25.10.2007

de François à Ségolène

DDA A la une
[24/10/07]

Livre de François Rebsamen : "de François à Ségolène"

 
 
FRANÇOIS REBSAMEN - Entretiens avec PHILIPPE ALEXANDRE

Bras droit de François Hollande et directeur de campagne de Ségolène Royal, le numéro deux du PS et maire de Dijon, François Rebsamen, s’est retrouvé dans l’œil du cyclone. Acteur de premier plan du palpitant feuilleton politique qui s’est achevé le 6 mai dernier, il en révèle toutes les péripéties jusqu’ici demeurées secrètes.

C’est la première fois en France que l’organisateur d’une campagne en fait lui-même le récit. De la Berezina de 2002 au Waterloo de 2007, il est parti à l’assaut du pouvoir avec la grande armée des socialistes, volant d’espérance en déception, d’allégresse en fureur, et de François à Ségolène. Il a vécu les éclats de voix et les conjurations d’éléphants. Il répond aux questions du journaliste Philippe Alexandre sans langue de bois. Il ouvre aussi des perspectives d’avenir pour la gauche et propose de rompre avec les vieilles habitudes, les vieux clivages, les vieilles pratiques.

11.10.2007

Enfin une autre vision, un autre témoignage

DDA A la une
[10/10/07]

"Ma candidate" de Patrick Menucci sorti le 11 octobre


Le directeur de campagne adjoint expose sa vision de la campagne présidentielle.
 
Il lui avait promis la victoire, il lui a annoncé la défaite… En janvier 2006, Patrick Mennucci s’envole avec Ségolène Royal pour le Chili. Elu socialiste essentiellement connu pour avoir piloté la campagne des européennes 2004 de Michel Rocard, ce Marseillais découvre la détermination solitaire d’une femme qui n’en est qu’à ses premiers pas sur la route de la candidature à l’Elysée. C’est le début d’une profonde amitié et d’une collaboration étroite, quasi-quotidienne, qui durera 18 mois.

Expert des rouages du PS, Patrick Mennucci orchestre le ralliement des élus et la conquête des fédérations et des militants. Il est un de ceux qui ont permis à Ségolène de l’emporter face à Laurent Fabius et à Dominique Strauss-Kahn, lors d’une primaire dont la violence reste unique dans les annales de la gauche. Membre du premier cercle de la candidate, il est ensuite nommé directeur de campagne adjoint et participe à tous les combats contre Nicolas Sarkozy. Le soir du 6 mai, il est à côté d’elle lorsque du haut du balcon de la rue de Solferino, elle harangue des milliers de militants pour les réconforter…

Fidèle entre les fidèles, d’une loyauté qui n’empêche pas la lucidité, Patrick Mennucci raconte de l’intérieur la campagne présidentielle de Ségolène, ce rendez-vous manqué qui en appelle d’autres. Un témoignage unique, riche en épisodes inédits, qui éclaire sous un jour nouveau la personnalité de celle qui a séduit 17 millions d’électeurs. Patrick Mennucci révèle les pièges qui ont surgi dans son propre camp et explique les raisons de l’échec. Son témoignage sincère permet de comprendre pourquoi Ségolène Royal restera au centre de l’échiquier politique dans les années à venir.

06.09.2007

"J'assume sans problème ma part de responsabilité" dans la défaite à la présidentielle

Seg Mel

"J'assume sans problème ma part de responsabilité, mais ce qui nous a le plus manqué, c'est le temps pour mener jusqu'à son terme la mutation de notre parti et son projet politique. Les Français ont bien senti cet inachèvement, et entre nous, ces décalages, parfois ces contradictions qui persistaient", explique-t-elle dans le magazine.

"Aucune échéance ne nous contraint à présent: ni congrès immédiat, ni choix de candidature pour 2012. Profitons-en pour ouvrir les portes et les fenêtres sur la France et le monde tels qu'ils sont", invite la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes. "Mettons à profit ce temps pour réfléchir ensemble, élaborer des idées neuves, en finir avec certains comportement individuels hargneux", poursuit-elle, affirmant aujourd'hui apprécier de "reparler à ceux qui ont combattu" sa candidature comme Pierre Moscovici, un proche de Dominique Strauss-Kahn.

"Il faut maintenant prendre ce temps (...) pour bâtir une alternative claire en prise sur son époque, en phase avec les attentes des Français, portée par un grand parti moderne, créatif, ouvert", exhorte l'ancienne candidate. "Il faut que les talents de la nouvelle génération politique s'épanouissent", ajoute-t-elle, assurant "travailler avec elle".

