 

Je vous appelle donc toutes et tous à vous mobiliser et à convaincre les hésitants d'aller voter dimanche pour une candidate dont la conception de la politique se base sur le débat d'idées, sur l'intégrité et sur le respect des personnes.

Faites circuler sur vos listes, dans vos réseaux, aux habitants de la circonscription, ce message. Merci

Martine Billard
<http://www.martinebillard2007.org/>

Pour télécharger le tract de la candidate :

TRACT5 RECTOBis.pdf

TRACT5 VERSOBis.pdf

TRACT6 INTERIEUR.pdf

TRACT6 EXTERIEUR.pdf

Les résultats du 1er tour dans la 1ère circonscription de Paris :
 
Candidats Résultat Statut
LEGARET Union pour un Mouvement Populaire 39,67 Ballotage
BILLARD Les Verts 37,09 Ballotage
STASI UDF-Mouvement Démocrate 13,47 -
DELCHER Front national 2,12 -
ZALCMAN Communiste 2,04 -
ADAM Extrême gauche 1,73 -
DI GIULIO Divers 0,78 -
VERON Divers droite 0,65 -
NORTH Divers droite 0,55 -
CASABONNE Divers 0,47 -
MENARD Divers gauche 0,36 -
HANRYON Extrême gauche 0,33 -
BISELX Extrême droite 0,26 -
THOORIS Extrême gauche 0,25 -
RUBINSTEIN-CARRERA Extrême gauche 0,24 -
DE PONS Divers 0,00 -
 
Blancs ou nuls (en % des votes exprimés) 0,80 %
Taux de participation 62,74 %
 

 
Martine Billard et Pierre Aidenbaum
 
vous invitent au meeting du Jeudi 7 Juin
 
à 18h30

    A l' espace des Blancs Manteaux

48 rue Vieille du Temple (4e)

Avec Dominique Bertinotti, Maire du 4e arrondissement

et la participation de :

Jean Bernard Bros (président du PRG paris)

Jean Pierre Mignard (avocat)

Benoît Filippi représentant des mouvements de lutte pour le logement

Anne-Laure Barbe représentante RESF

En présence de:

Alain Le Garrec, conseiller de Paris et conseiller du 1er arrt

Jacques Boutault, Maire du 2e arrt

Sylvie Wieviorka, première adjointe du 2e arrt

Pierre Schapira, député européen Adjoint au Maire de Paris et du 2e arrt

Camille Montacié, première adjointe du 3e arrt

Christine Frey, conseillère du 3e arrt

François Longérinas, adjoint au Maire du 3e arrt

Corine Faugeron, conseillère du 4e arrt

Fréderic Fredj ,adjoint au Maire du 4e arrt



Débat, mardi 5 juin à 19h30
La culture a-t-elle encore droit de cité ?


Théâtre Dejazet
41, bd du Temple (3e) – métro République

avec
Jean-Michel Ribes, auteur, metteur en scène, cinéaste
Philippe Besson, écrivain
Jean Bouquin, directeur du Théâtre Dejazet

                                               

LUNDI 28 MAI rendez-vous à 17h30 au 32 rue des Archives

(4è, au coin de la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, Mo Hôtel-de-Ville),

pour un apéro-débat "contre l'homophobie et pour l'égalité des droits

(Pacs, mariage, lutte contre les discriminations)", avec

Martine Billard, députée de Paris 1er - 2e - 3e - 4e arrt

Pierre Aidenbaum, maire du 3e, suppléant

Noël Mamère, député-maire de Bègles.

Avec le soutien de:

Pierre Aidenbaum, maire du 3e arrondissement ;

Eddie Aït, Secrétaire nationale du PRG aux questions LGBT ;

Flora Bolter, militante associative et socialiste du 3e ;

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement ;

Emmanuelle Cosse, journaliste ;

Didier Eribon, philosophe ;

Jackie Fougeray, directeur de la publication d'Illico ;

Corine Faugeron, conseillère du 4e arrondissement ;

Christine Frey, maire adjointe du 3e ;

Eric Garnier, coprésident de l'APGL ;

Christophe Girard, adjoint au maire de Paris ;

Fabrice Keranguyader, PRG-Paris Centre ;

Alain Le Garrec, conseiller de Paris du 1er ar. ;

Noël Mamère, député-maire de Bègles ;

Caroline Mécary, avocate au barreau de Paris ;

Pascale Ourbih, comédienne ;

Victoire Patouillard, militante associative Act Up Paris et C'est l'Bouquet ! ;

Emmanuel Pierrat, avocat et écrivain ;

Pierre Schapira, député européen, adjoint au maire de Paris ;

Pierre Serne, coresponsable de la Commission LGBT des Verts ;

Louis-Georges Tin, initiateur de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie (IDAHO) ;

