18.06.2007

Les résultats du 2nd tour des législatives

e32613a883c1090415c91bffa1d719b7.jpgUn bon score au niveau national, avec une progression des députés PS : 314 sièges pour l'UMP, 185 pour le PS (chiffres définitifs de l'Intérieur)

                            

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   PARIS, 18 juin 2007 (AFP) - L'UMP a obtenu dimanche la majorité absolue des sièges à l'Assemblée nationale avec 314 sièges, le Parti socialiste recueillant 185 sièges, selon les chiffres définitifs du ministère de l'Intérieur.
    Le Parti communiste obtient 15 sièges, les Radicaux de gauche 7 sièges, les divers gauche 15 sièges et les Verts 4 sièges.
    Le Modem remporte 3 sièges.
    Les députés soutenus par la majorité présidentielle sont 22 et les divers droite 9. Le MPF a un siège.
    Un député a été élu sur une liste régionale et un autre a l'étiquette divers, indique le ministère.
    Le taux d'abstention est de 40,01%.
    jlp/ha/hg
        AFP

Un excellent score au niveau parisien, y compris dans le centre de Paris 

Candidats Résultat Statut
BILLARD Les Verts 54,25 Elu
LEGARET UMP 45,75 -
 
Blancs ou nuls (en % des votes exprimés) 1,91 %
Taux de participation 59,98 %

 

Législative: la gauche parisienne crie victoire avec un siège supplémentaire

   PARIS, 17 juin 2007 (AFP) - La gauche parisienne sort vainqueur du second tour des élections législatives, avec 13 mandats de députés sur 21, soit un de plus que lors de la législature qui vient de s'achever.
    A l'Hôtel de Ville, le maire de Paris Bertrand Delanoë s'est déclaré "pleinement heureux que la gauche soit largement majoritaire à Paris".
    Dans l'Assemblée nationale sortante, la gauche (PS et Verts) avait 12 députés sur 21 et l'UMP 9.
    La bataille gauche-droite avait été indécise au premier tour avec cinq députés UMP réélus dès le 10 juin. Elle a été particulièrement âpre notamment
dans l'emblématique 8ème circonscription (XIIe arrondissement), déterminante pour les prochaines municipales, où l'avocat UMP Arno Klarsfeld a été nettement battu (44,1%) par la socialiste Sandrine Mazetier (55,9%). Pour l'emporter en mars 2008, il faut gagner le XIIe arrondissement qui donne 10 conseillers municipaux. La 8ème circonscription avait toujours voté à droite aux législatives depuis 1958, bien qu'ayant porté une maire socialiste à sa tête en 2001.
    Autre duel,
dans la 1ère circonscription, la députée sortante (Verte) Martine Billard l'a emporté (54,3%) devant Jean-François Legaret (UMP), 45,7%. En 2002, elle ne l'avait emporté que de 658 voix. Les électeurs de Mario Stasi (MoDem) ont semblé se reporter sur Martine Billard bien qu'aucune consigne de vote n'ait été donnée.
    Outre ces victoires, Bertand Delanoë a salué "le très beau score" de la socialiste Lyne Cohen-Solal (47,3%)
dans la 2ème circonscription contre l'indéboulonnable Jean Tiberi (52,7%) réélu pour la 11ème fois.
    Il a noté aussi le bon score de sa première adjointe Anne Hidalgo (43,3%)
dans la 13ème circonscription (XVème sud) face à l'ancien ministre UMP Jean-François Lamour (56,7%). Il a cependant mis un bémol en regrettant que les Parisiens n'aient pas plus voté.
    Au second tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait remporté 50,19% des voix devant Ségolène Royal 49,81%.
    Françoise de Panafieu, candidate UMP à la mairie, a admis que "la gauche a limité la poussée de la droite au premier tour", estimant que "la France est un pays modéré qui n'aime pas les tsunamis de droite ou de gauche".
    Alors que les candidats du MoDem n'avaient pas donné de consigne de vote à Paris, leurs électeurs se sont davantage tournés vers les candidats de gauche lors de ce second tour, ce que Mme de Panafieu a constaté.
    En novembre 2006, Françoise de Panafieu avait déclaré que les élections législatives devaient "constituer une première secousse pour faire vaciller sur son socle de certitudes et d'arrogances la statue du maire de Paris".
    Le maire socialiste de Paris, qui selon toute vraisemblance devrait se représenter aux prochaines municipales, a cepen
dant pris soin de préciser qu'il ne confondait pas les élections nationales et locales. Mais nul doute que ces législatives sont très "prometteuses" pour lui.
    jmg/pn/lby/def
        AFP

 

Les électeurs de gauche au rendez-vous : réactions

b1f8a9722d2f3676c33e83f6bb348bdf.jpgSégolène Royal a jugé dimanche soir que "la dynamique de l'élection présidentielle s'est prolongée". Lors d'un discours de quelques minutes depuis son fief de Melle (Deux-Sèvres), l'ancienne candidate a cité les "défis à relever" par le Parti socialiste s'il veut "continuer le travail d'imagination" initié pendant la campagne présidentielle.

Mme Royal a estimé que les Français "ont voulu par leur vote donner un sens à la République, une liberté démocratique avec une vraie force d'opposition constructive. Le mouvement et la dynamique de l'élection présidentielle s'est prolongé. Entre les deux tours, il y a eu une prise de conscience. L'opposition aujourd'hui à la tâche de surveiller, de protéger et aussi de proposer".

Les électeurs "attendent de nous de continuer le travail d'imagination pour répondre aux défis de ce siècle et aux urgences quotidiennes. Le travail commencé doit être poursuivi", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a donné l'impression de préparer sa motion du prochain congrès du Parti socialiste, citant les "quatre défis à relever" par le PS, ainsi que les propositions qu'il doit faire: "le défi du travail pour tous et du pouvoir d'achat", "la lutte contre le réchauffement climatique", "l'invention de nouvelles relations Nord-Sud", "la diminution de la dette".

Elle a souhaité une "opposition" qui pèse sur "le bon fonctionnement des institutions", qui "veille au renforcement de la démocratie" et "à la mise en place de la démocratie participative". "C'est tout cela la nouvelle frontière de la gauche (...) Le travail continue, les socialistes unis et rassemblés vont montrer qu'ils en sont capables", a conclu Ségolène Royal.

Source : AP

Ségolène Royal, ex-candidate socialiste à la présidentielle : Les électeurs ont souhaité "une vraie force d'opposition constructive. Entre les deux tours, il y a eu une prise de conscience. L'opposition va peser pour un bon fonctionnement des institutions"

Elle sera "candidate au poste de Premier secrétaire du parti [si son] projet de rénovation est majoritaire" (Information divulguée dimanche 17 juin, et qui apparaît dans un livre intitulé "Les coulisses d'une défaite", à paraître mercredi, où elle annonce aussi sa séparation d'avec François Hollande).

François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste : "Nos concitoyens ont entendu installer une force face aux nouveaux pouvoirs permettant l'équilibre et le contrepoids indispensables en démocratie. Et ils ont voulu aussi exprimer un doute voire une crainte à l'égard des premières mesures injustes du gouvernement de François Fillon et notamment l'annonce de cette TVA sociale et les franchises médicales. Ils ont aussi réprouvé la méthode qui consiste avant les élections à ne pas avouer clairement les intentions du nouveau pouvoir. La vague bleue annoncée qui devait déferler n'a donc pas eu lieu. Il y aura dans la prochaine assemblée et tant mieux de la diversité et du pluralisme, c'est bon pour le pays". (Déclaration, dimanche 17 juin)

"Nous, l'opposition, allons tous les six mois faire une évaluation de la politique gouvernementale, sur quatre sujets majeurs : le pouvoir d'achat, l'emploi, combien il y a eu de créations d'emploi, les comptes publics et la sécurité et les violences".

Laurent Fabius, ancien Premier ministre socialiste a salué "un rebond spectaculaire du Parti socialiste et de la gauche" (Sur TF1, dimanche 17 juin)

"Il va falloir refonder le Parti socialiste" en abordant "d'abord les questions de fond"

Elisabeth Guigou, ancienne ministre socialiste : "Les Françaises et les Français n'avaient pas voulu donner tous les pouvoirs à Nicolas Sarkozy"

Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, le Parti socialiste doit "tourner la page d'un certain passé. Rien ne sera plus comme avant au parti socialiste".

Bertrand Delanoë, maire socialiste de Paris : Le score du Parti socialiste ne le dispense pas "de son devoir d'unité"

Martine Aubry, maire socialiste de Lille : "Les Français ont compris depuis cinq semaines que ce qui les attendait n'est pas ce qu'ils avaient cru, même si le gouvernement avance masqué, le masque commence à tomber et les Français commencent à prendre conscience de la réalité. Les salariés ont compris que ce n'était pas l'augmentation des salaires qui était l'objectif du gouvernement, ils ont aussi compris que l'objectif de Nicolas Sarkozy n'était pas de les rendre tous propriétaires mais de donner des avantages fiscaux à ceux qui étaient déjà les plus riches, comme d'ailleurs en ce qui concerne les droits de succession"

Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes, s'est dit "favorable à ce que Ségolène Royal prenne des responsabilités" à la tête du PS

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), s'est réjoui de ce que "le sursaut attendu est au rendez-vous. La Gauche a su se mobiliser et se rassembler, pour exercer un contre-pouvoir efficace à l'Assemblée nationale. Avec un groupe féminisé, les Radicaux y prendront toute leur part".

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste : "C'est un très bon résultat pour le Parti communiste"

"Il faut qu'il y ait un débat à gauche, mais pas un débat d'appareil, d'état-major. Un débat populaire dans chaque commune, dans chaque village, dans les entreprises, dans les quartiers de toute la gauche, et pour notre part ce que vous attendez du Parti socialiste. Il faut que chaque organisation tire les enseignements de cette période et se questionne sur ses propres objectifs, sur sa propre démarche, mais nous avons besoin d'un débat populaire. Nous allons pouvoir à partir de cette force à l'Assemblée nationale lancer un grand débat à gauche pour réveiller la gauche, pour que de nouveau la gauche mène le combat d'une véritable alternative".

Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) : "L'idée de la TVA anti-sociale a été rejetée massivement"

La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) : Les résultats "atténuent la vague bleue annoncée. Même si l'abstention et l'absence de toute proportionnelle enlèvent toute réelle représentativité à l'assemblée élue. Une nouvelle fois une partie de l'électorat de gauche des quartiers populaires ne s'est pas déplacée. Visiblement, l'annonce des premières attaques sociales du gouvernement, notamment la TVA sociale et la franchise médicale, ont poussé de nombreux électeurs à donner un premier avertissement au gouvernement. La véritable opposition sera dans les luttes. Sarkozy et Fillon ne méritent aucun état de grâce. Il est temps que les salariés disposent d'un parti aussi fidèle à leurs intérêts que l'UMP l'est à ceux du Medef. La LCR consacrera tous ses efforts dans les mois qui viennent à ce qu'un tel parti anticapitaliste voit le jour rassemblant tous ceux et toutes celles qui veulent que s'affirme une gauche de combat".