"Les procès en hérésie qui m'ont été faits en pleine campagne nous ont coûté combien de millions de voix?", s'interroge Ségolène Royal, assurant avoir "entendu, non sans stupéfaction," à l'université d'été du PS des thèmes largement repris durant sa campagne. "L'hérésie d'hier devient le moteur de la rénovation et la doctrine de demain. Je ne vais pas m'en plaindre", conclut-elle, avec une pointe d'amertume.

Concernant une éventuelle concurrence avec François Hollande pour l'investiture à la candidature pour l'échéance présidentielle de 2012, Ségolène Royal élude: "Ce n'est pas d'actualité, je ne suis en compétition avec personne".

Interrogée sur son sentiment privé à l'égard de son ancien compagnon, Ségolène Royal se félicite que "vie privée et vie publique soient disjointes clairement, désormais". "Il a le droit comme chacun à la protection de sa vie privée. J'ai tourné une page sans renier la part de bonheur qui fut la nôtre et sans ressentiments inutiles", assure-t-elle, avant d'ajouter plus loin: "Je lui souhaite très sincèrement d'être heureux".

Source : AP

18.07.2007

Bilan et perspectives

Plus qu'une séance d'introspection, le besoin de marquer que la "rénovation" du Parti socialiste ne se fera pas sans elle. "Je suis là, et bien là", a affirmé Ségolène Royal à la sortie du séminaire réunissant, lundi 16 juillet, son équipe de campagne présidentielle puis élargi aux élus et responsables du PS qui en avaient constitué l'ossature. Après avoir semblé vouloir se tenir à l'écart des échéances internes du parti, l'ancienne candidate s'est dite prête à "assumer (ses) responsabilités devant les instances du PS". Elle répond ainsi au souhait de certains de ses partisans, comme Jean-Marc Ayrault, qui plaident pour qu'elle s'inscrive dans la constitution d'"un bloc rénovateur majoritaire" au sein du PS.

7d248485649ab6eb8e5d51f289258525.jpg(photo AFP/MEHDI FEDOUACH) Si elle souhaite revenir sur les raisons de la "défaite" et soumettre sa campagne à un examen critique, ce sera, avertit-elle, "sans complaisance mais sans masochisme". "J'ai beaucoup appris au cours cette campagne, je ne suis plus la même après qu'avant", consent la présidente de la région Poitou-Charentes, qui assure avoir "maintenant bien identifié (ses) forces et (ses) propres faiblesses".

"MUTATION POLITIQUE"

Au premier rang de ces "faiblesses", la réunion de lundi - à laquelle avaient été invités plusieurs intervenants extérieurs tels que Brice Teinturier, le directeur du département politique de TNS Sofres, l'éditorialiste Jacques Julliard ou l'universitaire Olivier Duhamel - a souligné les "difficultés de calage" avec la Rue de Solférino. Dans une longue contribution sur la "mutation politique", ce dernier a pointé les "archaïsmes" du PS. S'il reconnaît à la candidate "un charisme aussi indiscutable qu'inexplicable", l'ancien député européen estime que cela restera insuffisant tant que n'aura pas été résolu "le problème du nouveau parti à inventer". "La droite est devenue hégémonique, analyse M. Duhamel, il nous faut absolument inventer des manières collectives de penser et d'agir, sans quoi nous n'avons aucune chance de revoir l'alternance, hors peut-être l'hypothèse où, un jour, la droite s'autodétruirait à nouveau comme elle a si bien su le faire par le passé."

Pour les "royalistes", la chose est entendue. Les causes de l'échec préexistaient aux "raisons conjoncturelles" qui n'ont fait que sceller l'"antériorité de la droite dans la refondation idéologique". L'ancienne candidate est convaincue que sa campagne a permis de faire émerger un certain nombre de valeurs mais que celles-ci n'ont pas été suffisamment portées par le PS. "Il nous faut repérer les valeurs qui ont été comprises par les Français et les réponses que je n'ai pas pu apporter", indique Mme Royal. Elle a annoncé la mise en place de "groupes de travail thématiques" et d'un "groupe de coordination" pour mener à bien cette analyse, qui sera "mise à disposition du PS". De son côté, elle en livrera "une première synthèse" le 25 août, à l'occasion de la Fête de la rose à Melles, dans son département des Deux-Sèvres.

Mme Royal entend ainsi continuer à mener son propre travail de réflexion, "avec une parole libre", sans couper les ponts avec le PS. "Ne soyez pas désemparés, nous allons continuer à porter la rénovation", a-t-elle lancé à ses fidèles.

Patrick Roger

Le Monde - Article paru dans l'édition du 18.07.07.

 

"Je suis engagée dans le bilan de la campagne présidentielle, mais pour ouvrir des perspectives"


Ségolène Royal a réuni son premier séminaire de travail sur l'analyse de la campagne.
 