François Vauglin, délégué national du PS chargé des questions LGBT

  Une élue bien notée à l'Assemblée

Martine Billard (Verts), 54 ans, bibliothécaire. Membre de la commission
des affaires culturelles, familiales et sociales ENTRÉE en politique en
1968 et chez les Verts en 1993, Martine Billard a axé l'essentiel de son
mandat sur la question des exclusions et des discriminations (logement,
précarité, chômage, homophobie, immigration, populations carcérales), et
de l'environnement (OGM, lutte contre la pollution, effet de serre).
Cette femme qui met souvent en avant son parcours de salariée dans le
privé s'est aussi intéressée de près à Internet, ferraillant contre une
loi qu'elle estimait favorable aux majors et peu aux auteurs. Elle a
milité contre les ventes à la découpe et pour le droit au logement
opposable. Localement, elle s'est également battue pour les emplois
publics, notamment autour de l'Hôtel-Dieu et de la Poste, dont le bureau
Beaubourg est fermé depuis neuf mois. Sur les 47 propositions de loi
dont Martine Billard est auteur ou cosignataire, la plupart émanent des
députés verts de l'assemblée. On note aussi celles de députés UMP
portant sur le sujet consensuel de la fin de vie, et sur celui qui l'est
moins de la lutte contre la corrida. « L'Express » du 28 septembre 2006
avait noté les députés selon le nombre d'interventions en séance entre
le 1 e r janvier 2004 et la mi-mai 2006. Martine Billard arrive 13 e sur
577 avec 152 occurrences. Un joli score.
Le Parisien , lundi 21 mai 2007

14.06.2007

Ségolène partout sur le terrain !

 Avec Lyne Cohen Solal qui affronte Jean Tibéri dans le 5ème :http://www.parti-socialiste.tv/?id=918
 
 

SRMD

A Bordeaux avec Michèle Delaunay

"Dès que les élections seront passées, ce qui se prépare c'est une augmentation de 5% des impôts sur la consommation."


Ségolène Royal en déplacement à Toulouse.
 
Lors de sa rencontre avec les salariés de SFR en grève, Ségolène Royal déclare que dans la "décision d'augmentation du Smic, il n'y a aucun autre coup de pouce sur le pouvoir d'achat des salariés. En revanche, on sait que dès que les élections seront passées, ce qui se prépare c'est une augmentation de 5% des impôts sur la consommation".

Répondant aux interrogations de quelque 250 salariés de SFR, dont 1.900 emplois sont menacés, particulièrement à Toulouse et Poitiers, elle estime que leur mobilisation, "c'est une façon de dire non au recul de l'activité, non à la précarisation des contrats, non au recul du pouvoir d'achat".

Concernant le second tour des élections législatives, Ségolène Royal affirme que "la gauche est en train de construire des digues contre le tsunami bleu. C'est important pour tous les Français que la République soit équilibrée et que la démocratie respire. J'en appelle à tous les démocrates, tous les républicains de progrès, qui pensent qu'en effet la République doit respirer et la démocratie fonctionner. Il ne doit pas y avoir de cumul de tous les pouvoirs entre les mêmes mains".

Venue soutenir les quatre candidates socialistes "courageuses, travailleuses et efficaces", en ballottage au second tour des législatives en Haute-Garonne, la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes remarque que "la France est le dernier pays d'Europe pour le nombre de femmes à l'Assemblée nationale".

Plus tôt dans l'après-midi, Ségolène Royal s'est rendue dans le quartier périphérique du Mirail où elle a été accueillie par plusieurs centaines d'hommes et de femmes. Elle s'est adressée "aux jeunes qui sont venus s'inscrire pour la première fois sur les listes électorales. Merci à eux pour cet élan civique qu'ils ont manifesté lors de l'élection présidentielle".

 

Ségolène Royal est venue soutenir Michèle Delaunay, candidate socialiste "pas virtuelle" aux législatives à Bordeaux, opposée à Alain Juppé, dont l'ex-candidate à la présidentielle n'a jamais cité le nom.

Sur la place de la Bourse, près de la Garonne, elle a dénoncé les "méthodes politiques d'un autre âge" du maire de la ville qui est également ministre de l'Ecologie et n'a pas caché qu'il remettrait son mandat à son suppléant en cas de victoire dimanche.

Au premier tour des législatives, l'ancien Premier ministre de droite a recueilli 43,73% des suffrages contre 31,36% à Michèle Delaunay.

"Quand on est candidat, c'est pour siéger à l'Assemblée nationale or, on le sait, le candidat de l'UMP démissionnerait immédiatement pour retourner sous les lambris dorés de son ministère", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes juchée sur un banc de pierre avec les candidats de gauche du département, dont le Vert Alain Mamère.