Noël Mamère, député-maire Verts de Bègles : "Je pense qu'il faut que nous acceptions l'ouverture qui nous est proposée par Mme (Marie-George) Buffet, que nous siégions à côté du PCF et d'autres forces de la gauche pour avoir un groupe autonome à l'Assemblée nationale, autonome du Parti socialiste. Quatre (députés verts), c'est mieux que rien, mais ça ne peut pas nous satisfaire quand on sait le poids de nos idées aujourd'hui. Nous avons toujours réclamé l'introduction de la proportionnelle".

Christian Paul, député socialiste de la Nièvre : Le "PS anesthésié n'attire plus les Français" et "la question de sa survie est posée. Les Français, ils nous l'ont dit dans ce second tour, nous donnent encore une chance. Le PS doit enfin se mettre au travail. La rue de Solférino est devenue 'la rue des boutiques obscures', où clans et tribus s'affrontent et se neutralisent sans d'autres enjeux que le pouvoir des uns au prix de l'éradication des autres. Le PS a fait le plein de leaders, mais pour le leadership des idées, il a fait le vide".

Manuel Valls, député socialiste sortant : "Ce vote est d'abord une immense exigence de renouvellement pour nous. Le fait que nous ayons plus de 200 députés va amener de nombreux jeunes et nouveaux parlementaires, hommes et femmes, du côté socialiste. Cela permet aussi de montrer un autre visage du PS. Nous avons une véritable opposition et des fondements pour reconstruire; ce que les Français attendent"

Jean-Paul Huchon, président socialiste de la Région Ile-de-France : "C'est la méthode du gouvernement qui est en cause. Est-ce qu'on doit mener le projet de Nicolas Sarkozy à toute allure dans tous les sens en faisant toutes les réformes en même temps au risque de trouver des désordres et des incompréhensions comme on l'a vu sur la TVA sociale ? La réponse des Français a été (...) d'une intelligence confondante. Le PS doit aller vers les Français, vers le corps social, les associations, les gens qui ne sont pas de chez nous. On peut penser à quelque chose comme les états généraux pour faire émerger ce qu'est le pays réel et le socialisme réel"

Gaëtan Gorce, secrétaire national du Parti socialiste, appelle à un "changement de direction" à la tête du parti

Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, estime que si "le PS n'est pas rénové très largement", il sera battu aux élections municipales de 2008.

Michel Laurent, membre de la direction du Parti communiste français : "La démocratie exige que leur voix puisse être entendue demain à l'Assemblée par la reconnaissance d'un groupe des députés communistes et apparentés. La résistance à ce qui était présenté comme une 'vague bleue' irrésistible a été bien plus forte que prévue. [Le président de la République et le gouvernement] ne peuvent pas conclure de ces élections que le soutien des Français leur est acquis et qu'ils ont maintenant les mains libres pour réaliser les rêves de la droite décomplexée et du grand patronat".

Source : Nouvelobs.com

 

15.06.2007

Martine Billard, candidate aux législatives

                                                           

 

Au cœur de Paris, faisons gagner

la gauche et l’écologie

511c2881902f32e175bfdf388eb7f507.jpg  DANS LE CENTRE DE PARIS, NOTRE CANDIDATE

                                        EST MARTINE BILLARD (LES VERTS) medium_MBillard_par_Dahmane.jpg

    AVEC COMME SUPPLEANT LE MAIRE PS DU  3ème,

                            PIERRE AIDENBAUM medium_pierre.2.jpg

 

 

 


 

le site de la candidate : http://www.martinebillard2007.org/

 

Un message de Martine Billard aux habitants de la circonscription

Quand JF Legaret s'introduit par effraction chez les électeurs

 

Nous sommes maintenant à deux jours du deuxième tour de scrutin pour l'élection législative. Le candidat de l'UMP, parti sûr de lui il y a quelques semaines, fait maintenant feu de tout bois, visiblement moins assuré de sa victoire. Il a même engagé une société de marketing pour appeler systématiquement les électeurs qui apprécient très peu ces pratiques intrusives dans leur vie privée comme ils me le font savoir depuis hier.

 

A défaut d'arguments politiques, il en est maintenant à l'invective personnelle et multiplie les calomnies à mon encontre, notamment dans son message téléphonique.

 

Je vous appelle donc toutes et tous à vous mobiliser et à convaincre les hésitants d'aller voter dimanche pour une candidate dont la conception de la politique se base sur le débat d'idées, sur l'intégrité et sur le respect des personnes.

Faites circuler sur vos listes, dans vos réseaux, aux habitants de la circonscription, ce message. Merci

Martine Billard
<http://www.martinebillard2007.org/>

Pour télécharger le tract de la candidate :

TRACT5 RECTOBis.pdf

TRACT5 VERSOBis.pdf

TRACT6 INTERIEUR.pdf

TRACT6 EXTERIEUR.pdf

Les résultats du 1er tour dans la 1ère circonscription de Paris :
 
Candidats Résultat Statut
LEGARET Union pour un Mouvement Populaire 39,67 Ballotage
BILLARD Les Verts 37,09 Ballotage
STASI UDF-Mouvement Démocrate 13,47 -
DELCHER Front national 2,12 -
ZALCMAN Communiste 2,04 -
ADAM Extrême gauche 1,73 -
DI GIULIO Divers 0,78 -
VERON Divers droite 0,65 -
NORTH Divers droite 0,55 -
CASABONNE Divers 0,47 -
MENARD Divers gauche 0,36 -
HANRYON Extrême gauche 0,33 -
BISELX Extrême droite 0,26 -
THOORIS Extrême gauche 0,25 -
RUBINSTEIN-CARRERA Extrême gauche 0,24 -
DE PONS Divers 0,00 -
 
Blancs ou nuls (en % des votes exprimés) 0,80 %
Taux de participation 62,74 %
 

 
Martine Billard et Pierre Aidenbaum
 
vous invitent au meeting du Jeudi 7 Juin
 
à 18h30

    A l' espace des Blancs Manteaux

48 rue Vieille du Temple (4e)

Avec Dominique Bertinotti, Maire du 4e arrondissement

et la participation de :

Jean Bernard Bros (président du PRG paris)

Jean Pierre Mignard (avocat)

Benoît Filippi représentant des mouvements de lutte pour le logement

Anne-Laure Barbe représentante RESF

En présence de:

Alain Le Garrec, conseiller de Paris et conseiller du 1er arrt

Jacques Boutault, Maire du 2e arrt

Sylvie Wieviorka, première adjointe du 2e arrt

Pierre Schapira, député européen Adjoint au Maire de Paris et du 2e arrt

Camille Montacié, première adjointe du 3e arrt

Christine Frey, conseillère du 3e arrt

François Longérinas, adjoint au Maire du 3e arrt

Corine Faugeron, conseillère du 4e arrt

Fréderic Fredj ,adjoint au Maire du 4e arrt



Débat, mardi 5 juin à 19h30
La culture a-t-elle encore droit de cité ?


Théâtre Dejazet
41, bd du Temple (3e) – métro République

avec
Jean-Michel Ribes, auteur, metteur en scène, cinéaste
Philippe Besson, écrivain
Jean Bouquin, directeur du Théâtre Dejazet

                                               

LUNDI 28 MAI rendez-vous à 17h30 au 32 rue des Archives

(4è, au coin de la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, Mo Hôtel-de-Ville),

pour un apéro-débat "contre l'homophobie et pour l'égalité des droits

(Pacs, mariage, lutte contre les discriminations)", avec

Martine Billard, députée de Paris 1er - 2e - 3e - 4e arrt

Pierre Aidenbaum, maire du 3e, suppléant

Noël Mamère, député-maire de Bègles.

Avec le soutien de:

Pierre Aidenbaum, maire du 3e arrondissement ;

Eddie Aït, Secrétaire nationale du PRG aux questions LGBT ;

Flora Bolter, militante associative et socialiste du 3e ;

Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement ;

Emmanuelle Cosse, journaliste ;

Didier Eribon, philosophe ;

Jackie Fougeray, directeur de la publication d'Illico ;

Corine Faugeron, conseillère du 4e arrondissement ;

Christine Frey, maire adjointe du 3e ;

Eric Garnier, coprésident de l'APGL ;

Christophe Girard, adjoint au maire de Paris ;

Fabrice Keranguyader, PRG-Paris Centre ;

Alain Le Garrec, conseiller de Paris du 1er ar. ;

Noël Mamère, député-maire de Bègles ;

Caroline Mécary, avocate au barreau de Paris ;

Pascale Ourbih, comédienne ;

Victoire Patouillard, militante associative Act Up Paris et C'est l'Bouquet ! ;

Emmanuel Pierrat, avocat et écrivain ;

Pierre Schapira, député européen, adjoint au maire de Paris ;

Pierre Serne, coresponsable de la Commission LGBT des Verts ;

Louis-Georges Tin, initiateur de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie (IDAHO) ;

François Vauglin, délégué national du PS chargé des questions LGBT

  Une élue bien notée à l'Assemblée

Martine Billard (Verts), 54 ans, bibliothécaire. Membre de la commission
des affaires culturelles, familiales et sociales ENTRÉE en politique en
1968 et chez les Verts en 1993, Martine Billard a axé l'essentiel de son
mandat sur la question des exclusions et des discriminations (logement,
précarité, chômage, homophobie, immigration, populations carcérales), et
de l'environnement (OGM, lutte contre la pollution, effet de serre).
Cette femme qui met souvent en avant son parcours de salariée dans le
privé s'est aussi intéressée de près à Internet, ferraillant contre une
loi qu'elle estimait favorable aux majors et peu aux auteurs. Elle a
milité contre les ventes à la découpe et pour le droit au logement
opposable. Localement, elle s'est également battue pour les emplois
publics, notamment autour de l'Hôtel-Dieu et de la Poste, dont le bureau
Beaubourg est fermé depuis neuf mois. Sur les 47 propositions de loi
dont Martine Billard est auteur ou cosignataire, la plupart émanent des
députés verts de l'assemblée. On note aussi celles de députés UMP
portant sur le sujet consensuel de la fin de vie, et sur celui qui l'est
moins de la lutte contre la corrida. « L'Express » du 28 septembre 2006
avait noté les députés selon le nombre d'interventions en séance entre
le 1 e r janvier 2004 et la mi-mai 2006. Martine Billard arrive 13 e sur
577 avec 152 occurrences. Un joli score.
Le Parisien , lundi 21 mai 2007

14.06.2007

Ségolène partout sur le terrain !

 Avec Lyne Cohen Solal qui affronte Jean Tibéri dans le 5ème :http://www.parti-socialiste.tv/?id=918
 
 

SRMD

A Bordeaux avec Michèle Delaunay

"Dès que les élections seront passées, ce qui se prépare c'est une augmentation de 5% des impôts sur la consommation."


Ségolène Royal en déplacement à Toulouse.
 
Lors de sa rencontre avec les salariés de SFR en grève, Ségolène Royal déclare que dans la "décision d'augmentation du Smic, il n'y a aucun autre coup de pouce sur le pouvoir d'achat des salariés. En revanche, on sait que dès que les élections seront passées, ce qui se prépare c'est une augmentation de 5% des impôts sur la consommation".