Ségolène Royal et son équipe se sont retrouvées dans une salle de l'Assemblée nationale pour une première réunion de travail post-élections: le matin avec une trentaine de membres de son équipe de campagne, et l'après-midi pour une réunion élargie aux élus qui l'ont soutenue et aux experts.

"Je suis engagée dans le bilan de la campagne présidentielle, mais pour ouvrir des perspectives", explique Ségolène Royal. Le but de cette réunion est de "regarder ce qui s'est passé". Elle souhaite qu'"à la lumière de ce qui c'est passé, ce travail, cette réflexion puissent contribuer fortement à la rénovation des idées socialistes, pour faire en sorte que la société française soit mieux connue et que l'espoir qui s'est levé pendant l'élection présidentielle ne soit pas perdu".

Ségolène Royal a en effet décidé de mettre en place"un groupe de coordination" et "des groupes de travail" autour des valeurs qu'elle a défendues pendant la campagne présidentielle et des "insuffisances des réponses concrètes apportées".

"Ce travail sera mis à disposition du parti socialiste" précisant qu'une première synthèse en serait faite le 25 août à la Fête de la rose de Melle (Deux-Sèvres), lors de sa rentrée politique.

"Je viendrai régulièrement restituer le produit, le fruit de ces réflexions collectives devant les instances du parti, je viendrai chaque fois que j'aurai avancé dans le cadre de ces groupes de travail sur des idées bien construites et bien structurées, je viendrai, puisque l'occasion m'en est proposée, devant le bureau national du parti socialiste pour les restituer et mettre dans le patrimoine commun".

"J'ai confiance, je suis optimiste, nous allons reconstruire, nous allons rénover, accompagner la société française, répondre au désarroi et aux attentes des militants. Je suis là et bien là, avec eux, je vais le faire avec ma parole libre de femme libre, mais appuyée sur un mouvement collectif , je serai là et bien là au sein du parti socialiste".

"Nous devons tous nous remettre au travail, en examinant avec beaucoup de clairvoyance tous les éléments refondateurs qui se sont levés pendant la campagne, et sur lesquels il faut continuer à travailler".

"J'ai compris mes forces et mes faiblesses. Certes nous avons perdu mais nous avons aussi fait des choses extrêmement positives, c'était une belle campagne, on en est fiers. Je ne fuirai pas ce bilan dans ses points forts, dans ses points faibles, dans ses lumières, ses échecs, et ses insuffisances, c'est en ayant le courage de faire ce bilan de vérité et d'authenticité que l'on pourra ensuite bâtir sur des bases très solides".

Côté forces, elle rappelle que "même s'il y a eu défaite, il ne faut pas renoncer à tout ce qui a fait lever ce formidable élan pendant la campagne". Elle évoque également ses "intuitions", même si elles étaient "parfois insuffisamment précises", et les "éléments refondateurs" qui se sont levés: la démocratie participative, la valeur travail, l'ordre juste... "Nous ne devons pas abandonner les raisons pour lesquelles tant de gens nous ont rejoints".

Ségolène Royal reconnaît, côté faiblesses, que "l'élaboration du pacte présidentiel est intervenue très tard par rapport à celui de Nicolas Sarkozy, qui lui était prêt beaucoup plus tôt".

Elle évoque aussi les difficultés de "traduction" de ces concepts. Ségolène Royal regrette également que la "greffe avec le parti" dans la deuxième phase de campagne ait dû se faire "dans l'urgence"

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 Julien Dray, porte-parole du parti socialiste, a estimé mardi que Ségolène Royal possède sur d'autres "un avantage" pour être candidate à la présidentielle de 2012, celui d'avoir fait la campagne de 2007.

"A ce degré de travail effectué, soit on arrête, ce qui a été fait par Lionel Jospin, soit on dit +j'ai appris et j'espère que tout ce que j'ai appris, je vais pouvoir le remettre au service de mon parti+", a indiqué Julien Dray sur France-inter.

"Elle a aujourd'hui un avantage par rapport à d'autres, c'est qu'elle a fait cette campagne", a dit encore le porte-parole, pour qui "c'est un atout pour le PS (...), c'est un acquis qu'on n'est pas obligé de reconstruire".

Il a souligné cependant qu'elle n'était pas "la candidate auto-désignée", car "il y aura encore des procédures".

Pour lui, les faiblesses de la candidate, c'était "un projet socialiste pas assez adapté à la société française, pas assez travaillé, qu'elle a eu du mal à mettre en mouvement" et une "impréparation générale à la dureté d'une campagne présidentielle aujourd'hui".