"Ce n'est pas conforme à ce que veulent les citoyens. Avec Michèle Delaunay, vous aurez une députée, une vraie, pas une députée virtuelle, une députée engagée", a-t-elle poursuivi. "Dimanche, tous les yeux seront tournés vers cette circonscription".

Elle a adressé son message à toute la gauche mais également "aux électeurs centristes pour que le pluralisme existe à l'Assemblée" et aux "électeurs démocrates et républicains qui pensent que la morale politique c'est que quand on est candidat à un mandat, c'est pour exercer ce mandat".

Voter pour la candidate socialiste, c'est également faire avancer la parité à l'Assemblée nationale, a fait valoir la première femme à avoir eu une chance d'accéder à l'Elysée.

Lundi soir, Ségolène Royal s'était emportée contre un reportage de France 2 sur l'élection à Bordeaux, dénonçant le fait que le nom de la candidate socialiste ne soit jamais cité. "C'est bien, vous vous connaissez son nom", a-t-elle plaisanté devant un demi-millier de personnes qui scandaient "Michèle députée !".

Dans une ville gérée depuis 60 ans par la droite, Ségolène Royal a obtenu plus de 54% le 6 mai.

"Je vous demande de transformer ce formidable résultat de l'élection présidentielle en victoire dimanche prochain", a-t-elle lancé à la foule après avoir parcouru les rues piétonnes de Bordeaux au côté de Michèle Delaunay.

Source : Reuters

c8e90ad7f84b8d761abecd7c10f25526.jpgSégolène Royal a martelé mardi dans sa région de Poitou-Charentes son appel à la participation de l'électorat de gauche au second tour des législatives, et s'est défendue d'avoir voulu semer le trouble au PS par son coup de téléphone à François Bayrou.

De Saint-Jean d'Angély (Charente-maritime) à Poitiers, en passant par Lezay (Deux-Sèvres) et Lusignan (Vienne), elle a apporté son soutien aux candidats qui ont de bonnes chances de l'emporter dimanche prochain, comme Catherine Quéré, Delphine Batho qui veut reprendre sa circonscription, ou Catherine Coutelle.

Notant qu'il manquait "sept millions d'électeurs" sur les 17 millions qui avaient voté pour elle le 6 mai dernier, elle a appelé ses partisans à "amplifier le travail de conviction pour assurer la victoire" et "empêcher la droite d'avoir tous les pouvoirs".

Devant la presse, elle est revenue sur son coup de téléphone au président de l'UDF, sa colère la veille sur France 2 et aussi sur la TVA sociale.

Sur son appel à François Bayrou, elle a indiqué qu'elle ne regrettait rien, ayant ainsi "mis les choses en mouvement". "Des candidats m'avaient demandé de le faire", confie-t-elle. Elle n'a pas semblé gênée par le fait qu'il ne lui ait pas répondu.

Elle a dit souhaiter aussi que "la politique soit de temps en temps simple comme un coup de fil". "Je souhaite que la vie politique se modernise et qu'on puisse téléphoner à des personnalités avec qui on va peut-être demain construire des convergences nouvelles", a-t-elle souligné.

Elle s'est considérée comme "dans (son) rôle" d'ex-candidate, bien différent de celui de chef du parti. Elle a assuré d'ailleurs, corroborant des déclarations du premier secrétaire du PS, que sa démarche ne créait "pas de divergence avec François Hollande".

Mardi soir, le Bureau national du PS, "unanime", n'en a pas moins refusé cette stratégie d'alliance avec le MoDem.

Sur la TVA sociale, elle a affirmé que le premier ministre François Fillon "a avoué que la TVA allait augmenter", demandant au président de la République de préciser le montant de cette hausse.

Pour les Français, a-t-elle affirmé, "c'est un impôt nouveau qu'ils vont découvrir après" et "une mauvaise action politique qui va enlever du pouvoir d'achat à ceux qui n'en ont pas beaucoup".

Interrogée par des journalistes, elle est revenue sur ses critiques lundi soir contre France 2, après la diffusion de deux reportages concernant les législatives.

"J'ai exercé ma liberté de parole sur le traitement de l'information", tout comme les journalistes "ont leur liberté", a-t-elle dit. Pour elle, "c'est important qu'il y ait une garantie d'une information objective, et on ne doit pas s'offusquer qu'une responsable politique comme moi ne reste pas muette face à un reportage qui présente cinq candidats battus d'avance avant même que les gens aient voté", a-t-elle dit.

Tout en rendant hommage au travail des journalistes, elle a dénoncé les liens entre "le système médiatique et les puissances d'argent", se disant favorable à des "comités d'éthique" tels que prévus par la loi.