Répondant aux interrogations de quelque 250 salariés de SFR, dont 1.900 emplois sont menacés, particulièrement à Toulouse et Poitiers, elle estime que leur mobilisation, "c'est une façon de dire non au recul de l'activité, non à la précarisation des contrats, non au recul du pouvoir d'achat".

Concernant le second tour des élections législatives, Ségolène Royal affirme que "la gauche est en train de construire des digues contre le tsunami bleu. C'est important pour tous les Français que la République soit équilibrée et que la démocratie respire. J'en appelle à tous les démocrates, tous les républicains de progrès, qui pensent qu'en effet la République doit respirer et la démocratie fonctionner. Il ne doit pas y avoir de cumul de tous les pouvoirs entre les mêmes mains".

Venue soutenir les quatre candidates socialistes "courageuses, travailleuses et efficaces", en ballottage au second tour des législatives en Haute-Garonne, la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes remarque que "la France est le dernier pays d'Europe pour le nombre de femmes à l'Assemblée nationale".

Plus tôt dans l'après-midi, Ségolène Royal s'est rendue dans le quartier périphérique du Mirail où elle a été accueillie par plusieurs centaines d'hommes et de femmes. Elle s'est adressée "aux jeunes qui sont venus s'inscrire pour la première fois sur les listes électorales. Merci à eux pour cet élan civique qu'ils ont manifesté lors de l'élection présidentielle".

 

Ségolène Royal est venue soutenir Michèle Delaunay, candidate socialiste "pas virtuelle" aux législatives à Bordeaux, opposée à Alain Juppé, dont l'ex-candidate à la présidentielle n'a jamais cité le nom.

Sur la place de la Bourse, près de la Garonne, elle a dénoncé les "méthodes politiques d'un autre âge" du maire de la ville qui est également ministre de l'Ecologie et n'a pas caché qu'il remettrait son mandat à son suppléant en cas de victoire dimanche.

Au premier tour des législatives, l'ancien Premier ministre de droite a recueilli 43,73% des suffrages contre 31,36% à Michèle Delaunay.

"Quand on est candidat, c'est pour siéger à l'Assemblée nationale or, on le sait, le candidat de l'UMP démissionnerait immédiatement pour retourner sous les lambris dorés de son ministère", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes juchée sur un banc de pierre avec les candidats de gauche du département, dont le Vert Alain Mamère.

"Ce n'est pas conforme à ce que veulent les citoyens. Avec Michèle Delaunay, vous aurez une députée, une vraie, pas une députée virtuelle, une députée engagée", a-t-elle poursuivi. "Dimanche, tous les yeux seront tournés vers cette circonscription".

Elle a adressé son message à toute la gauche mais également "aux électeurs centristes pour que le pluralisme existe à l'Assemblée" et aux "électeurs démocrates et républicains qui pensent que la morale politique c'est que quand on est candidat à un mandat, c'est pour exercer ce mandat".

Voter pour la candidate socialiste, c'est également faire avancer la parité à l'Assemblée nationale, a fait valoir la première femme à avoir eu une chance d'accéder à l'Elysée.

Lundi soir, Ségolène Royal s'était emportée contre un reportage de France 2 sur l'élection à Bordeaux, dénonçant le fait que le nom de la candidate socialiste ne soit jamais cité. "C'est bien, vous vous connaissez son nom", a-t-elle plaisanté devant un demi-millier de personnes qui scandaient "Michèle députée !".

Dans une ville gérée depuis 60 ans par la droite, Ségolène Royal a obtenu plus de 54% le 6 mai.

"Je vous demande de transformer ce formidable résultat de l'élection présidentielle en victoire dimanche prochain", a-t-elle lancé à la foule après avoir parcouru les rues piétonnes de Bordeaux au côté de Michèle Delaunay.

Source : Reuters

c8e90ad7f84b8d761abecd7c10f25526.jpgSégolène Royal a martelé mardi dans sa région de Poitou-Charentes son appel à la participation de l'électorat de gauche au second tour des législatives, et s'est défendue d'avoir voulu semer le trouble au PS par son coup de téléphone à François Bayrou.

De Saint-Jean d'Angély (Charente-maritime) à Poitiers, en passant par Lezay (Deux-Sèvres) et Lusignan (Vienne), elle a apporté son soutien aux candidats qui ont de bonnes chances de l'emporter dimanche prochain, comme Catherine Quéré, Delphine Batho qui veut reprendre sa circonscription, ou Catherine Coutelle.

Notant qu'il manquait "sept millions d'électeurs" sur les 17 millions qui avaient voté pour elle le 6 mai dernier, elle a appelé ses partisans à "amplifier le travail de conviction pour assurer la victoire" et "empêcher la droite d'avoir tous les pouvoirs".

Devant la presse, elle est revenue sur son coup de téléphone au président de l'UDF, sa colère la veille sur France 2 et aussi sur la TVA sociale.

Sur son appel à François Bayrou, elle a indiqué qu'elle ne regrettait rien, ayant ainsi "mis les choses en mouvement". "Des candidats m'avaient demandé de le faire", confie-t-elle. Elle n'a pas semblé gênée par le fait qu'il ne lui ait pas répondu.

Elle a dit souhaiter aussi que "la politique soit de temps en temps simple comme un coup de fil". "Je souhaite que la vie politique se modernise et qu'on puisse téléphoner à des personnalités avec qui on va peut-être demain construire des convergences nouvelles", a-t-elle souligné.

Elle s'est considérée comme "dans (son) rôle" d'ex-candidate, bien différent de celui de chef du parti. Elle a assuré d'ailleurs, corroborant des déclarations du premier secrétaire du PS, que sa démarche ne créait "pas de divergence avec François Hollande".

Mardi soir, le Bureau national du PS, "unanime", n'en a pas moins refusé cette stratégie d'alliance avec le MoDem.

Sur la TVA sociale, elle a affirmé que le premier ministre François Fillon "a avoué que la TVA allait augmenter", demandant au président de la République de préciser le montant de cette hausse.

Pour les Français, a-t-elle affirmé, "c'est un impôt nouveau qu'ils vont découvrir après" et "une mauvaise action politique qui va enlever du pouvoir d'achat à ceux qui n'en ont pas beaucoup".

Interrogée par des journalistes, elle est revenue sur ses critiques lundi soir contre France 2, après la diffusion de deux reportages concernant les législatives.

"J'ai exercé ma liberté de parole sur le traitement de l'information", tout comme les journalistes "ont leur liberté", a-t-elle dit. Pour elle, "c'est important qu'il y ait une garantie d'une information objective, et on ne doit pas s'offusquer qu'une responsable politique comme moi ne reste pas muette face à un reportage qui présente cinq candidats battus d'avance avant même que les gens aient voté", a-t-elle dit.

Tout en rendant hommage au travail des journalistes, elle a dénoncé les liens entre "le système médiatique et les puissances d'argent", se disant favorable à des "comités d'éthique" tels que prévus par la loi.

Source : AFP

 

5a459fd7c0318971565b6dee4080287e.jpgSégolène Royal en tournée de campagne à Paris (REPORTAGE)   

   PARIS, 11 juin 2007 (AFP) - Ségolène Royal est repartie en campagne pour les législatives dès lundi matin, dans un tourbillon de caméras, allant soutenir des candidats de gauche dans deux circonscriptions symboliques de Paris.
    Au lendemain du premier tour, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle s'est relancée
dans la campagne aux côtés du Vert Yves Cochet dans la 11ème circonscription (XIVe arrondissement) et de la socialiste Sandrine Mazetier dans la 8ème (XIIème arrondissement).
    Le premier, député sortant, est arrivé en tête devant l'UMP Nicole Guedj (35,79% contre 34,03%), avec Marielle de Sarnez, numéro 2 du MoDem, en arbitre, avec 18,37% des voix mais non qualifiée pour le second tour.
    Quant à Sandrine Mazetier, elle arrive derrière l'UMP Arno Klarsfeld (35,76% contre 33,54%), avec 12,31% pour le candidat du MoDem Jean-François Pernin.
    Pressée de questions sur des discussions avec le MoDem, Ségolène Royal indique avoir déjà appelé François Bayrou pour lui laisser un message et proposer des discussions "circonscription par circonscription".
    "Ségolène, Ségolène!", crient des habitants du XIVe, où l'ex-candidate socialiste circule
dans une vaste cohue, accompagnée d'Yves Cochet et de son suppléant, le maire fabiusien de l'arrondissement Pierre Castagnou.
    Ce dernier souhaite que "la gauche se mobilise pour le deuxième tour".
Yves Cochet a pour sa part insisté sur les déclarations récentes de Mme de Sarnez, plaidant pour "la diversité, le pluralisme, la démocratie" à l'Assemblée nationale. "Sa pente naturelle devrait être de dire +pour la diversité, votons Cochet+".
    Mais Mme de Sarnez ne sera pas aussi claire, appelant quelques heures plus tard ses électeurs "à la défense du pluralisme", sans donner formellement de consigne de vote.
    Dans le XIIème, Ségolène Royal déambule en tenant par la main Sandrine Mazetier, "ma soeur". "Ca va les femmes ?", lance-t-elle à un groupe sur le trottoir. Et de faire scander : "pour Sandrine hip hip hip hourra!"
    Mme Mazetier multiplie les clins d'oeil au candidat MoDem Jean-François Pernin, "un démocrate" qui "a mené une campagne digne,
dans le respect des électeurs". Elle demande un débat public à son très médiatique adversaire UMP, qui avait refusé l'exercice avant le premier tour, lançant: "On verra entre les deux tours".
    Christophe Girard, adjoint au maire de Paris, poursuit la promenade avec la candidate. Ségolène Royal, elle, s'est éclipsée...
    chc/so/hg
        AFP

La socialiste Ségolène Royal à Nantes, le 4 juin 2007
© AFP
Ségolène Royal a affirmé jeudi soir vouloir "faire mentir tous les pronostics" qui annoncent une victoire écrasante de la droite aux élections législatives des 10 et 17 juin prochains.

"En avant pour la victoire dimanche prochain", a-t-elle clamé avec enthousiasme lors d'un meeting au Zénith de Lille (Nord), à trois jours du premier tour des législatives.

Devant quelque 1.500 militants et entourée des candidats nordistes, Ségolène Royal a demandé aux 17 millions d'électeurs et d'électrices qui ont voté pour elle à la présidentielle de "revenir vers les urnes" pour "faire respirer la démocratie".

"Tu as réconcilié une partie des classes populaires qui n'étaient pas au rendez-vous en 2002", a remercié Pierre Mauroy, l'ex-Premier ministre de la gauche, prenant la parole en dernier.

Ségolène Royal, vêtue d'un tailleur rouge, s'était voulue auparavant la représentante d'une "gauche grande, forte, généreuse", mais aussi "joyeuse et engagée". Pour elle, la gauche a changé au cours de cette campagne qui a permis "le renouvellement de notre pensée et de notre façon de faire".

L'ex-candidate à l'élection présidentielle a dénoncé l'"appétit insatiable" de Nicolas Sarkozy et sa "politique tristement, banalement conservatrice" qui promet, selon elle, une remise en cause du droit de grève. Avec lui, c'est "beaucoup pour ceux qui ont déjà beaucoup, un peu pour ceux qui ont peu, et rien pour ceux qui n'ont rien".