"Elle a perdu, mais elle a construit quelque chose qui peut être utile pour l'avenir si le PS sait analyser concrètement les erreurs, notamment une difficulté énorme d'unité", a-t-il ajouté. Pour lui, "il n'y avait pas autour de la candidate ce pack homogène, cohérent, qui valorisait ses propositions".

Source : AFP

 

09.07.2007

Ségolène Royal dans "7 à 8" sur TF1

 

Ségolène Royal croit "intimement" qu'elle peut devenir un jour présidente de la République - son "objectif". "Je crois que ce n'est pas impossible. Cela reste une possibilité, je le sens intimement", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à l'Elysée lors d'un entretien accordé à l'émission "7 à 8" sur TF1.

 http://www.dailymotion.com/video/x2hnqs_les-blessures-de-segolene-royal-tf1

 

"Cela veut dire que cette fois il faudra que je me prépare bien plus tôt. C'est mon objectif", explique-t-elle quasiment deux mois jour pour jour après son échec face à Nicolas Sarkozy.

La présidente de Poitou-Charentes, qui rechigne toujours à prononcer le mot "défaite", doit réunir ses partisans le 16 juillet pour un "débriefing" de la campagne.

Dimanche, elle a précisé qu'elle publierait à la rentrée les résultats de cette "auto-critique" à laquelle elle ne voulait pas procéder de prime abord, "du fait que les déclarations des autres ont été très violentes, presque indécentes même".

Attaques

"Je n'ai pas entendu d'autres candidats battus subir ce type d'attaques très condescendantes. Donc, puisqu'ils ont déjà fait cette critique, si en plus moi je faisais une autocritique...", a-t-elle fait valoir.

"Je la ferai à la rentrée. Je l'écris actuellement. Je la publierai dans toutes ses dimensions, toutes ses facettes", a-t-elle promis alors que plusieurs ouvrages assassins disséquant sa campagne présidentielle, rédigés par des responsables socialistes, sont annoncés pour le mois de septembre.
"Il y a des traces qui m'ont marquée. C'est trop dur. Les attaques de son propre camp, ça, c'est quand même ce qui a été le plus insupportable et sans doute le point de faiblesse par rapport à l'adversaire qui avait un parti en ordre de marche", a-t-elle expliqué dimanche.

Au soir du deuxième tour de la présidentielle, alors qu'elle venait d'être battue, Ségolène Royal avait promis aux militants socialistes de les emmener "vers d'autres victoires".

Pas abattue

"Je n'étais pas abattue parce que j'ai senti tout de suite que quelque chose s'était soulevé", a-t-elle dit.
Va-t-elle continuer le combat politique? "Bien sûr, j'ai une responsabilité" envers les militants et les électeurs. "La suite est très compliquée", a-t-elle cependant concédé.
Pendant la campagne, elle a ressenti "une ferveur, une fierté, une admiration pour une femme qui se lève, qui est courageuse, qui avance quoiqu'il arrive".

Pour autant, celle qui avait pris pour habitude de s'habiller en blanc pendant la campagne ne se sent "pas du tout le tempérament d'une madone, plutôt d'une combattante".

L'ex-compagne de François Hollande estime par ailleurs que la politique n'abime "pas forcément" la famille ou le couple. "Elle peut aussi rapprocher".
Tout en disant ne pas vouloir revenir sur sa séparation d'avec le premier secrétaire du PS, elle évoque des "circonstances privées qui font qu'à un moment, les choses ne sont plus tenables".

"Quand on aime et qu'on est trahi, il faut reprendre sa vie en mains et dire à un moment: 'ce n'est plus comme ça que je vois les choses, ce n'est plus supportable'".

Source : Nouvelobs.com

07.07.2007

Interview de Jean-Louis Blanco dans La Provence

Bianco : "Ségolène Royal est tout sauf seule"

Publié le vendredi 6 juillet 2007 à 05H29

69ffbd0855e777862bb30d8ac96f88cb.jpgLe député des Alpes-de-Haute-Provence défend la position de l'ex-candidate à la présidentielle

 L'ex-directeur de campagne de Ségolène Royal, Jean-Louis Bianco, estime que l'influence de cette dernière auprès des militants est "toujours intacte". 

 © ERIC CAMOIN ARCHIVES LA PROVENCE 

Beaucoup les pensaient en proie au doute. Les "ségolénistes", leur cheftaine en tête, ont donc cherché à clarifier les choses. Après un mutisme de deux semaines, Ségolène Royal a soutenu, hier, "qu'il faut savoir travailler dans le silence pour mieux rebondir". Toujours proche, Jean-Louis Bianco, son ex-codirecteur de campagne et député des Alpes-de-Haute-Provence, estime que l'influence de l'ex-présidentiable auprès des militants socialistes est "toujours intacte".