Source : AFP

 

5a459fd7c0318971565b6dee4080287e.jpgSégolène Royal en tournée de campagne à Paris (REPORTAGE)   

   PARIS, 11 juin 2007 (AFP) - Ségolène Royal est repartie en campagne pour les législatives dès lundi matin, dans un tourbillon de caméras, allant soutenir des candidats de gauche dans deux circonscriptions symboliques de Paris.
    Au lendemain du premier tour, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle s'est relancée
dans la campagne aux côtés du Vert Yves Cochet dans la 11ème circonscription (XIVe arrondissement) et de la socialiste Sandrine Mazetier dans la 8ème (XIIème arrondissement).
    Le premier, député sortant, est arrivé en tête devant l'UMP Nicole Guedj (35,79% contre 34,03%), avec Marielle de Sarnez, numéro 2 du MoDem, en arbitre, avec 18,37% des voix mais non qualifiée pour le second tour.
    Quant à Sandrine Mazetier, elle arrive derrière l'UMP Arno Klarsfeld (35,76% contre 33,54%), avec 12,31% pour le candidat du MoDem Jean-François Pernin.
    Pressée de questions sur des discussions avec le MoDem, Ségolène Royal indique avoir déjà appelé François Bayrou pour lui laisser un message et proposer des discussions "circonscription par circonscription".
    "Ségolène, Ségolène!", crient des habitants du XIVe, où l'ex-candidate socialiste circule
dans une vaste cohue, accompagnée d'Yves Cochet et de son suppléant, le maire fabiusien de l'arrondissement Pierre Castagnou.
    Ce dernier souhaite que "la gauche se mobilise pour le deuxième tour".
Yves Cochet a pour sa part insisté sur les déclarations récentes de Mme de Sarnez, plaidant pour "la diversité, le pluralisme, la démocratie" à l'Assemblée nationale. "Sa pente naturelle devrait être de dire +pour la diversité, votons Cochet+".
    Mais Mme de Sarnez ne sera pas aussi claire, appelant quelques heures plus tard ses électeurs "à la défense du pluralisme", sans donner formellement de consigne de vote.
    Dans le XIIème, Ségolène Royal déambule en tenant par la main Sandrine Mazetier, "ma soeur". "Ca va les femmes ?", lance-t-elle à un groupe sur le trottoir. Et de faire scander : "pour Sandrine hip hip hip hourra!"
    Mme Mazetier multiplie les clins d'oeil au candidat MoDem Jean-François Pernin, "un démocrate" qui "a mené une campagne digne,
dans le respect des électeurs". Elle demande un débat public à son très médiatique adversaire UMP, qui avait refusé l'exercice avant le premier tour, lançant: "On verra entre les deux tours".
    Christophe Girard, adjoint au maire de Paris, poursuit la promenade avec la candidate. Ségolène Royal, elle, s'est éclipsée...
    chc/so/hg
        AFP

La socialiste Ségolène Royal à Nantes, le 4 juin 2007
© AFP
Ségolène Royal a affirmé jeudi soir vouloir "faire mentir tous les pronostics" qui annoncent une victoire écrasante de la droite aux élections législatives des 10 et 17 juin prochains.

"En avant pour la victoire dimanche prochain", a-t-elle clamé avec enthousiasme lors d'un meeting au Zénith de Lille (Nord), à trois jours du premier tour des législatives.

Devant quelque 1.500 militants et entourée des candidats nordistes, Ségolène Royal a demandé aux 17 millions d'électeurs et d'électrices qui ont voté pour elle à la présidentielle de "revenir vers les urnes" pour "faire respirer la démocratie".

"Tu as réconcilié une partie des classes populaires qui n'étaient pas au rendez-vous en 2002", a remercié Pierre Mauroy, l'ex-Premier ministre de la gauche, prenant la parole en dernier.

Ségolène Royal, vêtue d'un tailleur rouge, s'était voulue auparavant la représentante d'une "gauche grande, forte, généreuse", mais aussi "joyeuse et engagée". Pour elle, la gauche a changé au cours de cette campagne qui a permis "le renouvellement de notre pensée et de notre façon de faire".

L'ex-candidate à l'élection présidentielle a dénoncé l'"appétit insatiable" de Nicolas Sarkozy et sa "politique tristement, banalement conservatrice" qui promet, selon elle, une remise en cause du droit de grève. Avec lui, c'est "beaucoup pour ceux qui ont déjà beaucoup, un peu pour ceux qui ont peu, et rien pour ceux qui n'ont rien".

Elle a rejeté en bloc le programme social, fiscal ou éducatif du président. A l'instar de Razzye Hammadi, président du Mouvement des jeunes socialistes, qui a animé la salle avec un tonique discours antidroite. "Un Sarko, ça va, mais plus de 286 bonjour les dégâts", a-t-il déclaré.

Il faut être "combatif et pas défaitiste", a demandé Laurent Fabius. Il a mis au défi le président Sarkozy d'annoncer qu'il n'augmenterait pas la TVA après les élections pour payer sa politique fiscale.