Elle a rejeté en bloc le programme social, fiscal ou éducatif du président. A l'instar de Razzye Hammadi, président du Mouvement des jeunes socialistes, qui a animé la salle avec un tonique discours antidroite. "Un Sarko, ça va, mais plus de 286 bonjour les dégâts", a-t-il déclaré.

Il faut être "combatif et pas défaitiste", a demandé Laurent Fabius. Il a mis au défi le président Sarkozy d'annoncer qu'il n'augmenterait pas la TVA après les élections pour payer sa politique fiscale.

Martine Aubry avait également fustigé en début de meeting le programme politique de Nicolas Sarkozy, ce "libéralisme qui écrase les faibles". L'ancienne ministre du Travail du gouvernement Jospin a été cinglante à l'égard de François Fillon, le Premier ministre qui a récemment taxé le socialisme d'"imposture morale". "Les congés payés, les 35 heures... Je crois qu'ils ont un problème dans leur tête", a-t-elle lancé.

Source : AP

 
 
 
 



Ségolène Royal et François Hollande se sont livrés lundi soir à une charge sans retenue contre Nicolas Sarkozy et François Fillon, lors d'un meeting commun à Nantes, la première déniant au président la qualité de "sauveur suprême", tandis que son compagnon stigmatisait "l'esprit de revanche" qui anime l'exécutif.

Devant plus de 2.000 personnes, le couple et le président sortant du groupe socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, ont tenté, dans un climat morose, de galvaniser les troupes alors que les sondages prédisent une très large victoire de la majorité présidentielle.

"Remettez-vous debout, gardez la tête haute et avançons (...) Je vous demande d'oublier vos déceptions", a déclaré l'ex-candidate à la présidentielle, battue le 6 mai par Nicolas Sarkozy. "Revenez aux urnes, parce que j'ai besoin d'un groupe parlementaire fort", a-t-elle ajouté, alors que les socialistes craignent une démobilisation de leur électorat, notamment dans les quartiers populaires.

Selon Mme Royal, Nicolas Sarkozy n'est "pas le sauveur suprême qui va transformer le plomb en or" et "l'état de grâce ne fait pas une rédemption collective".

© AFP
Le Premier secrétaire du PS François Hollande, le 4 juin 2007 à Nantes
Le Premier secrétaire du PS François Hollande, le 4 juin 2007 à Nantes

Tout comme François Hollande, avec qui elle avait fait meeting commun au Zénith de Paris il y a une semaine, elle a insisté sur le bilan de ceux qui présentent aujourd'hui l'élection de M. Sarkozy comme "une révolution".

Le chef de l'Etat "et ses amis gouvernent depuis cinq ans. Ils monopolisent tous les leviers de commande. Ils régentent toutes les institutions. Ce sont eux qui ont entraîné le pays dans l'impasse", s'est exclamée Ségolène Royal.

Certes, le nouveau président table sur "un état de grâce" pour gagner les législatives. Mais "l'état de grâce ne fait pas une rédemption collective".

La présidente du Poitou-Charentes a demandé aux Français de voter pour éviter une Assemblée nationale UMP, "une Assemblée du grand sommeil, une chambre d'enregistrement où plus rien ne se passera".

Selon elle, une domination écrasante de la droite présenterait "le risque permanent d'un face-à-face entre le pouvoir". Argument repris par François Hollande pour qui, si "le conflit" n'est pas au Parlement, "il sera dans la rue". Or, a-t-il dit, "nous refusons la violence sociale".

Le numéro un socialiste a fustigé "l'esprit de revanche qui anime nos concurrents". "Ils veulent revenir sur 68, même sur la Libération, ils veulent la table rase, disent-ils, pour inventer une nouvelle France pour permettre (...) aux nantis de pouvoir s'en sortir par eux-mêmes".

Le Premier ministre François Fillon a été la tête de Turc de la soirée pour s'en être pris à Lyon à "l'imposture morale" de la gauche "qui joue à colin-maillard avec l'Histoire" et "n'ose plus aimer la France".

"Nous n'acceptons pas le révisionnisme de l'Histoire de cette droite qui se croit maintenant tout permis parce qu'elle croit qu'elle va tout gagner (...) L'amour de la France ne se mesure pas à la violence des déclarations", a répliqué Jean-Marc Ayrault.

Présent au meeting, l'adversaire de M. Fillon pour les législatives dans la Sarthe, Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de M. Hollande, a affirmé au vu des propos de son adversaire qu'"il n'y a plus de doute à avoir sur la nature de l'engagement politique de ceux qui gouvernent la France". "C'est une politique qui sera une politique de droite dure, une politique qui consiste à mépriser les acquis de la gauche, à revenir sur tout ce qui a été fait depuis 50 ans", a-t-il dit.


 

SegoLyon   Ségolène Royal a bouclé samedi un mini-marathon électoral en Ile-de-France, où elle est allée à la rencontre des habitants des quartiers qui lui ont offert ses meilleurs scores présidentiels en mai.

Tremblay-en-France, Seine-Saint-Denis, 9h42. L'ex-candidate à l'Elysée, qui n'a pas pu organiser son "meeting du remerciement" pour les banlieues faute de fonds, s'adresse à une centaine de personnes massées autour d'une estrade faite de trois palettes de bois devant une barre HLM.

Dans la circonscription, 56% des électeurs ont voté PS le 6 mai contre une moyenne nationale de 47%. "Je voulais vous remercier de m'avoir donné un si beau score", lance-t-elle à la petite foule. "Je sais ce que ce vote signifie dans les quartiers de liberté, de revendication de lien républicain".

Les 10 et 17 juin, "il faut venir voter. C'est grâce à vous que la République va continuer à fonctionner", insiste-t-elle.

En choisissant Royal au deuxième tour, "vous avez dit non à la suspicion qui était jetée sur nos quartiers", félicite à son tour Christophe Borgel, ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn et aujourd'hui, comme le proclament ses affiches législatives, "candidat de Ségolène Royal".

Epinay-sur-Seine, Seine-Saint-Denis, 10h32. Dans la cité Orgemont, plus de 68% des habitants ont voté socialiste. Devant la Poste, l'ex-ministre de l'Enseignement scolaire et le candidat, Bruno Le Roux, discutent avec Raphaël, bénévole faisant de l'aide aux devoirs avec les jeunes du quartier.

"C'est important, c'est mieux que de mettre les enfants en prison à 16 ans", dit Ségolène Royal, qui dénonce à chaque étape de sa journée le projet de loi abaissant la majorité légale à 16 ans.

" Rouleau compresseur "

Dans le dos de l'ex-candidate, Mouhdine brandit une feuille sur laquelle elle a écrit "Merci Ségolène". "Elle a donné un nouveau visage au parti", explique cette femme originaire des Comores qui a pris sa carte au PS l'an dernier.

"Ce serait bien" qu'elle en prenne la direction, dit-elle avant de délaisser le conditionnel pour le futur. "Ce sera possible".

Boulevard de Charonne, Paris, 12h09. Dans la 21e circonscription de la capitale, le Parti socialiste se présente en ordre dispersé.

Au nom de la parité, de la diversité et du renouvellement, George-Pau Langevin, candidate originaire de Guadeloupe, a été officiellement investie. Le député sortant Michel Charzat a été exclu pour candidature dissidente.

Dans les allées du marché, les équipes concurrentes tractent. Feuilles photocopiées en noir et blanc sans le poing et la rose, emblème du PS, d'un côté, en couleur et avec force photos de Ségolène Royal de l'autre.

"C'est un rouleau compresseur mais aujourd'hui je laisse faire. Je suis quand même de gauche", lâche un fidèle de Michel Charzat.

Le candidat de l'UMP, Raoul Delamare, s'avance et interroge, goguenard: "Alors, elle est où la gourdasse ?". Malgré les dissensions, les partisans du dissident prennent alors la défense de la première femme à avoir eu une vraie chance d'accéder à l'Elysée.

Juchée sur la chaise métallique d'un café, Ségolène Royal poursuit sa mission de bons offices électoraux. "C'est bien clair pour tout le monde, il n'y a qu'une candidate socialiste ici", proclame-t-elle devant la foule d'où montent des "Demain, avec vous!" et toujours "Merci Ségolène".

Trappes, Yvelines, 14h27. Devant un couscous préparé par Momo, Ségolène Royal déjeune aux côtés de Safia Otokoré, candidate du PS qui s'est installée dans la ville il y a un an.

"C'est une forme de respect de retourner dans ces quartiers qui m'ont donné les meilleurs scores", confie-t-elle aux journalistes. "Des milliers ont voté pour la première fois. Une conscience politique s'est éveillée" qu'il faut entretenir pour les législatives et le futur Parti socialiste.

"Je fais campagne pour les autres", ajoute celle qui ne se représente pas à la députation quand on s'étonne de la nouvelle marque qu'elle imprime à ses déplacements - détente et proximité avec la presse, très loin des tensions de la campagne présidentielle.

Sainte-Geneviève-des-Bois, Essonne, 16h09. La tournée se termine chez Julien Dray, l'ami, le porte-parole et conseiller après des étapes en fin de semaine chez d'autres membres de son équipe présidentielle, Najat Belkacem, à Lyon, Jean-Louis Bianco à Digne et Patrick Mennucci à Marseille.

Dans le Parc Pierre où se déroule la traditionnelle "Fête des Mômes", la présidente de Poitou-Charentes visite une ferme pédagogique. La dernière chevrette née il y a quelques semaines a été baptisée "Royale".

En première opposante à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal dénonce le rapport "caché", selon elle, sur la sécurité en Seine-Saint-Denis. L'étude n'est pas sortie pendant la présidentielle parce qu'elle "établissait des réalités qui n'étaient pas bonnes à dire", attaque-t-elle.

Source : Reuters

 

Ségolène Royal a proposé aux Français, jeudi à Privas, que les élections législatives se concluent sur une "vague de toutes les couleurs" et non pas sur "la vague bleue" pronostiquée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle a dénoncé "les relais médiatico-financiers et sondagiers qui matraquent tous les jours" sur le thème "ça ne sert à rien d'aller voter: il y a la vague bleue".

"Je vous propose la vague blanche, puisque je suis en blanc", a repris Ségolène Royal, vêtue d'une veste blanche. "Sans référence historique bien sûr. Pas de malentendu".

"Il faut une vague de toutes les couleurs", a-t-elle poursuivi.

Mme Royal a également rappelé qu'elle avait commencé sa campagne pour la désignation comme candidate socialiste à l'Elysée en mars 2006 dans le chef-lieu de l'Ardèche, où elle avait été été acclamée par un millier de personnes.

Devant environ 300 personnes réunies à l'école René Cassin de Privas, elle a lancé d'emblée: "Esprit de Privas, es-tu là ? Tout est parti de Privas, donc tout redémarre de Privas !".

"S'il n'y avait pas eu des cordes de pluie, il y aurait eu 1.500 à 2.000 personnes... mais le soleil est de retour" avec la venue de Ségolène Royal, a pour sa part déclaré Pascal Terrasse, député de l'Ardèche et candidat à sa réélection.