- Pourquoi ce silence de Ségolène Royal?

Elle n'a pas le goût d'occuper les médias tout le temps. Elle avait prévu de parler après le séminaire du 16juillet qu'elle organise. Or, après avoir reçu des appels de militants, de premiers fédéraux, lui demandant de s'exprimer, elle a voulu rassurer ceux qui comptent sur elle. Il y avait une vraie attente et il était nécessaire de communiquer. Ce séminaire réunira des personnes de l'équipe de campagne, des politologues, des sondeurs, des parlementaires, en tout une centaine de personnes, à l'Assemblée nationale pour établir un document d'analyse sur l'élection présidentielle, une contribution au travail collectif. Elle y travaille depuis plusieurs semaines avec des experts. Elle est tout sauf seule.

- Ce séminaire n'est-il pas la preuve qu'elle joue encore une fois perso?

Il est normal que la candidate à la présidentielle analyse sa défaite. Ce n'est pas une offensive pour occuper le terrain mais un premier document pour réfléchir.

- Quel est votre avis sur les deux défaites subies par le PS?

Cette défaite vient de loin. Aucun autre candidat n'aurait pu faire mieux. Le travail idéologique réalisé par Nicolas Sarkozy était plus sérieux et plus approfondi. Outre ce chantier de rénovation, pour 2012, il serait préférable que notre candidat ou candidate soit le chef du parti et soit désigné(e) au moins deux ans à l'avance.

- Ces échecs ont ravivé les querelles internes!

Ces bagarres de couloirs, c'est triste et dérisoire. Certains leaders socialistes agitent volontiers le "tout sauf Ségolène". Les militants en ont plus qu'assez. L'image donnée lors du dernier Conseil national était désolante. Ségolène Royal a bien fait de ne pas s'y associer.

- Comment interprétez-vous les sorties de Ségolène Royal sur le Smic à 1500 euros et les 35 heures?

Elle a dit la vérité, une vérité qui dérange. Le Smic à 1500 euros, c'est un très bon slogan... des années 80. Si l'on est honnête, il faut avouer que cette réévaluation représente à peine plus qu'une évolution naturelle. Elle a donc mis les pieds dans le plat. Moi-même, au moment de la réflexion, j'ai dit ce que je pensais mais la mesure a, cependant, été adoptée à l'unanimité. Ensuite, durant la campagne, il était impossible de la mettre à la poubelle.

- L'influence de Ségolène Royal n'en a-t-elle pas pâti?

Ces propos ont semé un certain trouble mais cela est marginal et provisoire. Ses déclarations sur l'encadrement militaire, la carte scolaire ou les 35 heures, en leur temps, ont également secoué. Auprès des militants, la ferveur populaire est toujours intacte.

- Cela n'a pas arrangé le schisme entre elle et les cadres de son parti?

L'appareil du parti ne lui a jamais été acquis. Mais il y a, aujourd'hui, à l'Assemblée, sur les 200 députés que compte notre groupe, une soixantaine d'élus proches d'elle. Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius ou Lionel Jospin n'en ont pas autant.

Par Marjory Chouraqui ( mchouraqui@laprovence-presse.fr )



Débriefing de campagne : j'aurais tant voulu...

bd0e2b6c6058bb3901c3954ab3eaecb2.jpgLe 7 juillet a eu lieu, organisé par Paris d'Avenir, un "débriefing de campagne" qui a réuni, dans une ambiance amicale et studieuse, une centaine de participants au FIAP. Ses conclusions seront transmises à Ségolène Royal très prochainement.

Pour voir la vidéo de cette journée :

http://www.dailymotion.com/segoleneparis/video/x2hex2_deb...

Le compte rendu de Carlos

Chères amies, Cher amis,

 

Hier, 7 juillet,  pour faire un bilan de la campagne présidentielle et trouver des perspectives du futur nous avons participé à un atelier d'écriture proposé par DA Paris. La synthèse sera prochainement  sur le site, mais j'avais envie de te raconter cette expérience, nouvelle pour moi.

 

 Nous nous sommes retrouvés un peu avant 10h au Fiap. Marie-José arrivait au même moment que nous, Christian était juste devant nous dans la file d'attente. J'étais content de retourner au Fiap, là où nous tenons nos AG mais également l'endroit où j'ai eu mon premier contact avec DA, pour une réunion animée par Sophie Bouchet Petersen. J'ai été convaincu ce soir là, si toutefois j'avais des doutes que Ségolène serait ma candidate. C'était il y a moins d'un an, le 4 octobre 2006, pendant la campagne interne. Sophie nous expliquait le fonctionnement de la démocratie participative dans le Poitou-Charentes. Que de chemin depuis!

