26.10.2007

Grenelle de l'environnement : réactions

2f9d8a40e8e3552d50f752c995f19dc5.jpgSégolène Royal, "comme les Français, attend désormais des actes"


PARIS, 25 oct 2007 (AFP) - Ségolène Royal a affirmé jeudi qu'elle "attend désormais, comme les Français et les participants au Grenelle de l'environnement, que les annonces faites (par Nicolas Sarkozy) se traduisent par des actes".
"C'est sur les actes que devra être jugé, au final, ce Grenelle", déclare dans un communiqué l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle.
Observant "que plusieurs annonces de décisions faites à l'issue du Grenelle de l'environnement sont la reprise de propositions - contestées à l'époque - qu'elle avait faites pendant la campagne présidentielle: gel des OGM, du nombre de centrales nucléaires, plan d'économies d'énergie dans les bâtiments", elle affirme qu'elle "ne peut que s'en féliciter".
De même, elle "note avec satisfaction que le processus mené par Jean-Louis Borloo pour aboutir aux annonces faites, est ni plus ni moins une démarche participative".
Selon Mme Royal, "si des avancées positives sont à noter, deux points méritent des regrets quant aux options choisies". "Sur les pesticides, l'engagement pris de réduction est à la fois flou, lointain et insuffisamment contraignant. Quant à la taxe sur les énergies fossiles, elle constitue un danger pour le pouvoir d'achat des Français", assure-t-elle.
tm/bw


Grenelle : "ce qui compte, ce sont les avancées concrètes" (Aurélie Filippetti, PS)

PARIS, 25 oct 2007 (AFP) - La députée PS Aurélie Filippetti (ex-Verts) déclare rester "prudente" sur les annonces consécutives au Grenelle de l'environnement, soulignant dans un entretien à paraître vendredi dans La Croix que "ce qui compte, ce sont les avancées concrètes".
"En termes de communication, il ne faut pas bouder son plaisir. Néanmoins, ce qui compte, ce sont les avancées concrètes. Pas seulement les annonces de Nicolas Sarkozy mais surtout le suivi, les réalisations", a déclaré la députée de Moselle, proche de Ségolène Royal.
"Dire que l'on va isoler les logements, c'est nécessaire. Mais il va falloir mettre de l'argent pour réussir ce pari sans que cela pénalise les ménages les plus modestes. Même chose pour la taxe sur les poids lourds : celle-ci n'a pas de sens si elle ne s'applique pas sur les autoroutes!", comme il est envisagé, explique Mlle Filippetti.
"Je reste surtout prudente (...). Attendons de voir comment (les députés UMP) vont traiter les propositions au fur et à mesure de leur passage à l'Assemblée", ajoute l'ex-élue des Verts.
Selon elle, entre la droite et la gauche "les clivages restent marquants, notamment sur la capacité de résistance aux lobbies qui est tout de même plus forte à gauche qu'à droite".
Aurélie Filippetti qualifie de "bonne surprise" le comportement du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo car "il a effectivement pris sa fonction très à coeur, même s'il ne connaissait pas grand-chose à ces questions".
"A l'inverse", juge-t-elle, le ministre de l'Agriculture "Michel Barnier, qu'on pensait plus écolo, est devenu dans son ministère le porte-parole des lobbies agricoles. La fonction contamine l'homme!".
tma/tm/sd

 

Ecrire un commentaire