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17.04.2008

le gouvernement n'a pas le droit de "casser les familles"

  

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PARIS, 17 avr 2008 (AFP) - Ségolène Royal (PS) a exhorté jeudi Nicolas Sarkozy et son gouvernement à arrêter de "casser les familles" par des mesures comme la diminution des allocations familiales.
    "J'exprime toute mon indignation contre les attaques portées sur les familles", "je dis au gouvernement et au président de la République: arrêtez de casser les familles", a affirmé l'ancienne ministre de la famille lors d'un point de presse à son QG parisien.
    "Le gouvernement n'a pas le droit de s'attaquer aux familles et fragiliser ce qui est au coeur d'une société", a affirme l'ex-candidate à la présidentielle. "La famille est un lieu essentiel de sécurité, d'éducation et de transmission des valeurs".
    "Ca suffit, c'est scandaleux", "je ne laisserai pas casser les familles": Ségolène Royal "exprime cette colère" parce que "les familles n'ont pas les moyens de se défendre contre un pouvoir ultra personnalisé".
    Selon elle, "les familles sont aujourd'hui fragilisées dans leur cinq piliers principaux" et d'abord "par la diminution des allocations familiales", qui "est inadmissible". "Tous les collégiens vont être touchés" par cette mesure "puisque ce sont tous les enfants de 11 à 14 ans dont les familles vont être privées du complément d'allocations familiales".
    "Je sais que la branche famille est excédentaire. Le gouvernement n'a pas le droit de voler l'argent des familles", a-t-elle martelé.
    Le décret sur la majoration unique des allocations familiales à 14 ans, entraînant une baisse des prestations, doit être publié prochainement.
    Selon Mme Royal, les familles sont également frappées au travers des mesures sur la santé: "les franchises médicales et la diminution des remboursements des lunettes et des soins dentaires touchent les enfants ainsi que leurs familles".
    L'éducation est aussi "mise à mal": "la surcharge des classes est la principale préoccupation des familles", argue-t-elle.
    Les familles, selon elle, sont touchées également à travers "la flambée des prix de l'alimentation" et les mesures sur le logement "puisque vient d'être augmenté le plafond pour accéder au logement social".
    em/cgd/ds
        AFP

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