 

 Après avoir passé les formalités d'usage, nom, adresse électronique, remise d'une belle pochette aux couleurs de DA, identification de l'atelier , nous sommes allés prendre un café - thé ou jus si tu préférais -  courtoisie des organisateurs.
Nom, adresse électronique: combien de fois l'ai-je écrit!?...  est-ce que quelqu'un les trie? une calligraphie souvent illisible, et puis, est-ce pour faire une nouvelle liste ou pour ajouter à une vieille? Que ça doit être pénible de trier ces listes... Tout en buvant mon café et saluant les amis, j'ouvre la pochette contenant le programme de la journée, la liste des animateurs et une feuille explicative bien nécessaire car nous n'avions aucune idée de ce que serait cet atelier d'écriture. Après lecture je n'étais pas plus éclairé.

Je vois arriver Lucie, toute nouvelle adhérente mais qu'est ce qu'elle est assidue: le débat participatif de la section, les Blancs Manteaux, ici, et bonne nouvelle, elle sera aussi à La Rochelle. Nous étions 7 du 14ème, il y avait Nicolas et Louise, aussi courageux que d'habitude. 

 

 "J'ai eu envie de m'engager...", nous lit Loly, notre animatrice, et nous donne trois minutes pour continuer la phrase sans réfléchir, un peu comme de l'écriture automatique. Et ainsi il y a eu 10 phrases, dix fois trois minutes pour écrire, dix paragraphes écrits par sept, puis huit personnes qui formaient notre groupe.
Puis à tour de rôle, nous avons lu chacun ce que nous avions écrit et les autres notaient ce qu'ils en retenaient sur une feuille d'une autre couleur. Moi, j'avais choisi le bleu pour écrire les paragraphes, le jaune pour noter ce que je retenais de ce que les autres avaient écrit. Puis, de la feuille jaune je devais écrire sur un post-it bleu dans mon cas- les idées fortes et les mots qui m'avaient intéressé, et sur des post-it d'une autre couleur, les verbatim. On lisait ce qui était écrit sur les post-it et Loly les collait, tout en les groupant par thème.

 

 Terminé ceci, nous sommes allés déjeuner pendant que la pauvre Loly et les autres onze animateurs et animatrices faisaient une synthèse.
Se servir à manger s'est avéré un exercice difficile. On nous avait donné un ticket sur lequel était marqué "20 points". Quand Loly me l'avait donné, j'ai cru qu'elle nous donnait autant de "bons points" que notre travail méritait, mais tout le monde avait les mêmes tickets. Avions nous tous eu un 20? La salade était à 2 points, le fromage, plus compliqué, 1,5 points un morceau, 2,5 pour deux, réduction pour quantité. J'ai sorti ma calculatrice et préparé mon menu.

 

La file d'attente, le temps du repas, le café, des moments qui nous ont permis d'échanger avec des camarades. "Depuis quand as-tu adhéré?", "Notre secrétaire de section est DA", "Tu as de la chance, le nôtre est l'assistant parlementaire", "Aucun DA à la CA, mais nous sommes invités", "J'ai dû faire la campagne pour un Vert, c'est plutôt bien passé", et les municipales, et bien sur un peu d'économie, le FMI, La Rochelle... et l'envie de savoir comment ça se passe ailleurs... 

 

 Après le déjeuner, nous nous sommes tous retrouvés salle Oslo. Surprise agréable, Lucile nous avait rejoints. Les animateurs, transformés en rapporteurs nous ont lu   les synthèses qui les avaient privés de déjeuner.
Si chaque participant avait continué à sa manière le début de chaque phrase lue par l' animateur, on retrouvait beaucoup de points communs avec des nuances plus ou moins prononcées tant dans le groupe qu'entre les différents groupes. Et d'autres idées plus isolées mais souvent très justes.

Cet exercice de démocratie participative nous a montré une fois de plus, que nous n'avons pas besoin que quelqu'un décide pour nous. Quand c'est bien préparé, des idées collectives naissent et s'enrichissent. La méthode m'a tellement plu que j'aimerais la tenter dans notre section. Ça te dit? Faire un atelier nous mêmes te permettrait de comprendre plus facilement. Voilà quelque chose de simple et constructif à faire pendant l'été et se maintenir en forme pour la rentrée.
En début de matinée, quand Loly nous a dit en que nous avions 3 minutes pour écrire, nous l'avons tous regardée, étonnés de la voir aussi autoritaire. À 16heures30 nous avons fini, parfaitement à l'heure! Merci Loly, merci les organisateurs de nous montrer que, bien préparé, on peut respecter les horaires, ce qui a permis à quelques uns parmi nous de passer un bon moment sur les transats du jardin.