Martine Aubry avait également fustigé en début de meeting le programme politique de Nicolas Sarkozy, ce "libéralisme qui écrase les faibles". L'ancienne ministre du Travail du gouvernement Jospin a été cinglante à l'égard de François Fillon, le Premier ministre qui a récemment taxé le socialisme d'"imposture morale". "Les congés payés, les 35 heures... Je crois qu'ils ont un problème dans leur tête", a-t-elle lancé.

Source : AP

 
 
 
 



Ségolène Royal et François Hollande se sont livrés lundi soir à une charge sans retenue contre Nicolas Sarkozy et François Fillon, lors d'un meeting commun à Nantes, la première déniant au président la qualité de "sauveur suprême", tandis que son compagnon stigmatisait "l'esprit de revanche" qui anime l'exécutif.

Devant plus de 2.000 personnes, le couple et le président sortant du groupe socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, ont tenté, dans un climat morose, de galvaniser les troupes alors que les sondages prédisent une très large victoire de la majorité présidentielle.

"Remettez-vous debout, gardez la tête haute et avançons (...) Je vous demande d'oublier vos déceptions", a déclaré l'ex-candidate à la présidentielle, battue le 6 mai par Nicolas Sarkozy. "Revenez aux urnes, parce que j'ai besoin d'un groupe parlementaire fort", a-t-elle ajouté, alors que les socialistes craignent une démobilisation de leur électorat, notamment dans les quartiers populaires.

Selon Mme Royal, Nicolas Sarkozy n'est "pas le sauveur suprême qui va transformer le plomb en or" et "l'état de grâce ne fait pas une rédemption collective".

© AFP
Le Premier secrétaire du PS François Hollande, le 4 juin 2007 à Nantes
Le Premier secrétaire du PS François Hollande, le 4 juin 2007 à Nantes

Tout comme François Hollande, avec qui elle avait fait meeting commun au Zénith de Paris il y a une semaine, elle a insisté sur le bilan de ceux qui présentent aujourd'hui l'élection de M. Sarkozy comme "une révolution".

Le chef de l'Etat "et ses amis gouvernent depuis cinq ans. Ils monopolisent tous les leviers de commande. Ils régentent toutes les institutions. Ce sont eux qui ont entraîné le pays dans l'impasse", s'est exclamée Ségolène Royal.

Certes, le nouveau président table sur "un état de grâce" pour gagner les législatives. Mais "l'état de grâce ne fait pas une rédemption collective".

La présidente du Poitou-Charentes a demandé aux Français de voter pour éviter une Assemblée nationale UMP, "une Assemblée du grand sommeil, une chambre d'enregistrement où plus rien ne se passera".

Selon elle, une domination écrasante de la droite présenterait "le risque permanent d'un face-à-face entre le pouvoir". Argument repris par François Hollande pour qui, si "le conflit" n'est pas au Parlement, "il sera dans la rue". Or, a-t-il dit, "nous refusons la violence sociale".

Le numéro un socialiste a fustigé "l'esprit de revanche qui anime nos concurrents". "Ils veulent revenir sur 68, même sur la Libération, ils veulent la table rase, disent-ils, pour inventer une nouvelle France pour permettre (...) aux nantis de pouvoir s'en sortir par eux-mêmes".

Le Premier ministre François Fillon a été la tête de Turc de la soirée pour s'en être pris à Lyon à "l'imposture morale" de la gauche "qui joue à colin-maillard avec l'Histoire" et "n'ose plus aimer la France".

"Nous n'acceptons pas le révisionnisme de l'Histoire de cette droite qui se croit maintenant tout permis parce qu'elle croit qu'elle va tout gagner (...) L'amour de la France ne se mesure pas à la violence des déclarations", a répliqué Jean-Marc Ayrault.

Présent au meeting, l'adversaire de M. Fillon pour les législatives dans la Sarthe, Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de M. Hollande, a affirmé au vu des propos de son adversaire qu'"il n'y a plus de doute à avoir sur la nature de l'engagement politique de ceux qui gouvernent la France". "C'est une politique qui sera une politique de droite dure, une politique qui consiste à mépriser les acquis de la gauche, à revenir sur tout ce qui a été fait depuis 50 ans", a-t-il dit.


 

SegoLyon   Ségolène Royal a bouclé samedi un mini-marathon électoral en Ile-de-France, où elle est allée à la rencontre des habitants des quartiers qui lui ont offert ses meilleurs scores présidentiels en mai.

Tremblay-en-France, Seine-Saint-Denis, 9h42. L'ex-candidate à l'Elysée, qui n'a pas pu organiser son "meeting du remerciement" pour les banlieues faute de fonds, s'adresse à une centaine de personnes massées autour d'une estrade faite de trois palettes de bois devant une barre HLM.