Source : AFP

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Le meeting du Zénith a été pour Ségolène Royal « un bon moment, un moment d’intensité, de fraternité. Reprendre la campagne, c’est un moment de joie, à la fois pour soutenir les candidats et puis de revenir au contact des citoyens et des militants. Donc voilà, c’est reparti, la politique, ça ne s’arrête jamais. »

« J’ai la responsabilité en tant qu’ancienne candidate à l’élection présidentielle de faire en sorte que les 17 millions d’électeurs qui se sont portés sur mon nom reviennent voter. Il y a un risque d’abstention, c’est pour ça que ma responsabilité, c’est de dire aujourd’hui : venez voter parce que nous avons besoin d’une respiration démocratique. »

« Il faut que les députés socialistes soient les plus nombreux possibles à l’assemblée pour que l’opposition soit forte. L’opposition doit surveiller, proposer, s’opposer à ce que nous pensons de mauvais pour l’équilibre des Institutions ou pour le creusement des inégalités comme le prouvent un certains nombres de propositions de la droite. »

« Ce qui est important, c’est d’ouvrir les yeux des Français sur ce qui se prépare parce qu’il y a ce que Nicolas Sarkozy dit avant les élections législatives et ce qui se prépare une fois que le majorité sera écrasante. Je crains les pleins pouvoirs dans la mesure ou la droite aujourd’hui concentre énormément de pouvoirs, Matignon, l’Elysée, le Sénat, des institutions qui sont pourtant censées être impartiales, le Conseil Supérieur de la Magistrature, le Conseil Supérieur de l’audiovisuel, le Conseil Constitutionnel, le système médiatico-financier. Il y a des relais très forts entre le pouvoir, les médias et les puissances de l’argent. Si l’on veut, dans l’intérêt même des Français, qu’il y ait un contre pouvoir qui alerte et propose, dans la continuité de ce que j’ai dit lors de la campagne présidentielle avec notamment le soucis porté à la relance de la croissance, aux services publics qui sont fragilisés aujourd’hui, il faut que les français viennent voter. »

A propos de la loi cadre de Nicolas Sarkozy sur le service minimum, Ségolène Royal estime que ce dernier a « reculé. Il a fait des déclarations tonitruantes avant les élections et les premiers contacts avec les organisations syndicales ont montré qu’il faut favoriser le dialogue social avant qu’il y ait des grèves. »

Interrogée sur la présidence de la commission des finances que Nicolas Sarkozy devrait proposer à un député socialiste, elle répond qu’il faut d’abord demander un « renforcement des pouvoirs du parlement car un parlement sans pouvoir, c’est une commission des finances sans pouvoir. »

Enfin, sur sa volonté de se présenter à la tête du Parti socialiste, Ségolène Royal rappelle qu’elle « ne veut pas déstabiliser la campagne des élections législatives. » « Je suis une femme politique responsable, nous verrons la suite, mais je crois en tout cas, que j’ai entamé durant la campagne présidentielle une rénovation de la façon de faire de la politique, une rénovation des idées politiques et je crois qu’il va falloir que le Parti Socialiste révise un certain nombre de ces dogmes et regarde la société telle qu’elle est et telle qu’elle va et"Je lance un appel pour créer une opposition nouvelle, la plus large possible"


Ségolène Royal au Journal de 20 heures de France 2
 
Ségolène Royal était, lundi 28 mai, l'invitée du Journal télévisé de France 2.

Pour sa première apparition télévisée depuis le second tour des élections présidentielles, Ségolène Royal a lancé un appel à tous les électeurs pour créer une opposition nouvelle.

"C'est un moment très important dans la vie démocratique les élections législatives. Parce qu'il s'agit de mettre en place des contre-pouvoirs, de mettre en place une opposition nouvelle sans esprit de revanche, mais aussi sans fatalisme. Nous devrons construire cette opposition nouvelle chargée à la fois de surveiller, de proposer et aussi de s'opposer."

Ségolène Royal jugera le Président de la République « sur les actes ». Elle souligne « que ce l’on voit sur un certains nombre de réformes qui sont engagées, c’est d’abord leur côté injuste et leur dangerosité », en citant le bouclier fiscal, la remise en cause du contrat de travail et les franchises médicales.

Ségolène Royal invite Nicolas Sarkozy à faire des réformes avant les élections législatives "pour que les engagements pris soient rapidement tenus", conformément à la politique par la preuve à laquelle elle croit.
Ségolène Royal prend les rênes de la contestation
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La socialiste dénonce les mesures d'un président «contraint de reculer».
Par Laure ESPIEU
Libération - lundi 28 mai 2007
Charente-Maritime envoyée spéciale
Ségolène Royal est entrée en campagne. Elle ne se représente pas aux législatives. Mais, pour ce premier déplacement officiel depuis son échec à la présidentielle, c'est sur ses terres, en Charente-Maritime, qu'elle est allée soutenir, samedi, les candidats socialistes. «Quelque chose de très fort s'est levé. Je ne veux pas que cette énergie retombe. Je veux que les gens sentent que je suis là, solide, et qu'il y aura une suite», répète-t-elle.
Lapsus. Sur le marché de Saintes, c'est la guerre des parapluies. Tailleur et parka rouge siglée «Poitou-Charentes», la région qu'elle préside, Royal affronte les trombes d'eau avec le sourire. Sous les encouragements. Pas prête cependant à aller au-delà du rôle qu'elle s'est fixé : «Ce n'est pas moi toute seule qui fais la campagne. J'ai dit que j'étais disponible ; quand je suis sollicitée pour des meetings, je viens. Mais ce n'est pas un troisième tour.» Et pourtant, à deux reprises le même lapsus lui fera confondre législatives et présidentielle.

A La Rochelle, elle embarque la presse sur un chalutier baptisé ­ coïncidence ? ­ Les Deux Tours et prend la barre. L'ambiance est à la blague, et les questions sont plus directes : «Madame Royal, quand est-ce qu'on vous voit piloter le PS ?» Mais l'ex-candidate n'en dira pas plus. «C'est prématuré comme question. Les législatives donnent lieu à beaucoup de petites phrases, je ne veux pas participer à ça.» Aucune «diversion», donc, avant le scrutin des 10 et 17 juin, «enjeu démocratique majeur». «Les divisions, les petites méchancetés, les gens n'en peuvent plus. Ça continue, il faut que ça s'arrête. Chacun a bien vu ce qui s'était passé.» Et, à ceux qui ont trouvé François Hollande bien solitaire jeudi à Bordeaux pour le lancement de la campagne socialiste, elle répond qu'elle n'est pas «une machine». «Quand un sportif fait les Jeux olympiques, il se repose plusieurs mois. Moi, je n'ai pris que quelques jours.» 
«Mensonges». Sa pugnacité, Royal la réserve à Nicolas Sarkozy. «Les gens vont se rendre compte petit à petit qu'ils ont été floués sur un certain nombre de propositions qui sont intenables», prédit-elle. Dans le collimateur, la déduction d'intérêts d'emprunts sur l'achat d'une résidence principale, dont le champ des bénéficiaires a été nettement réduit. Mais aussi la question du service minimum, sur laquelle le gouvernement est «contraint de reculer» après les premiers contacts avec les organisations syndicales. Recul aussi sur la Turquie, avec laquelle Sarkozy avait annoncé qu'il interromprait toute négociation au sujet de son entrée dans l'Union européenne dès son élection : «Il savait que c'était intenable.» «Il y a eu des mensonges, souligne-t-elle. Il va pouvoir faire illusion quelques semaines, mais on voit que ses promesses ne correspondent à rien.» 
Et puisqu'elle appelle les Français à être exigeants, elle donne elle-même l'exemple. Sur les mesures annoncées pendant la campagne, et qui peuvent désormais être prises par décret, elle réclame «un passage à l'acte avant les législatives». En particulier concernant la création de postes dans les hôpitaux, les moyens supplémentaires promis à l'enseignement supérieur et à la recherche, la revalorisation des bas salaires et des petites retraites ou la réglementation touchant aux parachutes dorés. «Je demande que le débauchage des personnalités à gauche ne serve pas uniquement à jeter le trouble, lâche-t-elle. Si ces ouvertures sont réelles, il faut que les textes soient prêts avant le premier tour.»

12.06.2007

François Bayrou, ni de gauche, ni de gauche ?

On est fixé ? C'est comme cela que sombre l'aventure audacieuse de François Bayrou et du MoDem ?

Au vu des dernières informations, il est à craindre que oui. Un mirage, ce fut un mirage...

 

Bayrou, l'indépendant sous contrôle UMP

Et voilà, la cause est entendue : les déclarations enflammées de François Bayrou et du Modem-UDF Canal historique sur leur "liberté" et leur "indépendance" viennent de recevoir une sérieuse douche froide.

Jean-Claude Gaudin (président délégué de l'UMP) annonce ce matin, grand prince, que le candidat local de l'UMP retire sa candidature... dans les Pyrénées-Atlantiques, fief supposé de Bayrou, où le lider maximo de la révolution orange doit composer avec l'UMP dans une triangulaire. Et cette nouvelle providentielle tombe au moment même auquel Bayrou repousse les avances de Ségolène Royal, belle coïncidence politique !

Le tableau a été esquissé hier, lorsque Marielle de Sarnez a refusé de donner une consigne de vote en faveur du Vert Yves Cochet dans le 14e arrdt de Paris. Au nom de "l'indépendance et de la responsabilité" des électeurs. L'indépendance et la responsabilité des électeurs pyrénéens doivent être moins primordiales aux yeux du Modem. "Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà", comme écrivait Blaise Pascal. 

Plus sérieusement, ces combinaisons de tactique, ces petits arrangements entre amis, représentent ce qu'il y avait de pire dans la IVe République parlementaire. C'est aujourd'hui le seul moyen de survie politique de Bayrou, et plus largement d'un Modem écrasé par la Ve République hyperprésidentielle de Sarkozy. La gauche devra en tirer les leçons pour l'avenir : convaincre les électeurs du centre de rejoindre la gauche est indispensable, mais discuter avec l'état-major bayrouiste est une pure perte de temps. L'aventure centriste achève de tourner à la farce médiatique et vient de trouver un épilogue politique prévisible. S'il est élu dimanche, François Bayrou ne devra sa victoire qu'à une alliance de fait avec la droite.

Mehdi Ouraoui   ( blog : http://desmotsetdebats.blogs.liberation.fr/discours/)

 

03aef924842525301ec5321b02cdbda5.jpgFrançois Bayrou, leader du Mouvement démocrate (MoDem), a affirmé mardi sur RTL qu’il «ne donnerait pas de consigne de vote» pour le second tour des législatives et que, pour «éviter toute ambiguïté», il n’avait pas rappelé Ségolène Royal.

 
 
 
 
"Nous sommes indépendants. Il n’y a pas besoin de négociation avec le Parti socialiste. Il n’y a pas besoin de négociation avec l’UMP», a-t-il ajouté.