Carlos

12.05.2007

Je compte sur vous ! Message aux militants et sympathisants

Pour visionner la vidéo dans laquelle Ségolène Royal s'adresse à celles et ceux qui l'ont soutenue :

http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actual...

Pour adhérer au PS, vous pouvez le faire en ligne en allant sur le lien suivant : http://adherer.net/perl/getHtml.pl 

medium_Photo6mai.gifPour voir le discours de Ségolène Royal puis la déclaration devant ses partisans à la Maison de l'Amérique latine le 6 mai :

http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actual...

http://www.segoleneparis.fr/node/2996

Extraits du discours

"Le suffrage universel a parlé. Je souhaite au prochain président de la République d'accomplir sa mission au service de tous les Français".

"Je remercie du fond du coeur les près de 17 millions d'électeurs, de citoyens, de citoyennes, qui m'ont accordé leur confiance. Je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas. J'ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous".

"Je remercie tous les militants qui ont porté ce grand moment démocratique. Bien sûr les militants socialistes mais aussi tous les autres militants de la gauche et de l'écologie, ceux de Désirs d'avenir, et au-delà toutes celles et ceux qui se sont unis dans le mouvement".

"Gardons intactes l'énergie et la joie de l'immense rassemblement populaire vibrant de ferveur qui m'ont accompagnée tout au long de cette campagne, ici et dans les outre-mers".

"J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche. La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie, et notamment pour les jeunes, partout dans le pays et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter. Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique qui rappelle à la République le devoir de respect et d'égalité qu'elle a envers eux".

"Ce que nous avons commencé ensemble nous allons le continuer ensemble. Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles. C'est la condition de nos victoires futures".

"Je serai au rendez vous de ce travail indispensable et j'assumerai la responsabilité qui m'incombe désormais. Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l'idéal qui nous a rassemblé et nous rassemble et qui va, j'en suis sûre, nous rassembler demain pour d'autres victoires".

09.05.2007

Les résultats du vote du 6 mai : premières analyses

Régions   La France de Nicolas Sarkozy vit dans l'est et le nord du pays, celle de Ségolène Royal dans le Sud-Ouest et en Bretagne. La France de Sarkozy habite plutôt en milieu rural et dans les plus grandes métropoles, celle de Royal dans les villes, petites ou moyennes, de province et dans l'agglomération parisienne. La France de Sarkozy est, d'une certaine façon, une sorte de miroir inversé du scrutin du 5 mai 2002 : le nouveau président de la République fait ses meilleurs scores en Alsace, dans une partie des régions Rhône-Alpes et Provence - Alpes - Côte d'Azur. C'est là que Jacques Chirac, lors du second tour de la présidentielle de 2002, avait enregistré ses moins bonnes performances, au profit de Jean-Marie Le Pen ­ confirmant ainsi la fuite des ex-électeurs lepénistes, amorcée le 22 avril, chez Nicolas Sarkozy.

Les villes, plutôt Royal

Le scrutin de dimanche révèle un paradoxe. Dans une France urbaine et majoritairement à droite, les villes restent à gauche ­ y compris celles qui, de toute éternité, se donnent des maires conservateurs. Le cas de Bordeaux est, à cet égard, spectaculaire : voilà une ville gaulliste depuis la Libération qui, il y a sept mois à peine, réélit un Alain Juppé tout juste sorti de sa période d'inéligibilité... et dimanche accorde 52,44 % de ses voix à la socialiste, là où, en 1995, Jacques Chirac avait flirté avec les 56 %.
Caen, que la gauche essaie en vain de conquérir depuis des générations, a voté socialiste à 56,60 % (contre 50,5 % en 1995). Saint-Etienne, dirigé par un maire UMP, n'a accordé qu'un médiocre 48,44 % à Nicolas Sarkozy (Jacques Chirac avait réuni 53,7 % des suffrages en 1995). De nombreuses préfectures ou sous-préfectures de taille modeste telles Rodez (Aveyron), Privas (Ardèche), Sedan (Ardennes), Laon (Aisne) ou Laval (Mayenne) ont placé Ségolène Royal en tête alors même que leur département votait en majorité en faveur de Nicolas Sarkozy. Même là où les bastions traditionnels de la gauche vacillent ­ le département du Nord ­, les villes résistent (Lille donne 55,92 % des suffrages à Ségolène Royal, contre 53,1 % pour Lionel Jospin en 1995). De plus, malgré un score national inférieur à celui de Jospin en 1995, Royal fait mieux dans de nombreuses villes (Grenoble, Le Mans, Montpellier, Brest, Clermont-Ferrand...).