Dans la circonscription, 56% des électeurs ont voté PS le 6 mai contre une moyenne nationale de 47%. "Je voulais vous remercier de m'avoir donné un si beau score", lance-t-elle à la petite foule. "Je sais ce que ce vote signifie dans les quartiers de liberté, de revendication de lien républicain".

Les 10 et 17 juin, "il faut venir voter. C'est grâce à vous que la République va continuer à fonctionner", insiste-t-elle.

En choisissant Royal au deuxième tour, "vous avez dit non à la suspicion qui était jetée sur nos quartiers", félicite à son tour Christophe Borgel, ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn et aujourd'hui, comme le proclament ses affiches législatives, "candidat de Ségolène Royal".

Epinay-sur-Seine, Seine-Saint-Denis, 10h32. Dans la cité Orgemont, plus de 68% des habitants ont voté socialiste. Devant la Poste, l'ex-ministre de l'Enseignement scolaire et le candidat, Bruno Le Roux, discutent avec Raphaël, bénévole faisant de l'aide aux devoirs avec les jeunes du quartier.

"C'est important, c'est mieux que de mettre les enfants en prison à 16 ans", dit Ségolène Royal, qui dénonce à chaque étape de sa journée le projet de loi abaissant la majorité légale à 16 ans.

" Rouleau compresseur "

Dans le dos de l'ex-candidate, Mouhdine brandit une feuille sur laquelle elle a écrit "Merci Ségolène". "Elle a donné un nouveau visage au parti", explique cette femme originaire des Comores qui a pris sa carte au PS l'an dernier.

"Ce serait bien" qu'elle en prenne la direction, dit-elle avant de délaisser le conditionnel pour le futur. "Ce sera possible".

Boulevard de Charonne, Paris, 12h09. Dans la 21e circonscription de la capitale, le Parti socialiste se présente en ordre dispersé.

Au nom de la parité, de la diversité et du renouvellement, George-Pau Langevin, candidate originaire de Guadeloupe, a été officiellement investie. Le député sortant Michel Charzat a été exclu pour candidature dissidente.

Dans les allées du marché, les équipes concurrentes tractent. Feuilles photocopiées en noir et blanc sans le poing et la rose, emblème du PS, d'un côté, en couleur et avec force photos de Ségolène Royal de l'autre.

"C'est un rouleau compresseur mais aujourd'hui je laisse faire. Je suis quand même de gauche", lâche un fidèle de Michel Charzat.

Le candidat de l'UMP, Raoul Delamare, s'avance et interroge, goguenard: "Alors, elle est où la gourdasse ?". Malgré les dissensions, les partisans du dissident prennent alors la défense de la première femme à avoir eu une vraie chance d'accéder à l'Elysée.

Juchée sur la chaise métallique d'un café, Ségolène Royal poursuit sa mission de bons offices électoraux. "C'est bien clair pour tout le monde, il n'y a qu'une candidate socialiste ici", proclame-t-elle devant la foule d'où montent des "Demain, avec vous!" et toujours "Merci Ségolène".

Trappes, Yvelines, 14h27. Devant un couscous préparé par Momo, Ségolène Royal déjeune aux côtés de Safia Otokoré, candidate du PS qui s'est installée dans la ville il y a un an.

"C'est une forme de respect de retourner dans ces quartiers qui m'ont donné les meilleurs scores", confie-t-elle aux journalistes. "Des milliers ont voté pour la première fois. Une conscience politique s'est éveillée" qu'il faut entretenir pour les législatives et le futur Parti socialiste.

"Je fais campagne pour les autres", ajoute celle qui ne se représente pas à la députation quand on s'étonne de la nouvelle marque qu'elle imprime à ses déplacements - détente et proximité avec la presse, très loin des tensions de la campagne présidentielle.

Sainte-Geneviève-des-Bois, Essonne, 16h09. La tournée se termine chez Julien Dray, l'ami, le porte-parole et conseiller après des étapes en fin de semaine chez d'autres membres de son équipe présidentielle, Najat Belkacem, à Lyon, Jean-Louis Bianco à Digne et Patrick Mennucci à Marseille.

Dans le Parc Pierre où se déroule la traditionnelle "Fête des Mômes", la présidente de Poitou-Charentes visite une ferme pédagogique. La dernière chevrette née il y a quelques semaines a été baptisée "Royale".

En première opposante à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal dénonce le rapport "caché", selon elle, sur la sécurité en Seine-Saint-Denis. L'étude n'est pas sortie pendant la présidentielle parce qu'elle "établissait des réalités qui n'étaient pas bonnes à dire", attaque-t-elle.