Alors que dès lundi matin, Ségolène Royal avait fait savoir qu’elle avait «laissé un message» à François Bayrou et attendait qu’il la «rappelle», le leader centriste a confié ne pas avoir «rappelé Ségolène Royal».

«Non pas par manque de respect, mais pour éviter toute ambiguïté. Si j’avais appelé, j’aurais nourri cette accusation injuste de ceux qui disaient +en fait ils sont passés à gauche+», a-t-il expliqué.

M. Bayrou a ajouté: «Je ne donnerai pas de consigne de vote, je ne veux pas entrer dans ce genre de mécanisme». «Mais je suis libre de dire l’estime que j’ai pour Dominique Strauss-Kahn», l’ancien ministre socialiste en ballottage dans le Val-d’Oise, a-t-il dit.

Dénonçant une nouvelle fois «le mode de scrutin totalement injuste», l’ex-candidat centriste à la présidentielle (18,57% au premier tour) a observé que «ceux qui auront choisi une démarche indépendante risquent d’être laminés».

«C’est une machine électorale d’une injustice absolue dont le but est de broyer ceux qui refusent de s’aligner sur le bloc majoritaire ou accessoirement sur l’opposition du PS», a-t-il affirmé.

Ces élections législatives sont «un moment clé qui dit ce que nous voulons faire du futur: une formation politique nouvelle indépendante qui ne se plie pas aux raisons ou aux oukases des autres formations qui l’entourent», a-t-il ajouté.

François Bayrou a reconnu que ce moment, «difficile», était un «moment de fondation».

11.06.2007

Second tour des législatives : appels à la mobilisation

SRFBDSégolène Royal a déclaré lundi sur RTL qu'elle allait "prendre contact" avec François Bayrou, le leader du Mouvement démocrate, d'ici au second tour des législatives.

Invitée à dire si elle était prête à prendre contact avec le leader centriste avant le second tour, Mme Royal a répondu: "Oui, je vais le faire". L'ex-candidate socialiste à la présidentielle a appelé les électeurs du MoDem, le nouveau parti de François Bayrou, à se porter le 17 juin sur les candidats du PS.

"A partir du moment où l'enjeu de ces élections législatives, c'est d'empêcher la concentration excessive des pouvoirs entre les mains du même parti, ce que François Bayrou a souligné hier (...), il est évident que les électeurs du Modem doivent rejoindre les candidats du PS", a-t-elle expliqué. Ségolène Royal a fait valoir qu'elle partageait avec François Bayrou "un certain nombre de valeurs" comme la lutte contre la dette et la défense de l'impartialité de l'Etat.

Le MoDem, avec un score de 7,61% dimanche, est loin des 18,57% de voix recueillis par M. Bayrou le 22 avril. Il peut espérer au mieux quatre sièges, mais détient la clé du second tour dans plusieurs circonscriptions où s'opposeront le 17 juin UMP et PS. Dimanche soir, le leader centriste a annoncé que son parti examinerait "au calme et au cas par cas" la situation avant de décider d'éventuels désistements pour le second tour des législatives.

Pour autant, il a également souligné que sa "démarche était authentiquement indépendante".

C'est la seconde fois que Ségolène Royal tend la main à François Bayrou. Entre les deux tours de la présidentielle, Mme Royal et M. Bayrou - arrivé en troisième position le 22 avril - avaient débattu publiquement devant les caméras, un "dialogue" inédit pour une présidentielle.

Source : AFP

Ségolène Royal a appelé dimanche les électeurs de gauche à se mobiliser au second tour des élections législatives.

"Il faut une gauche qui surveille, mais aussi une gauche qui propose, une gauche qui va reconstruire et préparer la prochaine alternance.

Je voudrais dire aux 17 millions d'électeurs qui ont porté leurs suffrages sur moi le 6 mai de venir voter.

Je sais pourquoi un certain nombre d'entre vous ne sont pas venus voter : il y a eu une forme de fatalisme, ils sont déçus, tristes.

Les urnes ont parlé mais d'autres urnes peuvent parler dimanche prochain, la République a besoin de vous car la République a besoin de respirer, la démocratie a besoin de vous car la démocratie a besoin d'une grande force à gauche qui va veiller en appui sur ses valeurs fondamentales à ce qu'il n'y ait pas d'abus de pouvoir, de creusement des inégalités, des précarités, des dérapages de la dette, que les promesses fiscales ne soient pas payées par le plus grand nombre et par les catégories moyennes

Vous devez venir voter pour vous-mêmes d'abord, vous les jeunes, qui êtes restés chez vous alors que souvent vous vous étiez inscrits pour la première fois sur les listes électorales.

Je ne vous accable pas, bien sûr, mais je vous dis de venir voter en vous rappelant qu'il y a dans le monde des hommes et des femmes qui risquent leur vie pour avoir le droit de vote.

Venez voter, venez pour vous. Venez pour la République, la France, la justice sociale. Venez pour nous aider à reconstruire demain une gauche neuve qui ira de l'avant et qui se préparera aux victoires de demain.

Nous avons besoin de votre énergie, nous avons besoin de votre présence
".

Pour voir l'appel de Ségolène Royal : http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actualites&actu=1821

 

382c93e1326d8abed7836b3ec73585d7.jpgFrançois Hollande lance "un appel" à la "mobilisation de la gauche" au second tour. Même son de cloche chez Ségolène Royal, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, François Rebsamen.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), François Hollande, a lancé dimanche 10 juin sur France 2 "un appel" à la "mobilisation de la gauche" au second tour des élections législatives pour assurer un "équilibre".
"Je lance un appel à la mobilisation de la gauche pour assurer un équilibre", a déclaré François Hollande.
"Tous ceux qui ne veulent pas d'un parti qui puisse contrôler l'Assemblée nationale à lui tout seul, tous ceux qui ne veulent pas de la précarité, que tous ceux-là viennent voter dimanche prochain", a-t-il lancé.

Outre la participation au second tour, "le second élément essentiel dimanche prochain doit être le rassemblement de toute la gauche, de tous les républicains, de tous ceux qui sont mobilisés, attachés aux valeurs essentielles de la République, à l'impartialité de l'Etat, au pluralisme des opinions, aux libertés de la presse, autant de valeurs mises en cause aujourd'hui", a jugé François Hollande.

" Venez voter dimanche "

Ségolène Royal, ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, a jugé qu'il fallait une "gauche qui surveille et une gauche qui propose" en appelant elle aussi les électeurs de gauche à se mobiliser au 2e tour.
"Il faut une gauche qui surveille mais aussi une gauche qui propose", a déclaré Mme Royal.

"Je voudrais dire aux 17 millions d'électeurs qui ont porté leurs suffrages sur moi le 6 mai de venir voter (au second tour dimanche prochain)", a déclaré Ségolène Royal sur France 2.

"D'autres urnes peuvent parler dimanche prochain, la République a besoin de vous, la démocratie a besoin de respirer", a ajouté l'ancienne candidate socialiste.

L'ancien Premier ministre PS Laurent Fabius a lui aussi lancé un appel au "sursaut" et à la "mobilisation" pour un "équilibrage" droite-gauche, estimant que "le résultat n'est pas acquis". Même son de cloche pour François Rebsamen, qui a estimé "que tout se joue au deuxième tour".

L'ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn a de son côté estimé, sur France 2, qu'"avoir 400-450 députés de droite et un petit nombre de députés de gauche, ça rend impossible le débat démocratique" à l'Assemblée nationale.

Source : Nouvelobs.com

 

 

 

 

04.06.2007

Appel du Planning Familial

22169a62384cb0d19e55f2f73f21073a.jpgPARIS, 4 juin 2007 (AFP) - Le Mouvement français pour le planning familial (MFPF) a appelé lundi dans un communiqué à "voter et à voter à gauche" aux élections législatives, pour "garantir un débat démocratique" et "barrer la route aux remises en cause des droits acquis".
    Le Planning familial condamne "l'insuffisance des politiques nationales et locales concernant la lutte et la prévention contre les violences, risques sexuels, accès à la contraception et à l'IVG".
    Il s'"inquiète" du devenir de ses revendications "dans le contexte politique actuel, avec un président de la République engageant avec son gouvernement une politique libérale, sécuritaire et dangereuse pour les libertés individuelles".
    C'est pourquoi, le MFPF appelle à voter pour les candidats de gauche pour permettre "à l'opposition d'être suffisamment puissante pour garantir un débat démocratique et barrer la route aux remises en cause possibles des droits acquis, concernant l'égalité et les libertés".
    mv/jba/cbn-sd
        AFP

02.06.2007

Le programme PS pour les législatives

medium_tract_legislatives.jpgLes élections législatives des 10 et 17 juin prochains
seront déterminantes pour les cinq ans à venir ; pour télécharger le tract : http://militant.parti-socialiste.fr/2007/05/31/tract-elections-legislatives-2007/

Pour télécharger les différents argumentaires : http://militant.parti-socialiste.fr/category/arguments-et-ripostes

FACE À LA DROITE, DES RÉPONSES DE GAUCHE : LE PROGRAMME DU PS POUR LES LEGISLATIVES

Vous avez été 17 millions à voter pour Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle pour manifester un réel désir de changement et une volonté de défendre notre modèle social. La victoire n'a pas été au rendez-vous. Et une nouvelle étape s'ouvre avec les élections législatives des 10 & 17 juin prochains. L'enjeu est décisif pour toutes celles et tous ceux qui veulent une France forte et juste.

Nicolas Sarkozy affiche des intentions inquiétantes. Le discours de la compassion remplace la solidarité concrète, la reconnaissance du mérite est au seul bénéfice des plus favorisés et le style personnel du nouveau pouvoir révèlent une complaisance avouée vis-à-vis de l'argent. Les choix économiques et fiscaux du nouveau gouvernement aggraveront inévitablement les inégalités ; quant aux suspicions à l'égard de certaines populations et de certains quartiers, elles accroîtront inéluctablement les divisions du pays.

Les socialistes ont entendu votre message dans la campagne présidentielle. Vous nous demandez de défendre des valeurs, celles de la République, et d'apporter des réponses concrètes à vos préoccupations : l'emploi, le pouvoir d'achat, le travail, le respect des droits et des devoirs, la sécurité.

Nous vous proposons un programme de législature construit autour de quatre principes : la vérité, car nous prenons des engagements réalisables dans les cinq années qui viennent ; la protection de nos concitoyens face aux conséquences prévisibles de la mise en œuvre du projet de Nicolas Sarkozy ; le dialogue, car chacun doit être entendu, et les réformes ont besoin d'être débattues pour être réussies –c'est nécessaire au Parlement, c'est indispensable avec les élus locaux, c'est impérieux avec les partenaires sociaux ; enfin, le renouvellement des pratiques politiques, des institutions et de l'action politique. Notre volonté, dans ce contexte si essentiel pour notre avenir, est de faire des socialistes une force pour agir et protéger et, enfin, de tout faire pour donner ses chances à une majorité de progrès.