Sans doute ce résultat tient-il à la composition sociologique de ces villes de taille moyenne où l'importance des fonctions publiques d'Etat (enseignants, services publics divers) et des services hospitaliers (l'hôpital est souvent le premier employeur local) trouve une traduction immédiate dans les urnes. Ce n'est pas la France des CSP +, pro-Sarkozy, plutôt celle de professions intermédiaires ou des employés, encore marquée par un vote à gauche.

Le trouble centriste

Dans cette géographie, les trois plus grosses métropoles du pays (Paris, Lyon, Marseille) font exception puisqu'elles ont majoritairement voté pour Nicolas Sarkozy ­ d'une courte tête à Paris. Une autre exception de taille : Dijon, la ville dont François Rebsamen, codirecteur de campagne de Royal, est le maire, qui a donné 52,57 % à Nicolas Sarkozy.

Les électeurs de François Bayrou au premier tour se sont reportés, disent les études d'opinion, à une quasi-égalité entre les deux finalistes du 6 mai. Il n'empêche. Manifestement, la campagne du leader centriste, l'absence de consigne de vote pour le second tour, les grands écarts de la majorité des députés UDF appelant à voter Nicolas Sarkozy après avoir expliqué pendant trois mois que l'avenir était au centre ont donné le tournis à la base électorale.

Prenons Rouen. Jacques Chirac y avait recueilli 52 % des voix en 1995, le maire, Pierre Albertini, y est UDF, et il avait été un des tout premiers à entamer le grand virage sarkozyste en invitant le président de l'UMP dans sa ville pour un meeting de l'entre deux tours. Les Rouennais ont été 53,90 % à voter Royal. Prenons Amiens dont le maire, le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, n'a jamais suivi le président de l'UDF dans son aventure présidentielle : 54,5 % en faveur de la candidate socialiste, là où Jospin n'avait fait que 52,1 % en 1995. Prenons Blois, enfin. L'ancienne ville du socialiste Jack Lang, gagnée par l'UDF Nicolas Perruchot en 2001, a voté Ségolène Royal (50,57 %) quand l'ensemble du département du Loir-et-Cher disait oui à Nicolas Sarkozy (55,92 %).

Les départements, à droite toute

Le Nord a voté Sarkozy. Le symbole est fort, qui décrit l'itinéraire d'une région pétrie d'histoire socialiste, tentée par un fort vote Front national en 2002, et qui finalement choisit la droite en 2007. Le bon score de Ségolène Royal à Lille n'y aura rien changé, et les exemples sont nombreux de ces départements où, malgré l'ancrage socialiste des villes, Nicolas Sarkozy l'emporte haut la main. Ainsi en va-t-il du Doubs, du Cher, de la Seine-et-Marne ­ pour ne prendre que l'exemple de quelques départements gagnés par la gauche à l'issue des élections cantonales de 2004, qui se sont révélés fervents sarkozystes dimanche.

Nicole GAUTHIER / Libération

08.05.2007

6 mai 2007 : tristesse

Merci à tous les électeurs et toutes les électrices qui, à Paris, ont permis à Ségolène Royal de réaliser le plus haut score  de la gauche à une présidentielle (Mitterand en mai 88 : 46,4%) ! Merci également  aux habitants du IIIème qui, à plus de 57%, lui ont accordé leur confiance.

Les résultats définitifs et officiels du ministère de l'Intérieur font état d'un taux de participation de près de 85%. Dès dimanche soir, Nicolas Sarkozy s'est engagé à tenir les promesses de réforme faites pendant sa campagne.

La France s'éveille lundi 7 mai avec un nouveau président, Nicolas Sarkozy, élu avec 6 points d'avance sur Ségolène Royal.

Selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur, Français de l'étranger inclus, Nicolas Sarkozy a recueilli 53,06% des voix contre 46,94% pour la candidate socialiste.

Il est a noté que les électeurs de François Bayrou au premier tour (18,57%) se sont répartis à égalité entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, à environ 40% pour chacun, les autres s'abstenant ou votant blanc.


medium_paris.jpgLes résultats à Paris et dans le IIIème arrondissement  :

Résultats Paris :                                             Résultats IIIème :

Inscrits : 1 222 232                                          20 965
Exprimés : 1 020 002                                       17 381
Blancs/Nul : 35 530                                                691
Abstention: 13,64%                                           13,80%

Nicolas Sarkozy : 511 920 50.19%                   7 463    42,94%

Ségolène Royal : 508 082 49.81%                    9 918     57,06%

La réaction de Bertrand Delanoë : http://www.segoleneparis.fr/node/3004

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