Source : Reuters

 

Ségolène Royal a proposé aux Français, jeudi à Privas, que les élections législatives se concluent sur une "vague de toutes les couleurs" et non pas sur "la vague bleue" pronostiquée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle a dénoncé "les relais médiatico-financiers et sondagiers qui matraquent tous les jours" sur le thème "ça ne sert à rien d'aller voter: il y a la vague bleue".

"Je vous propose la vague blanche, puisque je suis en blanc", a repris Ségolène Royal, vêtue d'une veste blanche. "Sans référence historique bien sûr. Pas de malentendu".

"Il faut une vague de toutes les couleurs", a-t-elle poursuivi.

Mme Royal a également rappelé qu'elle avait commencé sa campagne pour la désignation comme candidate socialiste à l'Elysée en mars 2006 dans le chef-lieu de l'Ardèche, où elle avait été été acclamée par un millier de personnes.

Devant environ 300 personnes réunies à l'école René Cassin de Privas, elle a lancé d'emblée: "Esprit de Privas, es-tu là ? Tout est parti de Privas, donc tout redémarre de Privas !".

"S'il n'y avait pas eu des cordes de pluie, il y aurait eu 1.500 à 2.000 personnes... mais le soleil est de retour" avec la venue de Ségolène Royal, a pour sa part déclaré Pascal Terrasse, député de l'Ardèche et candidat à sa réélection.

Source : AFP

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Le meeting du Zénith a été pour Ségolène Royal « un bon moment, un moment d’intensité, de fraternité. Reprendre la campagne, c’est un moment de joie, à la fois pour soutenir les candidats et puis de revenir au contact des citoyens et des militants. Donc voilà, c’est reparti, la politique, ça ne s’arrête jamais. »

« J’ai la responsabilité en tant qu’ancienne candidate à l’élection présidentielle de faire en sorte que les 17 millions d’électeurs qui se sont portés sur mon nom reviennent voter. Il y a un risque d’abstention, c’est pour ça que ma responsabilité, c’est de dire aujourd’hui : venez voter parce que nous avons besoin d’une respiration démocratique. »

« Il faut que les députés socialistes soient les plus nombreux possibles à l’assemblée pour que l’opposition soit forte. L’opposition doit surveiller, proposer, s’opposer à ce que nous pensons de mauvais pour l’équilibre des Institutions ou pour le creusement des inégalités comme le prouvent un certains nombres de propositions de la droite. »

« Ce qui est important, c’est d’ouvrir les yeux des Français sur ce qui se prépare parce qu’il y a ce que Nicolas Sarkozy dit avant les élections législatives et ce qui se prépare une fois que le majorité sera écrasante. Je crains les pleins pouvoirs dans la mesure ou la droite aujourd’hui concentre énormément de pouvoirs, Matignon, l’Elysée, le Sénat, des institutions qui sont pourtant censées être impartiales, le Conseil Supérieur de la Magistrature, le Conseil Supérieur de l’audiovisuel, le Conseil Constitutionnel, le système médiatico-financier. Il y a des relais très forts entre le pouvoir, les médias et les puissances de l’argent. Si l’on veut, dans l’intérêt même des Français, qu’il y ait un contre pouvoir qui alerte et propose, dans la continuité de ce que j’ai dit lors de la campagne présidentielle avec notamment le soucis porté à la relance de la croissance, aux services publics qui sont fragilisés aujourd’hui, il faut que les français viennent voter. »

A propos de la loi cadre de Nicolas Sarkozy sur le service minimum, Ségolène Royal estime que ce dernier a « reculé. Il a fait des déclarations tonitruantes avant les élections et les premiers contacts avec les organisations syndicales ont montré qu’il faut favoriser le dialogue social avant qu’il y ait des grèves. »

Interrogée sur la présidence de la commission des finances que Nicolas Sarkozy devrait proposer à un député socialiste, elle répond qu’il faut d’abord demander un « renforcement des pouvoirs du parlement car un parlement sans pouvoir, c’est une commission des finances sans pouvoir. »

Enfin, sur sa volonté de se présenter à la tête du Parti socialiste, Ségolène Royal rappelle qu’elle « ne veut pas déstabiliser la campagne des élections législatives. » « Je suis une femme politique responsable, nous verrons la suite, mais je crois en tout cas, que j’ai entamé durant la campagne présidentielle une rénovation de la façon de faire de la politique, une rénovation des idées politiques et je crois qu’il va falloir que le Parti Socialiste révise un certain nombre de ces dogmes et regarde la société telle qu’elle est et telle qu’elle va et"Je lance un appel pour créer une opposition nouvelle, la plus large possible"


Ségolène Royal au Journal de 20 heures de France 2
 
Ségolène Royal était, lundi 28 mai, l'invitée du Journal télévisé de France 2.

Pour sa première apparition télévisée depuis le second tour des élections présidentielles, Ségolène Royal a lancé un appel à tous les électeurs pour créer une opposition nouvelle.