Les 10 & 17 juin, la participation doit être la plus forte possible pour permettre l'élection du plus grand nombre possible de députés de gauche. La droite, avec la Présidence de la République aujourd'hui, et le Sénat depuis longtemps, concentre l'essentiel du pouvoir, elle dispose d'une influence déterminante sur les médias. Elle a des intérêts communs avec les milieux d'affaires. Il faut donc un équilibre, un contrepoids, une force pour vous défendre. Dès lors, les élections législatives revêtent une importance pour garantir la cohésion du pays et le pluralisme de notre démocratie.

Nous vous proposons quatre grands objectifs :

I – TRAVAILLER MIEUX ET TRAVAILLER TOUS

La droite a un slogan « travailler plus pour gagner plus ». C'est une supercherie qui conduit à moins d'emplois et plus de précarité pour le plus grand nombre. Elle présente un programme fiscal (suppression des impôts sur les gros patrimoines) qui favorise la rente et non l'effort. Alors qu'elle a été incapable de relancer la croissance depuis 5 ans, elle risque de l'étouffer davantage demain en augmentant la TVA.

Nous socialistes, voulons au contraire créer les conditions d'une croissance soutenue en plaçant la valeur du travail et du plein emploi au cœur de nos politiques économiques et sociales. Le modèle de développement que nous défendons repose sur quatre piliers : l'innovation ; la sécurité des carrières professionnelles ; le pouvoir d'achat ; le respect de l'environnement. Parce que la France n'est pas seule dans la compétition internationale, nous inscrivons notre action tant au niveau national qu'au niveau européen.

Nos principales propositions :

En matière de croissance et d'emploi : effort d'investissement, notamment dans le domaine industriel, avec un plan de soutien aux PME innovantes. Augmentation progressive sur cinq ans des moyens dévolus à la recherche ; progression de 10% par an et pendant cinq ans du budget de l'enseignement supérieur ;
Défense du Contrat à durée indéterminée comme élément central du contrat de travail et refus de l'extension du Contrat nouvelle embauche et du CPE sous l'appellation de Contrat unique.

Création « d'emplois tremplins », à l'instar de ce qui se fait déjà dans les régions, et mise en place de nouvelles sécurités professionnelles assurant une garantie de revenu et une démarche de formation tout au long de la vie ;

En matière de pouvoir d'achat
Augmentation du pouvoir d'achat, du SMIC à 1500 euros le plus vite possible, des bas salaires et des petites retraites, allocation d'autonomie pour les étudiants sous conditions de ressources, réforme et simplification de la fiscalité au bénéfice du travail et de la consommation, suppression du bouclier fiscal qui favorise les plus riches.

En matière du respect du dialogue social
Promotion de la démocratie sociale pour renforcer le rôle et la place des partenaires sociaux, avec une réforme de la représentation syndicale fondée sur le vote des salariés et le respect des accords majoritaires. Et refus des projets annoncés par la droite qui remettent en cause le droit de grève dans le secteur public et le secteur privé.

II – PROTÉGER LE PRÉSENT ET PRÉPARER L'AVENIR

La droite avance des solutions qui mettent en cause la protection sociale, affaiblissent les services publics et réduisent les moyens de l'école de la République. Elles contribueraient à aggraver la situation de millions de Français.

Nous, socialistes, voulons préserver la cohésion nationale et pensons que lutter pour une égalité réelle est le meilleur moyen de préparer l'avenir.

Nos principales propositions :

1)-Pour le présent
Nous voulons l'égalité devant la santé : priorité à l'hôpital public, aujourd'hui menacé ; limitation des dépassements d'honoraires ; refus de toute forme de nouveaux déremboursements qu'envisage la droite à travers les « franchises » ; priorité à la prévention et à la santé publique ; enfin, l'aide à l'installation de jeunes médecins en zone rurale ou dans les quartiers sera renforcée.

Nous voulons l'accès à un logement de qualité. C'est pourquoi nous proposons, de construire 120 000 logements sociaux par an, d'engager un plan pour l'accès à la propriété, et de lancer un effort accru de construction de logements intermédiaires, afin de créer une fluidité profitable à tous. Parallèlement, sera créé un service public de la caution et mis en place un bouclier logement pour les familles modestes garantissant un budget logement toujours inférieur à 25 % des revenus ; nous réaffirmons la nécessité d'une application stricte et rigoureuse de la loi SRU, face au scandale des 3,5 millions de mal logés. Nous mettrons en œuvre une nouvelle politique de solidarité urbaine avec notamment un Fonds de national pour l'égalité entre les territoires.

Nous voulons un droit effectif à la sécurité et à la tranquillité. Face à la progression, depuis 5 ans, des violences aux personnes, nous proposons la création d'une vraie police de quartier et de mener une politique fondée sur la prévention et la sanction. Les deux démarches sont indissociables. La prévention est indispensable pour éviter le tout carcéral, mais tout acte de délinquance doit trouver une sanction clairement affichée et assumée.

Nous voulons favoriser l'égalité réelle afin de lutter contre toutes les discriminations. Nous proposerons trois lois, la première pour lutter contre les violences faites aux femmes, la seconde pour ouvrir aux couples de même sexe le mariage et l'adoption, la troisième pour que chaque loi votée prenne en compte le handicap.

Nous voulons une politique d'immigration maîtrisée et partagée. Nous voulons une politique d'immigration juste et efficace qui lutte contre les filières clandestines et qui favorise une réelle intégration des immigrés en situation régulière et qui soit liée aux politiques de développement des pays d'émigration. Nous reconnaîtrons le droit de vote pour les scrutins locaux aux résidents étrangers, habitant depuis cinq ans dans notre pays.

2)- Pour l'avenir
Nous voulons une éducation pour tous et une attention portée à la réussite de chacun : mise en place d'un service public de la petite enfance ; études dirigées ou encadrées pour tous les élèves ; diminution du nombre d'élèves par classe en ZEP ; révision de la carte scolaire pour supprimer les « ghettos » scolaires, soutien à l'intégration des handicapés ; renforcement de l'enseignement professionnel pour qu'il devienne une véritable voie d'excellence ; revalorisation du métier d'enseignant ; amélioration de la relation avec les familles dans l'école.

Nous voulons pour chacun, une retraite décente et sûre. Cela suppose une renégociation globale de la Loi Fillon, avec pour enjeux principaux un minimum garanti des retraites, la prise en compte de la pénibilité des métiers et donc la réduction des disparités d'espérance de vie selon les catégories socio-professionnelles, un financement juste, assis également sur de nouvelles ressources (revenus financiers), le renforcement du taux d'activité des salariés âgés de plus de 50 ans. Le défi du vieillissement de la population doit être relevé : il faut s'appuyer sur l'allocation personnalisée d'autonomie créée par la gauche afin de faire triompher une logique de solidarités entre les territoires et les générations ; la mise en place d'une cinquième branche de sécurité sociale doit permettre d'éviter le recours désastreux aux assurances.

Nous voulons aussi, face aux dérèglements climatiques, à l'épuisement prévisible des ressources énergétiques, une politique vigoureuse d'économies d'énergie et une diversification de nos sources d'énergies. Nous développerons massivement les énergies renouvelables. À l'encontre de la privatisation engagée d'EDF et de GDF, il faut affirmer la nécessité d'un pôle public de l'énergie qui prenne en compte le long terme. Nous souhaitons le développement de modes de transport alternatif à la route, un basculement progressif d'une part importante du FRET vers le rail. Nous préconisons la discussion d'une nouvelle loi sur l'eau, enjeu majeur de ce siècle. Nous introduirons une véritable fiscalité écologique. Nous entendons soutenir une agriculture de qualité respectueuse de l'environnement et réorienter la Politique agricole commune vers les productions de qualité et le développement rural.

Nous voulons concilier protection sociale et réhabilitation du travail. L'instauration d'un Revenu Social d'Activité permettant la majoration d'1/3 de ses revenus pour toute personne reprenant un emploi rémunéré répond à cet impératif.

Nous voulons réduire la dette que la droite a laissé augmenter de manière inconsidérée, particulièrement par ses baisses d'impôt en faveur des catégories sociales les plus favorisées, car la dette est socialement injuste et économiquement irresponsable. Sa résorption passe par une politique de croissance, la restauration de notre compétitivité, une fiscalité juste, une gestion rigoureuse des finances publiques. Et la lutte contre les gaspillages : un euro dépensé doit être un euro utile.

III – RÉORIENTER L'EUROPE POUR PESER DANS LA MONDIALISATION

1)-L'Europe
La droite n'a pas d'ambition européenne. Son projet : un mini-traité au rabais soumis au seul Parlement, pour une Europe réduite aux politiques de marché.

Nous, socialistes, nous voulons redonner une volonté à l'Europe : pour l'emploi, pour la croissance et le développement durable, pour la recherche et l'innovation, pour les grands projets industriels. L'Europe, en effet est un outil irremplaçable face à la mondialisation, un levier décisif pour agir et ne pas subir.

Nous avons besoin d'une Europe qui protège, ce qui suppose qu'enfin l'emploi, la croissance, l'investissement, la recherche soient au cœur des objectifs de la Banque Centrale Européenne (BCE) qu'un gouvernement économique émerge dans la zone Euro, que l'Europe défende le respect de normes sociales et environnementales dans le commerce international, et que le rôle des services publics soit reconnu.

Il nous faut aussi une Europe politique et plus démocratique. À cette fin, il faut dépasser l'impasse politique et institutionnelle et favoriser la négociation d'un traité institutionnel plus simple, soumis à référendum, pour que l'Europe se fasse avec les citoyens.

2)- Le monde
La construction de l'Europe prend tout son sens au regard de la mondialisation libérale en cours qu'il faut maîtriser et surtout réorienter en fonction d'objectifs publics, sociaux et environnementaux.

La France doit porter une voie forte dans le monde, avec ses partenaires européens, au service de la paix et du développement, sans s'aligner sur d'autres puissances.

Nous proposons une réforme de l'Organisation Mondiale du Commerce, du Fonds Monétaire International, de la Banque Mondiale qui doivent être mises au service du développement avec l'instauration d'une taxe de type Tobin sur les mouvements de capitaux.

Il nous faut conduire également une vraie politique de co-développement avec les pays du Sud en particulier l'Afrique et les pays du Bassin Méditerranéen.

IV – DÉMOCRATISER ET RENOUVELER NOTRE RÉPUBLIQUE

La droite propose le statu quo, autant dire le prolongement d'un système de concentration des pouvoirs, qui date du milieu du siècle dernier. Elle veut disposer de tous les leviers sans contrôle ni contrepoids.

Nous socialistes, nous voulons faire évoluer profondément nos institutions, et nos pratiques, en allant vers une VIè République.

Nos principales propositions:
Un parlement respecté et renforcé dans sa capacité à légiférer, à contrôler le pouvoir exécutif, à irriguer le débat démocratique ; ce qui implique notamment la suppression de l' articles 49/3 qui permet à un gouvernement de passer en force comme pour le Contrat Première Embauche.

Un mandat unique pour les parlementaires afin qu'ils se consacrent totalement à leur mission;

L'instauration d'une part de scrutin proportionnel, à l'Assemblée Nationale, pour une plus juste représentation des courants politiques minoritaires ;

Une vraie parité homme/femme pour toutes les élections.

Une démocratie participative avec notamment le principe de lois d'initiative citoyenne ;

Une charte de la laïcité annexée à la Constitution ;

Une nouvelle étape de la décentralisation, garantissant aux collectivités locales des moyens financiers pour assurer pleinement les charges qui leur sont transférées, pour mettre en œuvre une démocratie territoriale plus juste et plus solidaire en métropole et dans les Outre-Mers.

Une profonde rénovation du système judiciaire qui. passe par une augmentation substantielle de ses moyens, alors que le budget de la justice place notre pays au 23ème rang au sein de l'Union européenne, une plus grande égalité d'accès pour chaque justiciable, une justice digne de ce nom pour les mineurs, la reconnaissance d'une instruction collégiale, suite au rapport de la Commission Outreau, une réforme de la composition et du rôle du Conseil Supérieur de la Magistrature, pour l'indépendance et la responsabilité des magistrats

La lutte contre la concentration dans les médias et la confusion des intérêts économiques et politiques ; nous favoriserons un audiovisuel public fort, nous réformerons le Conseil Supérieur de l'audiovisuel pour garantir l'indépendance des médias et son pouvoir de régulation.

Les 10 & 17 juin, le choix sera clair. La droite veut amplifier et aggraver la politique menée depuis 2002, en pensant que l'économie ne fonctionne bien que si le social régresse, Nous les socialistes pensons au contraire qu'il faut concilier le progrès économique et les avancées sociales, la croissance et la sécurité, la création de richesses et la réduction des inégalités, l'industrie et l'écologie. La droite, avec son parti l'UMP, veut concentrer tous les pouvoirs dans une même main, rendant ainsi impossible les promesses d'un État impartial et d'une démocratie renouvelée. Les socialistes luttent au contraire pour une démocratie vivante, transparente et équilibrée.

À vous de décider. L'avenir du pays vous appartient. Avec vous, nous sommes prêts à prendre toutes nos responsabilités.

au service de la France.

30.05.2007

Grand meeting au Zénith de Paris

SRZ pour voir le discours :

http://www.segoleneparis.fr/node/3139

http://www.segoleneparis.fr/node/3140

Ségolène Royal est repartie "au combat" contre une droite "sans complexe" et un "gouvernement insatiable", appelant les Français à envoyer "massivement" des députés socialistes à l'Assemblée nationale.

Après quelques jours de vacances en Tunisie et des apparitions en Poitou-Charentes, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle remontait sur une estrade politique pour la première fois depuis son échec au soir du 6 mai.

Sur la scène du Zénith, elle a été accueillie par trois minutes d'applaudissements et de cris "Merci Ségolène!", lors du meeting de lancement de la campagne législative du PS.

Devant 6.000 personnes, la présidente de la région Poitou-Charentes a pris la parole après Bertrand Delanoë mais avant les autres ténors du PS, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et François Hollande, qui étaient tous assis au premier rang.

Des messages de Lionel Jospin et d'Henri Emmanuelli devaient également ponctuer la soirée placée sous le signe de "La gauche qui agit, la gauche qui protège".

"Aujourd'hui, nous nous mobilisons pour des élections majeures. Voulez-vous oui ou non les pleins pouvoirs pour une gouvernement insatiable qui prétend incarner à lui seul la droite et la gauche?", a demandé Ségolène Royal au public.

"Ce que la droite attend, c'est un pouvoir hégémonique, un rouleau compresseur qui se dresse et pour lequel tout deviendra possible, même le pire", a-t-elle dit, détournant le slogan de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Elle a lancé un appel aux 17 millions d'électeurs ayant voté pour elle le 6 mai et "au-delà".

Sarkozy, président de l'UMP...

"Nous serons bien vite rejoints quand (les Français) réaliseront que le bouclier fiscal c'est pour quelques-uns mais que les franchises médicales c'est pour tout le monde (...), que la suppression des droits de succession, c'est seulement pour les 20.000 plus grosses fortunes mais que la dégradation des services publics c'est pour tout le monde."

"Ne vous y trompez pas: ce gouvernement que Nicolas Sarkozy a composé à sa main (...) n'est pas un gouvernement d'ouverture, c'est un casting attrape-tout qui fait courir des risques au pays dès lors qu'il aggravera les inégalités et attisera les ressentiment les plus dangereux", a insisté Ségolène Royal.

"Nous repartons au combat!", a-t-elle lancé, persuadée que "ce qui a été semé" pendant la campagne présidentielle "va germer et fleurir" aux législatives.

A son arrivée, l'ancienne candidate à l'Elysée avait tenu un bref point de presse à part, devant le Zénith, au moment où les "éléphants" arrivaient dans la salle de spectacle parisienne.

La présidente de la région Poitou-Charentes, qui ne se représente pas aux législatives, a estimé que la participation de Nicolas Sarkozy à un meeting de campagne, au Havre mardi soir, était en "contradiction" avec sa fonction.

"C'est vrai que c'est la première fois qu'un président de la République, aujourd'hui normalement le président de tous les Français, s'implique de façon partisane", a-t-elle déclaré devant les caméras. "Il se comporte encore comme le président de l'UMP."

Face à cette "extrême concentration des pouvoirs" dans les mains de la droite, il y a "aujourd'hui une opposition nouvelle à créer", a-t-elle fait valoir, refusant cependant de répondre à la question "prendrez-vous la tête de l'opposition?".

"Ce n'est pas le sujet aujourd'hui. Le moment venu, je vous dirai ce que je pense", a-t-elle déclaré dans une pirouette. Lundi soir, sur France 2, Ségolène Royal a expliqué qu'elle ne s'interdisait rien pour le futur.

Ségolène Royal au grand meeting parisien du Parti Socialiste pour les législatives le 29 mai

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Le grand meeting aura lieu le 29 mai à partir de 18h30 au Zénith de Paris (Métro 5 sortie Porte de Pantin) avec François HOLLANDE, Ségolène ROYAL, Bertrand DELANOE, Laurent FABIUS, et Dominique STRAUSS-KAHN et tous les candidat(e)s aux élections législatives de la région Ile-de-France

                     VENEZ NOMBREUX ET NOMBREUSES !

Pour télécharger le tract d'invitation : invitZénith.pdf

 

Un message de Ségolène Royal pour les législatives :

"Je veux lancer ici à La Rochelle, dans ma région, un message de mobilisation aux électeurs."

 
 
Lors d'un point presse à la Rochelle, Ségolène Royal, venue soutenir des candidats du Parti socialiste et du PRG aux élections législatives, a lancé samedi un appel à la mobilisation pour les élections législatives aux 17 millions d'électeurs qui ont voté pour elle au second tour du scrutin présidentiel.

"Je veux lancer ici à La Rochelle, dans ma région, un message de mobilisation aux électeurs. Il faut que les 17 millions d'électeurs qui m'ont donné leur voix viennent voter".

"Il est important que ce mouvement de fond qui s'est lancé aux présidentielles, cette énergie, cet enthousiasme se transforment aux législatives", a-t-elle dit. "Quelque chose s'est déclenché qui ne doit pas s'arrêter".

Ségolène Royal voit dans ces échéances "un enjeu démocratique majeur pour que tous les pouvoirs ne soient pas dans les mêmes mains".

Les mensonges du nouveau Président de la République

Ségolène Royal a aussi dénoncé les "mensonges" de Nicolas Sarkozy depuis 10 jours.

"Il y a eu des mensonges tenus par Nicolas Sarkozy". "Sur ces quelques semaines seulement il va pouvoir faire illusion, sauf qu'au vu de la gestion des premiers dossiers on voit que les promesses ne correspondent à rien et ont été faites, pour un certain nombre d'entre elles, uniquement pour gagner des voix".

"Le moment de vérité arrivera pour Nicolas Sarkozy" parce que "les gens vont se rendre compte qu'ils ont été floués petit à petit par un certain nombre de propositions qui sont intenables".

"Un certain nombre de gens se sont faits avoir lorsqu'ils imaginaient que du jour au lendemain ils allaient pouvoir obtenir des déductions d'intérêts sur les emprunts immobiliers".

Parmi ces Français "floués", elle a évoqué les personnes âgées qui ont voté pour Nicolas Sarkozy en raison de la promesse d'allégement sur les droits de succession alors que dans "75% des cas il n'y a aucun droit perçu" ou "ceux qui ont acquis leur résidence principale il y a quelques mois et qui pensaient pouvoir bénéficier de déductions de leurs intérêts d'emprunts".

"C'est la même chose pour le service minimum". Après avoir pris contact avec les organisations syndicales le président Nicolas Sarkozy a été contraint de constater "qu'une réforme comme celle-ci aussi brutalement qu'il l'avait promise est impossible".

Les promesses déjà non tenues incluent la candidature de la Turquie à l'Union européenne. Nicolas Sarkozy a fait "une promesse qu'il savait intenable", c'est que "dès son élection il interromprait les négociations avec la Turquie". "A peine son voyage à Bruxelles s'est-il passé qu'il a été aussi obligé de reculer, il n'a aucun pouvoir pour arrêter du jour au lendemain les négociations au long cours et qui ont engagé dans la quinzaine d'années qui sont devant nous la parole de la France".
 

 

 
 
 

                    


25.05.2007

Communiqué de l'APGL pour les législatives

Communiqué de l'APGL pour les législatives

L’APGL rassemble 1800 adhérents, parents de plus de 700 enfants. Les 15
antennes régionales se battent au quotidien pour que les 200 000 enfants
élevés en France par des parents gays ou lesbiens voient leurs familles
inscrites dans la réalité juridique et sociale de notre pays.

medium_logoAPGL.gifL'APGL appelle à ne pas voter pour les députés de l’Entente
parlementaire

Sortant de sa position apolitique pendant la campagne présidentielle,
l'APGL, porte-parole des familles homoparentales françaises s'émeut que la
quasi-totalité des quelque 170 députés UMP-UDF-MDF membres de 'l'Entente
parlementaire' se représente, investis par leurs partis respectifs.
La liste des signataires de l’entente parlementaire est consultable sur le
site www.apgl.asso.fr

Ils contribuent par leur pétition à stigmatiser les familles
(homoparentales, monoparentales…) non conformes à leur modèle unique :
un père et une mère.
Pourtant l'investiture du nouveau président a permis de montrer le visage
d'une famille recomposée (5 enfants de 3 mariages différents).

Ils maintiennent ainsi au ban de la société des dizaines de milliers
d'enfants vivant déjà dans un contexte homoparental et n'offrent aucune
perspective aux milliers à naître au nom d'un point de vue idéologique
qui n'a que peu de choses à voir avec l'intérêt des enfants.

Par ailleurs, le soutien à M. Vanneste et l'investiture UMP donnée
(malgré nos appels) à Mme Ceccaldi, dans la circonscription de N. Sarkozy,
nous apparaît comme un encouragement donné à l'expression de l'homophobie
: condamnés tous 2 en appel, le premier l'a été pour des propos
homophobes, la seconde pour diffamation (amalgame
homosexualité-pédophilie).

Nous appelons donc les électeurs modérés de droite et du centre (la
gauche s'est déjà clairement positionnée) à ne pas faire le jeu de
députés dont le conservatisme (de nature souvent non laïque!) discrimine
des enfants à travers leurs parents.