"C'est un moment très important dans la vie démocratique les élections législatives. Parce qu'il s'agit de mettre en place des contre-pouvoirs, de mettre en place une opposition nouvelle sans esprit de revanche, mais aussi sans fatalisme. Nous devrons construire cette opposition nouvelle chargée à la fois de surveiller, de proposer et aussi de s'opposer."

Ségolène Royal jugera le Président de la République « sur les actes ». Elle souligne « que ce l’on voit sur un certains nombre de réformes qui sont engagées, c’est d’abord leur côté injuste et leur dangerosité », en citant le bouclier fiscal, la remise en cause du contrat de travail et les franchises médicales.

Ségolène Royal invite Nicolas Sarkozy à faire des réformes avant les élections législatives "pour que les engagements pris soient rapidement tenus", conformément à la politique par la preuve à laquelle elle croit.
Ségolène Royal prend les rênes de la contestation
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La socialiste dénonce les mesures d'un président «contraint de reculer».
Par Laure ESPIEU
Libération - lundi 28 mai 2007
Charente-Maritime envoyée spéciale
Ségolène Royal est entrée en campagne. Elle ne se représente pas aux législatives. Mais, pour ce premier déplacement officiel depuis son échec à la présidentielle, c'est sur ses terres, en Charente-Maritime, qu'elle est allée soutenir, samedi, les candidats socialistes. «Quelque chose de très fort s'est levé. Je ne veux pas que cette énergie retombe. Je veux que les gens sentent que je suis là, solide, et qu'il y aura une suite», répète-t-elle.
Lapsus. Sur le marché de Saintes, c'est la guerre des parapluies. Tailleur et parka rouge siglée «Poitou-Charentes», la région qu'elle préside, Royal affronte les trombes d'eau avec le sourire. Sous les encouragements. Pas prête cependant à aller au-delà du rôle qu'elle s'est fixé : «Ce n'est pas moi toute seule qui fais la campagne. J'ai dit que j'étais disponible ; quand je suis sollicitée pour des meetings, je viens. Mais ce n'est pas un troisième tour.» Et pourtant, à deux reprises le même lapsus lui fera confondre législatives et présidentielle.

A La Rochelle, elle embarque la presse sur un chalutier baptisé ­ coïncidence ? ­ Les Deux Tours et prend la barre. L'ambiance est à la blague, et les questions sont plus directes : «Madame Royal, quand est-ce qu'on vous voit piloter le PS ?» Mais l'ex-candidate n'en dira pas plus. «C'est prématuré comme question. Les législatives donnent lieu à beaucoup de petites phrases, je ne veux pas participer à ça.» Aucune «diversion», donc, avant le scrutin des 10 et 17 juin, «enjeu démocratique majeur». «Les divisions, les petites méchancetés, les gens n'en peuvent plus. Ça continue, il faut que ça s'arrête. Chacun a bien vu ce qui s'était passé.» Et, à ceux qui ont trouvé François Hollande bien solitaire jeudi à Bordeaux pour le lancement de la campagne socialiste, elle répond qu'elle n'est pas «une machine». «Quand un sportif fait les Jeux olympiques, il se repose plusieurs mois. Moi, je n'ai pris que quelques jours.» 
«Mensonges». Sa pugnacité, Royal la réserve à Nicolas Sarkozy. «Les gens vont se rendre compte petit à petit qu'ils ont été floués sur un certain nombre de propositions qui sont intenables», prédit-elle. Dans le collimateur, la déduction d'intérêts d'emprunts sur l'achat d'une résidence principale, dont le champ des bénéficiaires a été nettement réduit. Mais aussi la question du service minimum, sur laquelle le gouvernement est «contraint de reculer» après les premiers contacts avec les organisations syndicales. Recul aussi sur la Turquie, avec laquelle Sarkozy avait annoncé qu'il interromprait toute négociation au sujet de son entrée dans l'Union européenne dès son élection : «Il savait que c'était intenable.» «Il y a eu des mensonges, souligne-t-elle. Il va pouvoir faire illusion quelques semaines, mais on voit que ses promesses ne correspondent à rien.» 
Et puisqu'elle appelle les Français à être exigeants, elle donne elle-même l'exemple. Sur les mesures annoncées pendant la campagne, et qui peuvent désormais être prises par décret, elle réclame «un passage à l'acte avant les législatives». En particulier concernant la création de postes dans les hôpitaux, les moyens supplémentaires promis à l'enseignement supérieur et à la recherche, la revalorisation des bas salaires et des petites retraites ou la réglementation touchant aux parachutes dorés. «Je demande que le débauchage des personnalités à gauche ne serve pas uniquement à jeter le trouble, lâche-t-elle. Si ces ouvertures sont réelles, il faut que les textes soient prêts avant le premier tour.»

11:55 Publié dans Elections législatives 2007 |